dimanche 30 janvier 2011

Un parfum de harem

dessin pornographique double penetration
taille originale :  36 x 27 cm

« Sublime, le collectionneur ne l'est donc pas par la nature des objets qu'il collectionne (ceux-ci varient avec l'âge, la profession, le milieu social), mais par son fanatisme. Fanatisme identique chez le riche amateur de miniatures persanes et chez le collectionneur de boîtes d'allumettes. À ce titre, la distinction qu'on fait entre l'amateur et le collectionneur, ce dernier aimant les objets en fonction de leur suite dans une série, et l'autre pour leur charme divers et singulier, n'est pas décisive. La jouissance chez l'un comme chez l'autre vient de ce que la possession joue d'une part sur la singularité absolue de chaque élément, qui en fait l'équivalent d'un être, et au fond du sujet lui-même — d'autre part sur la possibilité de la série, donc de la substitution indéfinie et du jeu. Quintessence qualitative, manipulation quantitative. Si la possession est faite de la confusion des sens (de la main, de l'œil), d'intimité avec un objet privilégié, elle est faite tout autant de chercher, d'ordonner, de jouer et de réunir. Pour tout dire, il y a là un parfum de harem, dont tout le charme est celui de la série dans l'intimité (avec toujours terme privilégié) et de l'intimité dans la série.
Maître d'un sérail secret, l'homme l'est par excellence au sein de ses objets. »
Les amateurs d'images érotiques (dont je suis)  reconnaîtront sans doute une part d'eux-mêmes dans cette description.

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