vendredi 31 décembre 2010

Ivresse

taille originale : 36 x 27 cm
« Il rugit il déconne
il a bu trop d'alcool
il sombre il est dément
il hurle à tout vent
voici le petit vin blanc
des matins brumeux
voici la verte absinthe
des midis fumeux
voici le jaune ouisqui
des soirées inertes
voici les ocres demis
des nuits désertes
il rugit il déconne
il a bu trop d'alcool
il sombre il est dément
il hurle à tout vent »

jeudi 30 décembre 2010

La nuit

taille originale : 27 x 36 cm

« Peut-être
Un bruit de source.
Peut-être
Un râle.
La nuit
Creuse la nuit. »

mercredi 29 décembre 2010

La couille majeure…

dessin erotique pornographique fellation
taille originale : 27 x 36 cm

« Mesdames Mesdemoiselles
Dialoguez avec la lune ou l'échafaud… peut-être apprendrez-vous que les Révolutionnaires sont lunatiques et les Prostituées maternelles.
Mesdames
L'argent, c'est la couille majeure des familles ! »

mardi 28 décembre 2010

Vanité de la beauté

dessin erotique pornographique penetration
taille originale : 27 x 36 cm

« La beauté, quelle qu'elle soit, nous donne une jouissance et une satisfaction particulières ; de même la difformité produit-elle du déplaisir, en quelque sujet qu'elle se trouve, qu'il s'agisse d'un être animé ou d'un être inanimé. Si cette beauté ou cette difformité est celle de notre propre visage, de notre silhouette ou de notre personne, le plaisir ou le malaise se convertit en orgueil ou en humilité.
Il semblerait bien que l'essence de la beauté réside entièrement dans son pouvoir de produire du plaisir. Tous ses effets doivent donc procéder de cette composante ; et si la beauté est aussi universellement sujet de vanité, elle le doit seulement au fait qu'elle est cause de plaisir. »

lundi 27 décembre 2010

Mauvais rêve ?

dessin pornographique coprophagie
taille originale : 27 x 36 cm

« merde c'est la mer sans allèle qui ouvre ses éventails et fait bruire ses noix c'est la mer qui abat toutes ses cartes choromosiennes c'est la mer qui imprime un fleuve de troupeaux et de langues par en dessous la paume des terres létales et le vent la poche pleine de naufrages à la bouche de source aussi fraîche que ta pensée que je perds et que je traque entre veille et sommeil
c'est la mer ma chère cariophylle et vierge moussant vers l'hermaphrodite Rien ses excellentes feuilles de femme et de renoncule où s'accomplissent des spermatozoïdes d'oiseau parfait. »
[Cariophylle : plante aquatique]
Ce dessin fut fait en l'honneur d'un ministre de l'Intérieur qui jugea en son temps que la scatophilie était la limite à ne pas dépasser en matière de pornographie…

Pénétration ambiguë…

dessin erotique penetration
taille originale : 36 x 27 cm

« La pénétration a un air de deviner qui flatte plus notre vanité que toutes les autres qualités de l'esprit. »

Une bouche purpurine

dessin erotique penetration
taille originale : 27 x 36 cm

« Le front le plus pur, le plus blanc, surmontait son visage d'un ovale parfait ; une frange de cils, tellement longs qu'ils frisaient un peu, voilait à demi ses grands yeux bleus. Le duvet de la première jeunesse veloutait ses joues rondes et vermeilles. Sa petite bouche purpurine, son nez fin et droit, son menton à fossette, étaient d'une adorable suavité de lignes. De chaque côté de ses tempes satinées, une natte de cheveux d'un blond cendré magnifique descendait en s'arrondissant jusqu'au milieu de la joue, remontait derrière l'oreille dont on apercevait le lobe d'ivoire rosé, puis disparaissait sous les plis serrés d'un grand mouchoir de cotonnade à carreaux bleus, et noué, comme on dit vulgairement, en marmotte. »

dimanche 26 décembre 2010

…et nous vomissons les joies de la chair

dessin erotique fellation triolisme
taille originale : 27 x 36 cm

« Eh bien ! en ces moments, dites-moi, à ces heures de vraie vie, de vie déchirée et profonde, dites, si l'idée a pu s'en présenter à vous, que vous ont paru les sens et les images qui les flattent, et leurs plaisirs ? dites : combien bas ! honteux ! déviés ! extinction de tout esprit et de toute flamme, et pour parler sans nuances, crapuleux dans leur ivresse et abrutissants dans leur pâture ! Oui, si durant une veille de la Toussaint, sous les portiques de marbre du plus beau cloître sicilien baigné par les flots, quand la procession des moines circule à pieds nus sur les dalles, chantant les prières qui délivrent, — si tout d'un coup, à travers les grilles des soupiraux, s'exhalait une infecte bouffée des égouts de nos grandes villes, l'effet ne serait pas autre que celui des plaisirs et de la volupté, quand ils nous reviennent en ces moments où la douleur sévère, la mort, l'amour en ce qu'il a d'éternel, triomphent et nous retrempent dans la réalité des choses de Dieu. »

Une grande page d'écriture romantique ! mais à l'idéologie un peu dépassée (quoique…).

samedi 25 décembre 2010

Montagnes bleues

taille originale : 27 x 36 cm

« Il faudra bien laisser à leur place, à leur sort,
Ces montagnes de terre,
Qui ont forme de seins pourtant
Et qui respirent.

