lundi 31 janvier 2011

Comme des animaux ?

dessin erotique pornographique triolisme
taille originale : 36 x 27 cm

« Comme je vous le disais, examinez les animaux vivant en société : personne, dans ces républiques, ne possède rien exclusivement ; tout est à tous ; c'est une admirable fraternité. J'ai quelquefois examiné les castors, qui commencent à disparaître du Nil, les abeilles, les fourmis, avec un plaisir attendrissant : j'enviais leur sort ! Mais revenons… Tout le mal qui existe dans le monde vient de la propriété. C'est mal à propos qu'on la croit utile, pour donner aux hommes de l'énergie. Elle a isolé les hommes ; elle a produit l'ambition, l'orgueil, l'avarice, le vol, l'assassinat, la séduction de la femme et de la fille du pauvre ; c'est-à-dire qu'elle a tout perdu. »

dimanche 30 janvier 2011

Dessin suavement érotique ?

dessin erotique cunnilingus
taille originale : 36 x 27 cm 
« J'ai ramassé ce mot qui traînait dans la rigole. La moisissure lui faisait comme un petit paletot poilu. J'ai frotté, frotté, et dessous, j'ai trouvé : suave, oh, bleu comme la turquoise, mais avec ce quelque chose dont il est difficile de parler. Suave, suave… Attention ! le mot suave s'évapore vite ; il ne faut pas trop le respirer. »

Un parfum de harem

dessin pornographique double penetration
taille originale :  36 x 27 cm

« Sublime, le collectionneur ne l'est donc pas par la nature des objets qu'il collectionne (ceux-ci varient avec l'âge, la profession, le milieu social), mais par son fanatisme. Fanatisme identique chez le riche amateur de miniatures persanes et chez le collectionneur de boîtes d'allumettes. À ce titre, la distinction qu'on fait entre l'amateur et le collectionneur, ce dernier aimant les objets en fonction de leur suite dans une série, et l'autre pour leur charme divers et singulier, n'est pas décisive. La jouissance chez l'un comme chez l'autre vient de ce que la possession joue d'une part sur la singularité absolue de chaque élément, qui en fait l'équivalent d'un être, et au fond du sujet lui-même — d'autre part sur la possibilité de la série, donc de la substitution indéfinie et du jeu. Quintessence qualitative, manipulation quantitative. Si la possession est faite de la confusion des sens (de la main, de l'œil), d'intimité avec un objet privilégié, elle est faite tout autant de chercher, d'ordonner, de jouer et de réunir. Pour tout dire, il y a là un parfum de harem, dont tout le charme est celui de la série dans l'intimité (avec toujours terme privilégié) et de l'intimité dans la série.
Maître d'un sérail secret, l'homme l'est par excellence au sein de ses objets. »
Les amateurs d'images érotiques (dont je suis)  reconnaîtront sans doute une part d'eux-mêmes dans cette description.

samedi 29 janvier 2011

les précepteurs du genre humain

dessin erotique penetration
taille originale : 27 x 36 cm

« Toute la fleur de l'esprit d'une nation est en quelque sorte répandue sur ce sexe charmant qui en est toujours la moitié la plus intéressante. Celles qui sont passionnées vous disent leur secret, celles qui ne le sont pas vous accoutument à le deviner. En un mot, quel que soit leur caractère, il y a toujours à profiter beaucoup dans leur commerce et à tout prendre, les femmes sont les vrais précepteurs du genre humain. »

mercredi 26 janvier 2011

Dame !

taille originale : 27 x 36 cm
(dessin avec collages numériques)

« Elle reprit une de mes mains, je ne sais où elle la conduisit, mais le fait est que je m'écriai : “Il n'y a rien ! il n'y a rien !”
— Scélérat, double scélérat !
— Le fait est qu'elle était fort déshabillée, et que je l'étais beaucoup aussi. Le fait est que j'avais toujours la main où il n'y avait rien chez elle, et qu'elle avait placé sa main où cela n'était pas tout à fait de même chez moi. Le fait est que je me trouvai sous elle et par conséquent elle sur moi. Le fait est que, ne la soulageant d'aucune fatigue, il fallait bien qu'elle la prît tout entière. Le fait est qu'elle se livrait à mon instruction de si bon cœur, qu'il vint un instant où je crus qu'elle en mourrait. »