Il faudra leur laisser de former ce front bleu
Devant lequel on passe —

Nous avec la furie en nous
Et trop de chair. »

Un geste qui montre…

dessin erotique exhibition sexe feminin
taille originale : 27 x 36 cm
(teintes approximatives)

« Avant (cette antériorité est spatiale et non temporelle) le signe et toute problématique de signification, un geste qui montre non pas pour signifier, mais pour englober dans un même espace (sans dichotomie idée-mot, signifié-signifiant), disons dans un même texte sémiotique, le “sujet”, l’“objet” et la pratique. Cette procédure rend impossible ces notions de “sujet”, “objet” et pratique en tant qu´entités en soi, mais les inclut dans une relation vide (le geste = montrer) de type indicatif mais non signifiant, et qui ne signifie que dans un “après” — celui du mot (phonétique) et de ses structures. »
Cela fut écrit, pris au sérieux et même admiré dans le monde savant, d'aucuns même raisonnèrent encore ou contre-raisonnèrent sur ces théories, comme si personne ne soupçonna alors que cela pût être un pur délire. Où nous mène l'esprit de sérieux ?

jeudi 23 décembre 2010

Clair obscur

dessin erotique pornographique ejaculation faciale
taille originale : 27 x 36 cm

« Ô les glauques tentations
Au milieu des ombres mentales,
Avec leurs flammes végétales
Et leurs éjaculations

Obscures de tiges obscures,
Dans le clair de lune du mal,
Éployant l’ombrage automnal
De leurs luxurieux augures ! »

mercredi 22 décembre 2010

Joli concert !

dessin erotique masturbation feminine
taille originale : 27 x 36 cm

« Ô les attouchements !
L'obscurité s'étend entre vos doigts !
Musiques de cuivre sous l'orage !
Musiques d'orgues au soleil !
Tous les troupeaux de l'âme au fond d'une nuit d'éclipse !
Tout le sel de la mer en herbe des prairies !
Et ces bolides bleus à tous les horizons !
(Ayez pitié de ce pouvoir de l'homme !) »

La fin de la métaphysique ou le passage à l'acte…

dessin erotique penetration couple
taille originale : 36 x 27 cm 

« L'hymen, consumation des différents, continuité et confusion du coït, mariage, se confond avec ce dont il paraît dériver : l'hymen comme écran protecteur, écrin de la virginité, paroi vaginale, voile très fin et invisible, qui, devant l'hystère, se tient entre le dedans et le dehors de la femme, par conséquent entre le désir et l'accomplissement. Ni l'avenir ni le présent mais entre les deux. C'est l'hymen que le désir rêve de percer, de crever dans une violence qui est (à la fois ou entre) l'amour et le meurtre. Si l'un ou l'autre avait lieu, il n'y aurait pas d'hymen. Mais non plus simplement dans le non-lieu. Avec toute l'indécidabilité de son sens, l'hymen n'a lieu que quand il n'a pas lieu, quand rien en se passe vraiment, quand il y a consumation sans violence, ou violence sans coup, ou coup sans marque, marque sans marque (marge), etc., quand le voile est déchiré sans l'être, par exemple quand on fait mourir ou jouir sans rire. »
Ça va, ça vient…

mardi 21 décembre 2010

Dans une société d'éleveurs de bétail

dessin erotique pornographique penetration
taille originale : 42 x 29,7

« Si un homme commet un adultère, il paie une indemnité de cinq vaches et un bœuf, à moins que l'adversaire ne soit un impuissant, auquel cas l'adultère peut réclamer une vache au mariage d'un enfant femelle de son adultère. Même quand le mari n'est pas un impuissant, si l'adultère peut démontrer qu'un enfant est né de ses œuvres, il peut réclamer la restitution du bétail qu'il avait livré en indemnité.
De même la fornication avec une fille non mariée se compense par la livraison d'une génisse ou d'un bouvillon. Là encore, il est peu probable que le coupable s'en acquitte. Si les parents de la fille savent qu'elle entretient des rapports avec un homme bien nanti de bétail, qui fait un parti possible, ils ferment les yeux sur l'amourette. Ou si la fille est déjà promise, et si l'un de ses frères les surprend accouplés, il s'attaque à l'homme à moins qu'il ne s'échappe : la chose est fréquente, car ce n'est pas une lâcheté de déguerpir en pareil cas. »

La position de la levrette est, paraît-il, appelée le « congrès de la vache » dans le Kâmasûtra.

lundi 20 décembre 2010

En marche vers la modernité…

taille originale du dessin : 27 x 36 cm
(montage numérique à partir d'un dessin original)

Les amateurs de peinture abstraite reconnaîtront facilement le grand artiste ici parodié et remarqueront l'incongruïté de la touche de vert…

dimanche 19 décembre 2010

D'instinct…

dessin erotique cunnilingus
taille originale : 27 x 36 cm

« Ne lui fallait-il pas une femme facile, et avec laquelle il n'y eut pas de cour à faire ? La passion qui, remarquez-le, porte son esprit avec elle, peut donner aux niais, aux sots, aux imbéciles, une sorte d'intelligence surtout pendant la jeunesse. Chez l'homme le plus brute, il se rencontre toujours l'instinct animal dont la persistance ressemble à la pensée. »

samedi 18 décembre 2010

Crash

Montage numérique à partir de deux dessins originaux
(titre possible : à quoi songe-t-elle?)
Avec l'âge, j'ai de plus en plus le sentiment que l'intensité sexuelle est une forme de réponse à l'angoisse. Angoisse de la mort, de la maladie, du vieillissement et du crash (angoisse contemporaine par excellence).

jeudi 16 décembre 2010

Dessin pornographique…

dessin pornographique sodomie
taille  originale : 36 x 27 cm
L'épilation des aisselles (d'abord chez les actrices américaines de l'immédiat après-guerre) puis des parties génitales (dans la pornographie à partir des années 1980) participe à l'esthétisation des corps que j'évoquais dans mon billet précédent. Les corps sont désormais lisses et glabres comme des statues de marbre grec.
Mais le pinceau et l'encre de chine m'ont longtemps fait préférer les pilosités qui trouvent une élégance inattendue dans le dessin.

mercredi 15 décembre 2010

Dessin érotique…

dessin erotique

Il s'agit d'un des rares dessins de ce blog qui ne soit pas sexuellement explicite. On pourrait donc le qualifier d'érotique, mais je n'aime pas la distinction entre érotique et pornographique comme s'il était possible de fixer une limite objective entre ces deux domaines. À l'inverse, je ne crois pas non plus qu'il n'y ait pas de limite et que la pornographie soit simplement, selon une célèbre formule, l'érotisme des autres.
Je pense en effet que la pornographie joue sur une limite qui existe chez tous les individus, même si elle est extrêmement variable et diverse. Car, sans cette limite, il n'y aurait pas d'excitation voyeuriste : érotisme et/ou pornographie dévoilent une réalité habituellement cachée, montrent une sexualité qui ne devrait pas s'afficher, exhibent des corps, des gestes, des postures normalement invisibles, et c'est bien cette exhibition qui crée l'excitation, le désir, le trouble chez le spectateur. Mais, pour chacun de nous, cette limite est flottante, car au-delà d'un certain point, le dévoilement bascule dans un obscénité insoutenable, ce que l'on traduit alors par des expressions comme « c'est de la viande », « c'est vulgaire, laid, répugnant ou dégueulasse », ou encore « c'est toujours la même chose et sans intérêt »…
Cette limite au-delà de laquelle on bascule dans l'insoutenable ou le non-regardable est souvent celle des perversions « extrêmes » (scatologie, zoophilie, gérontophilie…), mais elle est éminemment variable selon la subjectivité individuelle puisque ces pratiques sont effectivement représentées dans des sous-genres spécialisés de la pornographie actuelle, appréciés par certains spectateurs sans doute minoritaires. À l'autre extrême des sensibilités, on trouve des personnes qui ne supportent même pas l'exhibition du sexe féminin considéré comme « laid », « pas joli », « moche » (comme cela s'écrit notamment sur des forums féminins, mais, contrairement à ce que l'on pense trop souvent, certains hommes sont également allergiques à toute espèce de pornographie, même la moins « osée »).
Il ne s'agit cependant pas de simples « préjugés », et chacun de nous, je pense, peut être confronté à une image qui « va trop loin », qui n'est pas regardable… Il est donc très difficile que les personnes s'accordent sur ce qui serait érotique et/ou pornographique, car ce qui est révélation excitante pour l'une est facilement perçu par l'autre comme réalité crue et obscène. Et surtout l'excitation liée éventuellement à ces images naît non pas de la réalité représentée (ou pas seulement) mais du fantasme, de l'imaginaire qu'elle éveille en nous (et parfois malgré nous). Il y a évidement une part essentielle de projection fantasmatique dans l'image pornographique qui est indispensable à son fonctionnement, et ce mécanisme de projection fragile et variable selon les individus risque aussi à tout moment d'être confronté à une « réalité » (sexuelle) insoutenable.
J'évoque ici cette question car l'art a une stratégie propre pour atténuer cette obscénité inhérente à l'exhibition sexuelle, à savoir l'esthétisation de la réalité. Ainsi, même au dix-neuvième siècle prude et bourgeois, la nudité (surtout féminine) a pu être largement représentée en peinture, sans doute avec une grande hypocrisie (la mythologie grecque et l'Orient de pacotille avaient bon dos), mais grâce surtout à une beauté qui « déréalisait » les corps ainsi exhibés. Cette tendance à l'esthétisation est d'ailleurs toujours présente en photographie ou au cinéma qui, « sous le voile de la beauté », peuvent aujourd'hui représenter de façon explicite des formes diverses de sexualité. On peut penser, parmi beaucoup d'autres, à un artiste comme Mapplethorpe qui photographiait les sexes comme des fleurs orientales, mais on constate que les grands producteurs américains de pornographie privilégient également une telle recherche esthétique dans leurs réalisations (qu'on qualifie facilement de « léchées »). À l'inverse, beaucoup de productions européennes ont préféré jouer la carte du caractère brut, « amateur », sans artifice, de leurs images où ressort alors le caractère « obscène » de la réalité.
Aujourd'hui, alors que l'art érotique et/ou pornographique n'est évidemment plus contraint à la clandestinité, les artistes sont, me semble-t-il, confrontés à ce dilemme d'une esthétisation (plus ou moins plaisante) de la sexualité et des corps sexuels, qui risque alors de se complaire dans le beau, le joli ou le gracieux, au détriment de la puissance d'ébranlement de l'obscène.