dimanche 23 janvier 2011

Souvenir de la mer

taille originale : 27 x 36 cm

« Le voyage pittoresque est une quête ; et celle-ci suppose une gestion raffinée de la chaîne des émotions. Elle se doit de concilier l’extase que procure l’impression générale au plaisir de l’analyse méticuleuse du détail.
L’essentiel n’en reste pas moins le désir, la quête sans cesse renouvelée de l’observatoire privilégié et la chasse à l’instantané. Le voyage pittoresque est incessante poursuite du spectacle et de la surprise qu’il procure. Le voyageur vit “dans l’espérance de voir continuellement de nouveaux sites s’élever à ses yeux”. C’est cette quête perpétuelle de la nouveauté qui “tient l’âme dans une attente continuelle et agréable”. Là sans doute se situe, en profondeur, la rupture qui délie ce modèle du système classique d’appréhension du paysage.
Dès lors, l’Europe occidentale libère sa passion pour les points de vue.
Le rivage de la mer se trouve pris dans cette pittoresque toile.
C’est le spectateur qui, désormais, constitue la mesure des rivages. L’individu n’y vient plus admirer les bornes imposées par Dieu à la puissance de l’océan ; en quête de lui-même, il espère s’y découvrir ou, mieux sans doute, s’y retrouver. »

Et une version miniature…

samedi 22 janvier 2011

Toujours mouillée

dessin erotique triolisme
taille originale : 27 x 36 cm
(dessin original avec arc-en-ciel incrusté)

« La fontaine brisée m’a dit qu’elle était sa vie
Toujours mouillée toujours pleurant
Et les terrifiantes histoires que raconte l’eau
Quand elle sort de terre
Les poissons monstrueux qu'elle a portés
Et patati et patata
Ce n'est pas une vie rose
Que la vie d'une fontaine brisée. »

vendredi 21 janvier 2011

Collage urbain

dessin fellation
taille du dessin original : 23 x 17,6 cm
(montage numérique à partir d'un dessin original)

« La foule n'est pas seulement le plus récent asile du réprouvé ; c'est aussi la plus récente drogue de ceux qui sont délaissés. Le flâneur est un homme délaissé dans la foule. Il partage ainsi la situation de la marchandise. Il n'a pas conscience de cette situation particulière, mais elle n'en exerce pas moins son influence sur lui. Elle le plonge dans la félicité comme un stupéfiant qui peut le dédommager de bien des humiliations. L'ivresse à laquelle le flâneur s'abandonne, c'est celle de la marchandise que vient battre le flot des clients. »

Crise d'érotisme

dessin erotique pornographique triolisme
taille originale : 36 x 27 cm
(dessin original avec deux fragments agrandis)

« Vers les débuts du mois, nous passions par une brève et vraie crise d'érotisme, tout l'hôtel en vibrait. On se lavait les pieds. Une randonnée d'amour était organisée.
Il subsiste en vous toujours un petit peu de curiosité de réserve pour le côté du derrière. On se dit qu'il ne vous apprendra plus rien le derrière, qu'on a plus une minute à perdre à son sujet, et puis on recommence encore une fois cependant rien que pour en avoir le cœur net qu'il est bien vide et on apprend tout de même quelque chose de neuf à son égard et ça suffit pour vous remettre en train d'optimisme.
On se reprend, on pense plus clairement qu'avant, on se remet à espérer alors qu'on n'espérait plus du tout et fatalement on y retourne au derrière pour le même prix. En somme, toujours des découvertes dans un vagin pour tous les âges. »

jeudi 20 janvier 2011

Votre cœur est tout à moi…

dessin erotique pornographique fellation
taille originale : 42 x 29,7 cm

« La connaissance que j'ai de votre passion donne une ardeur à la mienne que je n'ai point encore ressentie, et je vous aime jusqu'à la folie depuis que j'ai lieu de croire que votre cœur est tout à moi. »

dimanche 16 janvier 2011

La seule différence entre l'homme et la femme…

dessin erotique pornographique penetration
Taille originale : 29,7 x 42 cm
(dessin original avec deux fragments agrandis)

« — L'homme n'est peut-être que le monstre de la femme, ou la femme le monstre de l'homme.
— Cette idée vous serait venue bien plus vite encore, si vous eussiez su que la femme a toutes les parties de l'homme, et que la seule différence qu'il y ait, est celle d'une bourse pendante en dehors, ou d'une bourse retournée en dedans ; qu'un fœtus femelle ressemble, à s'y tromper, à un fœtus mâle ; que la partie qui occasionne l'erreur, s'affaisse dans le fœtus à mesure que la bourse intérieure s'étend ; qu'elle ne s'oblitère jamais au point de perdre sa première forme ; qu'elle garde cette forme en petit ; qu'elle est susceptible des mêmes mouvements ; qu'elle est aussi le mobile de la volupté ; qu'elle a son gland , son prépuce ; et qu'on remarque en son extrémité un point qui paraîtrait avoir été l'orifice d'un canal urinaire qui s'est fermé ; qu'il y a dans l'homme, depuis l'anus jusqu'au scrotum, intervalle qu'on appelle le périnée, et du scrotum jusqu'à l'extrémité de la verge, une couture qui semble être reprise d'une vulve faufilée. »

jeudi 13 janvier 2011

Étendu dans le noir…

dessin erotique pornographique soixante-neuf
taille originale : 36 x 27 cm
(dessin avec mise en couleur numérique)