mardi 14 décembre 2010

Des choses aussi bonnes

dessin erotique penetration
taille originale : 36 x 27 cm

« Je le croyais, je le laissais faire, je n'avais pas envie de l'empêcher, pas du tout et de moins en moins, à mesure que ses lèvres m'approchaient, et quand je sentis leur chaleur alors pour un empire je ne l'aurais pas arrêté. C'était doux, cela ne finissait pas, j'étais adossée à l'arbre, il était à genoux devant moi, j'entendais le oiseaux, je ne savais pas qu'il existait des choses aussi bonnes, et à la fin il y eut une limite, je fus obligée de gémir, il me serra follement et gémit aussi, mes jambes ne pouvaient plus me porter. »

lundi 13 décembre 2010

Le mal de n'être point aimé

taille originale : 42 x 29,7 cm

« Je pensai que je ne vous punirais pas assez en rompant avec vous et que je ne vous donnerais qu'une légère douleur si je cessais de vous aimer lorsque vous ne m'aimiez plus. Je trouvai qu'il fallait que vous m'aimassiez pour sentir le mal de n'être point aimé, que j'éprouvais si cruellement. Je crus que si quelque chose pouvait rallumer les sentiments que vous aviez eu pour moi, c'était de vous faire voir que les miens étaient changés ; mais de vous le faire voir en feignant de vous le cacher, et comme si je n'eus pas eu la force de vous l'avouer. Je m'arrêtai à cette résolution ; mais qu'elle me fut difficile à prendre, et qu'en vous revoyant elle me parut impossible à exécuter ! »

dimanche 12 décembre 2010

Les plus doux mystères et les plus vils emplois

taille originale : 36 x 27 cm

« Dévouée à l'imposture dès sa plus tendre jeunesse, elle avait moins songé à corriger les penchants vicieux de son cœur, qu'à les voiler sous l'apparence de la plus austère vertu. Son âme, naturellement… dirais-je voluptueuse ? Non. Son âme était portée aux plaisirs.
Les objets de ses passions étaient choisis parmi des gens non suspects, engagés par leur genre de vie à taire leurs plaisirs, ou entre ceux que la bassesse de leur état dérobe aux soupçons du public, que la libéralité séduit, que la crainte retient dans le silence, et qui, dévoués en apparence aux plus vils emplois, quelquefois n'en paraissent pas moins propres aux plus doux mystères de l'amour. »

samedi 11 décembre 2010

Bonheur bête ou extases délirantes

taille originale : 32 x 24 cm
titre suggéré : hommage à un ancien navigateur
(dessin original avec collage numérique)

« On a beau faire : le bonheur est blanc et rose ; on ne peut guère le représenter autrement. Les couleurs tendres lui reviennent de droit. — Il n'a sur sa palette que du vert d'eau, du bleu de ciel et du jaune paille : ses tableaux sont tout dans le clair comme ceux des peintres chinois. — Des fleurs, de la lumière, des parfums, une peau soyeuse et douce qui touche la vôtre, une harmonie voilée et qui vient dont ne sait où, on est parfaitement heureux avec cela ; il n'y a pas moyen d'être heureux différemment. Moi-même, qui ai le commun en horreur, qui ne rêve qu'aventures étranges, passions fortes, extases délirantes, situations bizarres et difficiles, il faut que je sois tout bêtement heureux de cette manière-là, et, quoi que j'aie fait, je n'ai pu en trouver d'autres. »

Être aimée !

dessin erotique penetration
taille originale : 36 x 27cm

« Se faire aimer. Lentement conduire l'ingénu vers cet amour, comme vers une ville défendue, une cité mystérieuse, une Tombouctou noire et blanche, noire et blanche et émouvante comme le visage de l'amant sur la joue duquel joue l'ombre du visage de l'autre. Apprendre à l'Archange, le forcer d'apprendre, l'attachement du chien. Trouver l'enfant inerte et pourtant chaud, puis, à force de caresses, le sentir s'échauffer encore sous mes doigts se gonfler, s'emplir, bondir comme vous savez quoi. »

Un sombre nuage…

dessin erotique penetration voyeur
taille originale : 42 x 29,7 cm
(carton collé sur carton)

« Et si, en vieillissant, il s'était formé des abîmes dans sa science, il s'en était aussi formé dans son cœur. C'est du moins ce qu'on était fondé à croire en examinant cette figure sur laquelle on ne voyait reluire son âme qu'à travers un sombre nuage. D'où lui venait ce large front chauve, cette tête toujours penchée, cette poitrine toujours soulevée de soupirs ? Quelle secrète pensée faisait sourire sa bouche avec tant d'amertume au même moment où ses sourcils froncés se rapprochaient comme deux taureaux qui vont lutter ? Pourquoi son reste de cheveux était-il déjà gris ? Quel était ce feu intérieur qui éclatait parfois dans son regard, au point que son œil ressemblait à un trou percé dans la paroi d'une fournaise ? »

vendredi 10 décembre 2010

Les anges du ciel !

dessin erotique penetration
taille originale : 27 x 36 cm

« Tu seras
Tout d'abord comme pris de vin. — Tu sentiras
Tous tes esprits flottants, comme une langueur sourde
Jusqu'au fond de tes os, et ta tête si lourde
Que tu la croirais prête à choir à chaque pas. —
Tes yeux se lasseront, — et tu t'endormiras : —
Mais d'un sommeil de plomb, sans mouvement, sans rêve.
C'est pendant ce moment que le charme s'achève.
Dès qu'il aura cessé, mon fils quand tu serais
Plus cassé qu'un vieillard, ou que dans les forêts
Sont ces vieux sapins morts qu'en marchant le pied brise,
Et que par les fossés s'en va poussant la bise,
Tu sentiras ton cœur bondir de volupté,
Et les anges du ciel marcher à ton côté ! »

jeudi 9 décembre 2010

De l'estime ou de la considération ?

dessin erotique fellation
taille originale : 27 x 36 cm

« Comme il y a longtemps que je n'ai fait de pause, vous aurez la bonté de vouloir bien que j'observe encore une chose que vous n'avez peut-être pas assez remarquée : c'est que, dans la vie, nous sommes plus jaloux de la considération des autres que de leur estime, et par conséquent de notre innocence, parce que c'est précisément nous que leur considération distingue, et que ce n'est qu'à nos mœurs que leur estime s'adresse.
Oh ! nous nous aimons encore plus que nos mœurs. Estimez mes qualités tant qu'il vous plaira, vous diraient tous les hommes, vous me ferez grand plaisir, pourvu que vous m'honoriez, moi qui les ai, et qui ne suis pas elles ; car si vous me laissez là, si vous négligez ma personne, je ne suis pas content, vous prenez à gauche ; c'est comme si vous me donniez le superflu et que vous me refusassiez le nécessaire ; faites-moi vivre d'abord, et me divertissez après ; sinon, j'y pourvoirai. »

mercredi 8 décembre 2010

Une nouvelle éthique sexuelle…

dessin erotique sodomie homosexualite

taille originale : 29,7 x 42 cm
(carton collé sur carton)

« D'une façon qui peut surprendre au premier regard, on voit se former, dans la culture grecque et à propos de l'amour des garçons, quelques-uns des éléments majeurs d'une éthique sexuelle qui le rejettera précisément au nom de ce principe : l'exigence d'une symétrie et d'une réciprocité dans la relation amoureuse, la nécessité d'un combat difficile et de longue haleine avec soi-même, la purification progressive d'un amour qui ne s'adresse qu'à l'être même dans sa vérité, et l'interrogation de l'homme sur lui-même comme sujet du désir. »

Le désir submergeant

taille originale : 36 x27 cm

« C'est qu'on ne désire pas une femme en se tenant tout entier en dehors du désir, le désir me compromet ; je suis complice de mon désir. Ou plutôt le désir est tout entier chute dans la complicité avec le corps.
Aussi, les expressions qu'on emploie pour désigner le désir en marquent assez la spécificité. On dit qu'il vous prend, qu'il vous submerge, qu'il vous transit. Imagine-t-on les mêmes mots employer pour désigner la faim ? A-t-on idée d'une faim qui “submergerait” ? Cela n'aurait de sens à la rigueur que pour rendre compte des impressions de l'inanitié. Mais au contraire le plus faible désir est déjà submergeant. On ne peut pas le tenir à distance, comme la faim, et “penser à autre chose”. Mais le désir est consentement au désir. »

Le fondement de l'exogamie

dessin erotique penetration
taille originale : 36 x 27 cm
(titre suggéré : moment sacré ?)