« Je me rappelle qu'à moitié endormi, ainsi, je ressentais quelque chose de bizarre, comme si le temps n'existait pas. Comme s'il était quelque chose de statique à travers quoi nous nous mouvions à la façon de ces scaphandriers, de ces nageurs dans les profondeurs marines, sans pesanteur à travers cette matière transparente et figée comme le trapèze de lumière, décoloré, livide et précis, là, au plafond. Nu : voilà ce qu'était ce visage quand j'y repense maintenant, et c'était cela qui m'avait choqué, gêné, intrigué depuis trois jours que je le connaissais : cette nudité, cette absence d'apprêt, de masque, de ces oripeaux, ces postiches dont se parent, sous lesquels se dissimulent… »

mardi 11 janvier 2011

…avec toute l'ardeur et tout l'emportement que vous me faisiez voir

dessin erotique pornographique triolisme
taille originale : 36 x 27 cm

« Cependant je ne me repens point de vous avoir adoré, je suis bien aise que vous m'ayez séduite ; votre absence rigoureuse, et peut-être éternelle, ne diminue en rien l'emportement de mon amour. Je veux que tout le monde le sache, je n'en fais point un mystère, et je suis ravie d'avoir fait tout ce que j'ai fait pour vous contre toute sorte de bienséance ; je ne mets plus mon honneur et ma religion qu'à vous aimer éperdument toute ma vie, puisque j'ai commencé à vous aimer. »

dimanche 9 janvier 2011

Un poète très masculin…

taille originale : 27 x 36 cm
(dessin original sur fragment agrandi numériquement)

« Lorsque je vais vers toi de toute ma chair,
Refaisant l'admirable dessin de la femme
Avec les lèvres et les mains, la lumineuse
Prise de ton corps vierge dans le mien,
Il n'est pas d'autre mer pour le fleuve que je suis,
D'autre ciel pour le cri de bonheur que je suis,
D'autre champ pour le germe d'amour que je suis,
Et je ferme le corps que nous faisons ensemble.
Et je peux à la fin déborder de mon être,
À ton ventre et ta gorge, estuaires de la vie,
Et nous reprenons souffle l'un dans l'autre, au vent
Venu des plus profondes vallées sensuelles,
Et nous sommes du rythme éternel retrouvé ! »

samedi 8 janvier 2011

Une société où les hommes seraient régis par les femmes?

taille originale : 27 x 36 cm
(dessin original en couleur avec version numérique noir et blanc)

« Si les femmes étaient par nature les égales des hommes, si elles avaient au même degré la force d’âme et les qualités d’esprit qui sont, dans l’espèce humaine, les éléments de la puissance et conséquemment du droit, certes, parmi tant de nations différentes, il devrait s’en trouver où les deux sexes règnent également, et d’autres où les hommes sont régis par les femmes. Mais cela ne s’est vu nulle part, et l'on peut affirmer en conséquence que la femme n’est pas par nature l’égale de l'homme, et aussi qu’il est impossible que les deux sexes règnent également, encore bien moins que les hommes soient régis par les femmes. Que si en outre on considère les affections humaines, si l’on reconnaît que, la plupart du temps, l’amour des hommes pour les femmes n'a pas d’autre origine que l’appétit sensuel, qu’ils n’apprécient en elles les qualités de l’esprit et la sagesse qu’autant qu’elles ont de la beauté, qu’ils ne souffrent pas que les femmes aimées aient des préférences pour d’autres qu'eux, et autres faits du même genre, on verra sans peine qu’on ne pourrait instituer le règne égal des hommes et des femmes sans grand dommage pour la paix. Mais assez sur ce point. »
Les plus grands philosophes ne sont donc pas exempts de certains préjugés. Heureusement la paix civile n'a pas été menacée par l'égalité croissante entre hommes et femmes…

mercredi 5 janvier 2011

Ce qui répugne à des sens délicats…


dessin pornographique triolisme
taille originale : 27 x 36 cm
(montage d'un dessin original avec quatre fragments agrandis)