« Entre laboureurs et tisserandes s'élevait une barrière d'interdits sexuels et techniques. Le mythe chinois qui a le plus aisément traversé les âges (il témoigne sans doute du passé le plus ancien) est relatif à deux divinités stellaires, la Tisserande et le Bouvier. Entre elles, barrière sacrée, s'étend la Voie Lactée, le Fleuve céleste. Le Fleuve céleste ne peut être franchi qu'une fois dans l'année : la Tisserande et le Bouvier célèbrent alors leurs noces dans la nuit. Si c'était aux hommes qu'incombait la besogne périlleuse d'ouvrir la terre au risque d'irriter les puissances mystérieuses du sol, et si seules, en revanche, les femmes savaient conserver aux semences le principe de vie qui les fait germer, il semble que le labourage rituel par lequel on initiait la terre aux œuvres fécondes ait exigé anciennement les efforts conjugués d'un ménage. La collaboration des sexes avait d'autant plus d'efficace que, sacrilège en temps normal, on la réservait à des moments sacrés. »

mardi 7 décembre 2010

À propos des recherches sur la pornographie

dessin erotique penetration
taille originale : 42 x 29,7 cm

« On a tendance, dans les recherches empiriques, à confondre effets psychologiques et effets idéologiques. Certaines de ces recherches concluent sur un ton d'indignation que l'exposition à la pornographie donne une “représentation fausse” de la sexualité et nous conduit progressivement à accepter la séparation entre la sexualité et l'amour. Ces changements de croyances et d'attitudes sont présentés comme des dommages psychologiques causés par l'exposition à la pornographie. C'est une conclusion qui repose sur une confusion. Personne ne pense plus, aujourd'hui, que ceux qui séparent la sexualité et la procréation sont des malades mentaux ou que cette attitude est l'expression d'une déficience psychologique profonde. On admet qu'ils ont une certaine conception de la vie sexuelle, manifestement différente de celle de certains traditionalistes qui refusent de séparer sexe et procréation, mais tout aussi honorable. Pourquoi devrait-il en aller autrement pour la séparation de la sexualité et de l'amour ? Pourquoi ne pas considérer qu'il s'agit d'une conception de la sexualité qui mérite d'être discutée au même titre que d'autres et non une déficience psychologique ? »

lundi 6 décembre 2010

Star system…

dessin erotique triolisme
taille originale : 27 x 36 cm
(titre possible : clair-obscur ou un belle performance)

« Grâce à l'électronique, il devient possible de proposer à l'auditeur des critères de qualité que fort peu de musiciens peuvent satisfaire dans une salle de concert. L'enregistrement en studio permet aux musiciens célèbres d'exécuter des morceaux avec une perfection si complète qu'ils auraient eux-mêmes du mal à la retrouver dans une salle de concert. L'auditeur, quant à lui, s'habitue à écouter des exécutions d'un “fini” absolu dans les circonstances les plus triviales de sa vie. Étrange situation ! Les critères d'exécution de Paganini se sont renforcés, mais l'auditeur n'a absolument plus la sensation d'écouter quelque chose d'extraordinaire.
En résumé, le star system opère selon deux principes. On tire un bénéfice maximum d'un nombre minimum d'exécutants : les stars. Les stars supposent l'effacement de la majorité des autres artistes. »

dessin erotique sodomie felaltion
Mise en couleur numérique

dimanche 5 décembre 2010

Une liaison pornographique ?

dessin erotique 69
taille originale : 36 x 27 cm


« Les gens qui à l'époque victorienne, pouvaient bien dire qu'ils tiraient des leçons de leur vie érotique, même si ces leçons étaient douloureuses du fait des filtres répressifs. Aujourd'hui, nous ne tirons aucune leçon du sexe, car, si nous le faisions, cela voudrait dire que la sexualité est située hors du moi. Au contraire, à travers le sexe, c'est à une quête incessante et frustrante de nous-mêmes que nous nous livrons.
Le terme moderne de “liaison” nie l'idée que l'amour physique est un acte social ; il s'agit d'une affinité émotionnelle qui, par définition, est située hors de la trame des autres rapports sociaux. Il semblerait de nos jours illogique qu'une personne ayant une liaison considère que celle-ci concerne naturellement ses relations de famille. Non, l'amour physique n'est plus une affaire sociale. »

samedi 4 décembre 2010

Ils nous ont ôté toute espèce de frein, et ils veulent que nous soyons retenues !

taille originale : 29,7 x 42 cm

« Il est certain que si la doctrine de nos philosophistes-corrupteurs était vraie, elle serait encore très dangereuse pour les femmes, qui ont l'esprit trop jeune pour la supporter. [Ces philosophes] n'ont pas encore ôté toute sorte de frein : mais, comme l'ont senti les Asiatiques, donnez un pied* de liberté aux femmes, elles en prennent une lieue**. »

* Ancienne mesure d'environ 33 centimètres.
** Environ 4 kilomètres

vendredi 3 décembre 2010

L'usage des fleurs et de la séduction

« Mais, dans les milieux dissidents de l'Église d'Angleterre, et dans le bas clergé de cette Église, les usages religieux des fleurs, comme des parfums et des plantes aromatiques continuaient d'être vus d'un mauvais œil. La présence ou l'absence d'encens suffit à distinguer protestants et catholiques. Les parfums sont considérés comme un luxe inutile dans tout le Commonwealth et l'Amérique puritaine, et pendant toute la période victorienne. C'est la France qui est à l'“avant-garde” pour les parfums comme pour les fleurs et pour la mode en général, jusqu'à la Première Guerre mondiale et au-delà : les “articles de Paris” gardent aujourd'hui encore leur lustre. Il y a une bonne raison à cela. Bien longtemps après la Restauration, un projet de lois soumis au parlement britannique en 1770 stipulera :
Toute femme, quels que soient son âge, sa profession, son grade, jeune fille, épouse ou veuve, qui, à compter de ce jour, aura attiré, séduit et conduit traîtreusement au mariage un sujet britannique en usant de parfums, de maquillages ou d'autres lotions cosmétiques, d'une dentition artificielle, d'une perruque, de laine espagnole, d'un corset de fer, de chaussures à talons, ou de rembourrages divers, risquera les peines prévues par la loi contre la sorcellerie et autres délits semblables ; et le mariage incriminé sera déclaré nul et non avenu. »
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taille originale : 36 x 27 cm

mardi 30 novembre 2010

Imitation prestigieuse

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taille originale : 33,8 x 29,7 cm

« Une sorte de révélation me vint à l'hôpital. J'étais malade à New York. Je me demandais où j'avais déjà vu des demoiselles marchant comme mes infirmières. Je trouvai enfin que c'était au cinéma. Revenu en France, je remarquai surtout à Paris, la fréquence de cette démarche; les jeunes filles étaient françaises et elles marchaient aussi de cette façon. En fait le modes de marche américaine, grâce au cinéma, commençaient à arriver chez nous.
Ce qui se passe, c'est une imitation prestigieuse. L'enfant, l'adulte, imite des actes qui ont réussi et qu'il a vu réussir par des personnes en qui il a confiance et qui ont autorité sur lui. »

lundi 29 novembre 2010

Mourir d'ennui

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taille originale : 36 x 27 cm
« Qu'est-ce donc que le bonheur, me disais-je, si ce n'est pas le développement de toutes nos facultés ! Ne vaut-il pas autant se tuer physiquement que moralement ? Et s'il faut étouffer mon esprit et mon âme, que sert de conserver le misérable reste de vie qui m'agite en vain ? Mais je me gardais bien de parler ainsi à ma belle-mère. Je l'avais essayé une ou deux fois : elle m'avait répondu qu'une femme était faite pour soigner le ménage de son mari et la santé de ses enfants ; et ce discours tout commun qu'il était, me laissait absolument sans réponse.
Chaque femme comme chaque homme, ne doit-elle pas se frayer une route d'après son caractère et ses talents ? »

dimanche 28 novembre 2010

Une variété infinie?

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taille originale : 42 x 29,7 cm

« Bref, on n'en a pas fini avec la répétition. Le rêve que les formules réductrices inspirent continuellement dans l'art moderne est de les pousser jusqu'à l'isolement de signes absolus. Mais l'art moderne, y compris dans sa variante minimale, nous enseigne que, dans une société formée de personnes dissemblables aux opinions différentes, les artistes ne cessent de récupérer les mêmes formules, aussi élémentaires soient-elles, pour constituer des langages personnels divers, et édifier une variété infinie de systèmes de significations. »

Solitude

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taille du dessin original : 32 x 24 cm

« Le printemps est si beau ! Sa chaleur embaumée
Descend au fond des cœurs réveillés et surpris :
Une voix qui dormait, une ombre accoutumée,
Redemande l'amour à nos sens attendris.
La raison vainement à ce danger s'oppose,
L'image inattendue enivre la raison :
Tel un insecte ailé s'élance sur la rose,
Et la brûle d'un doux poison. »
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Réédition au soleil couchant
… en fin d'après-midi

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… et avec un  ciel d'orage


Ça fait tache

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taille originale : 36 x 27 cm

« On ne peut voir quelque chose comme une œuvre d'art que dans l'atmosphère d'une théorie artistique et d'un savoir concernant l'histoire de l'art. L'art, dans son existence même, dépend toujours d'une théorie; sans une théorie de l'art une tache de peinture noire est simplement une tache de peinture noire et rien de plus. Il existe une connexion interne entre le statut de l'œuvre d'art et le langage à l'aide duquel les œuvres d'art sont identifiées, en ce sens qu'un objet n'est une œuvre d'art que grâce à une interprétation qui le constitue en œuvre. »

samedi 27 novembre 2010

Après l'explosion des premières bombes atomiques…

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taille originale : 42 x 29,7
(titre suggéré: la victoire de l'abstraction…)