« Ces hommes dont les jouissances inconsidérées ou mal choisies, ont perverti les affections, et abruti les sens, ne voient plus, je crois, dans l'amour physique que les grossièretés de leurs habitudes : ils ont perdu le délicieux pressentiment du plaisir. Comme ils n'ont pas su distinguer ce qui convenait, d'avec ce qui ne convenait pas, même dans l'abandon des sens, ils ont cherché des femmes qui corrompent les mœurs, en perdant les manières ; et qui sont méprisables, non pas précisément parce qu'elles donnent le plaisir, mais parce qu'elles le dénaturent, parce qu'elle le détruisent en mettant la licence à la place de la liberté. Comme en se permettant ce qui répugne à des sens délicats, et en confondant des choses d'un ordre très différent, ils ont laissé s'échapper les séduisantes illusions ; comme leurs imprudences ont été punies par des suites funestes et rebutantes, ils ont perdu la candeur de la volupté avec les incertitudes du désir. »
extrait d'une Histoire d'O très dix-neuvième…

mardi 4 janvier 2011

Une satisfaction immédiate et intense

dessin erotique pornographique penetration
taille originale : 27 x 36 cm

« Car il semble bien y avoir quelque chose d'autonome dans la valeur de l'art, quelque chose qui fait qu'on poursuit ses fins pour elles-mêmes et non comme moyens pour d'autres fins dans d'autres pratiques. Ce quelque chose est sans doute constitué par l'expérience esthétique. Et la satisfaction immédiate et intense qu'une telle expérience procure en fait incontestablement une fin en soi. Cette valeur-là, qui réagit directement sur les sens et l'imagination avec une force souvent irrésistible, donne à l'art une justification irréfutable quoique informulable. Alors que les fins intrinsèques de l'art sont parfois identifiées à ses productions matérielles (les objets peints ou sculptés, les événements acoustiques, etc. bref, tout ce qu'on appelle œuvre d'art), ces produits ne possèdent pas de valeur artistique distincte de leur valeur d'usage (virtuelle ou effective) éprouvée dans l'expérience esthétique. Sans les sujets de l'expérience, ils resteraient dépourvus de toute signification, et les considérer comme valables indépendamment d'un sujet favorise en outre certaines déviations, comme la réification, la chosification et le fétichisme qui empoisonnent aujourd'hui la scène de l'art. »

lundi 3 janvier 2011

Le talent des plus grands peintres

dessin erotique pornographique cunnilingus
taille originale : 36 x 27 cm

« Oh ! comme elle était belle ! Les plus grands peintres, lorsque, poursuivant dans le ciel la beauté idéale, ils ont rapporté sur la terre le divin portrait de la Madone, n'approchent même pas de cette fabuleuse réalité. Ni les vers du poète ni la palette du peintre n'en peuvent donner une idée. Elle était assez grande, avec une taille et un port de déesse ; ses cheveux, d'un blond doux, se séparaient sur le haut de sa tête et coulaient sur ses tempes comme deux fleuves d'or ; on aurait dit une reine avec son diadème ; son front, d'une blancheur bleuâtre et transparente, s'étendait large et serein sur les arcs de deux cils presque bruns, singularité qui ajoutait encore à l'effet des prunelles vert de mer d'une vivacité et d'un éclat insoutenables. Quels yeux ! avec un éclair ils décidaient de la destinée d'un homme ; ils avaient une vie, une limpidité, une ardeur, une humidité brillante que je n'avais jamais vues à un œil humain ; il s'en échappait des rayons pareils à des flèches et que je voyais distinctement aboutir à mon cœur. Je ne sais si la flamme qui les illuminait venait du ciel ou de l'enfer, mais à coup sûr elle venait de l'un ou de l'autre. Cette femme était un ange ou un démon, et peut-être tous les deux ; elle ne sortait certainement pas du flanc d'Ève, la mère commune. Des dents du plus bel orient scintillaient dans son rouge sourire, et de petites fossettes se creusaient à chaque inflexion de sa bouche dans le satin rose de ses adorables joues. Pour son nez, il était d'une finesse et d'une fierté toute royale, et décelait la plus noble origine. »

dimanche 2 janvier 2011

100 ou la fin des chefs d'œuvre ?

dessin erotique pornographique sodomie
taille du dessin originale : 29,7 x 42 cm
(montage numérique à partir d'un dessin original)

« Les nouvelles formes de pratique artistique — la performance, l'art conceptuel ou l'installation vidéo — révèlent une volonté de se libérer des contradictions imposées par la contrainte de produire une œuvre, contrainte qui avait soumis les artistes avant-gardistes les plus radicaux à la tyrannie de l'œuvre unique et convaincante. Les artistes cherchèrent donc à éviter de faire des œuvres soit en écrivant des textes, soit en faisant des entrées sur scène. Ce faisant, ils ne cessèrent pas toutefois de faire de l'art ; il s'agissait simplement d'un art autre, libéré du canon de l'œuvre et des contraintes qui y étaient reliées. »

Il semblerait que ce soit le centième message que je publie sur ce blog… Aucun des dessins publiés ne prétend sans doute au statut de chef d'œuvre : je me contenterai quant à moi de craboudjas, de gribouillis, de crobards et autres graffitis.

samedi 1 janvier 2011

Tableaux noirs

taille originale : 27 x 36 cm

« Le graveur voit disparaître
une à une les pissotières
tableaux noirs où ses écrits
manifestaient une grammaire
alerte »