« Concrètement, il leur semblait impossible de représenter l'anxiété, ainsi que la peur diffusée par la modernité, sans tomber dans le grotesque ou la facilité, sans produire une version de ce qu'on appelait alors le kitsch. Décrire l'horreur moderne, c'était accepter l'inacceptable. C'était aussi transformer un cri, une révolte morale, en un discours commode et impuissant. L'avant-garde pensait que l'abstraction permettait d'éviter ces dangers parce qu'elle protégeait l'expression individuelle tout en entretenant un dialogue direct avec l'essence même de l'âge atomique. »

Angoisse et sexualité

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taille originale : 42 x 29,7 cm
(carton collé sur carton)

« Dès l'instant où, avec la peccabilité, la sexualité a été posée, commence l'histoire du genre humain. Or comme dans ce dernier, la peccabilité progresse par déterminations quantitatives, ainsi fait l'angoisse. La conséquence du péché originel ou sa présence dans l'individu est de l'angoisse n'ayant qu'une différence quantitative avec celle d'Adam. Dans l'état d'innocence, qui peut fort bien se trouver aussi chez l'homme depuis Adam, le péché originel doit garder cette ambiguïté première d'où sort la faute dans le saut qualitatif. Quant à l'angoisse, elle pourra par contre être plus réfléchie dans chacun de nous que chez Adam, parce que la croissance quantitative du genre humain à mesure qu'il avance se fait alors sentir en nous tous. »

vendredi 26 novembre 2010

En grande forme métaphysique

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taille originale : 36 x 27 cm

« Les tentatives qui ont été faites pour expliquer un style en y voyant l’expression artistique d’une vision du monde ou d’un mode de pensée constituent souvent une réduction radicale du caractère concret et de la richesse de l’art ; elles n’en ont pas moins aidé à révéler des niveaux inattendus de signification de l’art. Ces tentatives ont donné l’habitude d’interpréter le style lui-même comme contenu intérieur de l’art, en particulier en ce qui concerne les arts non représentatifs. Elles correspondent à la conviction des artistes contemporains, pour lesquels les éléments et la structure formels constituent un tout profondément significatif, relié à des idées métaphysiques. »

jeudi 25 novembre 2010

La vache !

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taille originale : 29,7 x 42cm

« La reconnaissance est aisée, voire quasi automatique. Mais, en raison peut-être de cet automatisme, elle est aussi en grande partie inconsciente. Non pas, certes, au sens freudien du terme, mais à la manière de ces processus automatiques qui n’exigent pas une attention que nous sommes en plus souvent incapables de leur prêter. Nous ne savons pas pourquoi ni comment nous reconnaissons une vache dont le dessin est correct. En revanche, nous avons tôt fait de remarquer un défaut dans l’image d’une vache, qu’elle soit réelle ou peinte. Si le fait de passer des vaches aux humains ne paraît pas une transition trop injurieuse,… »

mercredi 24 novembre 2010

Mode d'emploi?

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taille originale : 29,7 x 42 cm

« En d'autres termes, on a le sentiment étrange que l'art contemporain travaille d'arrache-pied mais discrètement à rendre herrmétique l'accès à des expériences somme toute banales et aussi courantes que serrer la main de quelqu'un, faire l'aumône à un mendiant, échanger un regard avec une femme, regarder dans le vide, s'ennuyer ou être saisi d'un rire communicatif puis nerveux. Des expériences très proches, voire indistinguables, sont posées comme différentes pur des raisons… de distinction. »

mardi 23 novembre 2010

L'expression du spirituel

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taille originale : 29,7 x 42 cm

« On peut considérer comme certain que l'expression spirituelle se trouve concentrée dans le visage et dans l'attitude et le mouvement de l'ensemble, dans les gestes des bras et des mains, dans l'attitude des jambes, car ces organes, dont l'activité est dirigée vers l'intérieur, sont ceux qui, par leurs attitudes et mouvements, servent le plus à l'extériorisation d'une expression spirituelle. Les autres organes, au contraire, ne sont justiciables que d'une beauté purement sensible et ne diffèrent d'un individu à l'autre que par la force physique, par le degré de développement des muscles, de même qu'ils varient avec l'âge, avec le sexe, etc. Aussi, même au point de vue de la beauté, ces membres ne jouent-ils aucun rôle important dans l'expression du spirituel sous l'aspect d'une figure nue, et, lorsqu'il s'agit principalement de la représentation du contenu spirituel de l'homme, rien ne coûte de se conformer aux convenances morales en voilant des parties du corps qui sont sans rapport avec le spirituel. Le vêtement contribue à la réalisation du but poursuivi par l'art idéal et qui consiste à dissimuler tous les petits détails du corps qui n'ont de rapports qu'avec la vie animale, veinules, poils, rides de la peau, etc., pour ne faire ressortir que le côté spirituel de la forme, dans ses contours vraiment vivants. Le vêtement recouvre les organes qui ne sont nécessaires qu'à la conservation de la vie, à la digestion, mais ne contribuent en rien à l'expression du spirituel. »