dimanche 24 novembre 2013

L'axe de la godille

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Hommage à Vanessa Redgrave (Blow-Up)
taille originale : 29,7 x 21 cm

« — Je veux te plumer, mon chéri, souffle-t-elle
— Non, pas maintenant.
— Je t'en prie, j'en ai si envie. Viens…
Elle l’entraîne dans la chambre. Il s’allonge jambes en l’air, les bras croisés autour des tibias. Elle, à genoux, lui caresse la face interne des cuisses, suit du doigt le tracé périnéal, puis se penche, lui écarte les joues et darde la langue, de plus en plus profond, avec un lent mouvement circulaire de la tête, et de nouveau le périnée, ses petites bourses tendues... Il ferme les yeux, se tortille. Elle referme la bouche sur la goutte qui perle à son gland circoncis, va et vient en cadence, pausant un instant en haut de course, la tête remuant toujours en cercles lents. De la main elle joue doucement avec ses bourses, puis glisse plus bas et le sodomise du majeur, lui taquinant la prostate. Il sourit, pète moqueusement. Elle le tient englouti presque jusqu’à la garde, suce avec une frénésie croissante. Le corps de Johnny se contracte vers son menton, les contractions sont de plus en plus longues. “Aiiiiiiiiie !” crie-t-il, les muscles bandés, et son corps tout entier tente de s’échapper par la queue. Mary avale les grandes giclées brûlantes qui lui emplissent la bouche. Il laisse retomber ses jambes sur le lit, creuse les reins et bâille...
Mary se harnache avec un godemiché :
— Danny Bras-de-Fer le champion de Yokohama, dit-elle en flattant le caoutchouc. (Un jet de lait pisse à travers la chambre.)
— Tu es sûre que ce lait est pasteurisé ? Va surtout pas me filer une maladie de vache, comme le charbon ou la morve ou la fièvre aphteuse...
Il contemple le plafond, mains jointes sous la nuque, le dard au vent.
— Je me demande si on peut rigoler et s’envoyer en l’air en même temps ? Je me souviens... C’était pendant la guerre, au Jockey-Club du Caire, moi et mon copain de tranchette, Lou qu’il s’appelait, deux vrais gentlemen nommés par Acte spécial du Congrès... fallait rien moins que ça pour que ce scandale arrive : on se met à rigoler si fort qu’on se compisse de la tête aux orteils et le barman rouspète : “Foutez le camp d’ici, sales pisse-kif !” Eh bien, si j’arrive à pisser de rire, je devrais être capable de jouir idem. Dis-moi une blague, quelque chose de franchement rigolo au moment où ça vient - tu devineras quand à certains frétillements prémonitoires de glande prostatique...
Elle met un disque, be-bop grinçant à la cocaïne. Elle lubrifie le gode, lève au ciel les jambes de Johnny et le plante en tirebouchonnant des hanches. Elle pivote lentement sur l’axe de la godille, frotte ses seins durcis contre la pointrine du garçon, lui rembrasse le cou et le menton et les yeux. Il lui caresse le dos, laisse courir ses mains jusqu’aux fesses, presse Mary contre lui. Elle s’agite plus vite, plus vite encore. Il se crispe et se tord en spasmes convulsifs.
— S’il te plaît, dit-elle, dépêche-toi, le lait refroidit.
Il ne l’entend pas. Elle écrase sa bouche contre celle de Johnny, leurs deux visages chevauchent ensemble. Le sperme gicle sur les seins de Mary, chaud comme des petits coups de langue. »
Blow-Up

samedi 23 novembre 2013

Une ligne parfaite et infinie

« L’art de bâtir progressa par une suite d’expériences qui s’enchaînèrent et qui préparèrent les chefs-d’œuvre de l’an 1100.
On peut voir, dans cette floraison progressive et dont les premiers éclats frappèrent si fort Raoul Glaber, l’un des effets de la croissance économique qui, aux approches de l’an mil, tirait lentement l’Occident de sa rudesse et de son indigence. Car tous ces murs furent élevés à prix d’argent par des armées de carriers, de convoyeurs, de tailleurs de pierre et de maçons. Ce ne furent ni des corvéables, ni des donateurs offrant leur peine au Christ qui remuèrent ces masses énormes de matériau pour en façonner les demeures de Dieu, mais bien des ouvriers qui réclamaient salaire.
L’innovation principale de l’architecture qui fleurit au sud de la Gaule, dans le domaine où la féodalité triomphante étouffait les vestiges de l’esthétique carolingienne, réside dans un emploi systématique de la voûte.

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Taille originale : 24 x  32 cm
Il faut en vérité voir dans la voûte l’un des éléments cardinaux de ce langage que créèrent, à l’époque, les moines d’Occident. D’un langage qui voulait être expression du monde, naturel et surnaturel, qui était en même temps recherche, voie d’initiation, itinéraire vers une appréhension moins dérisoire des réalités invisibles. Peut-être les abbés bénédictins, à l’heure où l’Église monastique étendait ses fonctions funéraires et gagnait ainsi la faveur des masses laïques, cherchèrent-ils à répandre dans l’ensemble de l’église l’atmosphère obscure où, sous les voûtes de la crypte et du porche, se développaient les rites des funérailles, annonciateurs de la résurrection. On ne peut douter en tout cas que, par la substitution de la pierre au bois dans les couvertures, l’édifice ait conquis, dans son matériau même, une unité substantielle qui le rendait plus apte à signifier l’univers, lui-même totale unité dans la volonté divine. La voûte d’autre part, mais accessoirement, améliorait singulièrement les valeurs acoustiques d’un bâtiment que sa fonction primordiale destinait à contenir une célébration musicale. La voûte, enfin et surtout, introduisait dans les rythmes architecturaux le cercle, c’est-à-dire une image du temps circulaire, une ligne parfaite et infinie, donc le plus clair symbole de l’éternité, de ce ciel dont l’église monastique entendait être l’antichambre. »

lundi 7 octobre 2013

De Salubres Heures

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Son Cœur était plus obscur que la nuit sans étoiles
Car pour celle-ci il y a un matin
Mais en ce noir Réceptacle
Il ne peut y avoir aucune augure de l'aube
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Pour aider nos Parties les plus désolées
De salubres Heures sont données
Qui si elles ne conviennent pas à la terre —
entraînent silencieusement jusqu'au Ciel —
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La Tige d'une Fleur disparue
a toujours un rang muet —
Le porteur depuis une Cour Émeraude
D'un message d'œillet

dimanche 21 juillet 2013

Un abîme de sensualité et de tourments

Taille originale des dessins : 21 x 29,7
Volet gauche Volet droit
« Le geste jaillissant qui frappe ou qui maudit ou qui implore a tant d’élan, il vient de l’intérieur du drame avec une telle rigueur, qu’il emporte avec lui le drame même dont, par l’esprit, on fait le tour. On dirait que le peintre exprime, du côté visible des formes, toutes les surfaces invisibles que les lignes de force font converger vers la main, le bras, la jambe, le torse ou la face en action. Comme un athlète submergé par la marée montante d’une matière organique confuse où l’éclair de l’intelligence seule saisirait des différences et pousserait des directions, l’artiste l’embrassait d’un coup, dans son ensemble, et la tordait avec une telle puissance qu’elle apparaissait soudain formulée, caractérisée, organisée par tous ses côtés à la fois.
Tant de force ne peut jaillir que d'un abîme de sensualité et de tourments. »

samedi 20 juillet 2013

Réécriture littéraire

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Taille originale : 27 x 36
« Elle imagina cette fois de me perforer avec un de ces meubles de religieuses que la décence ne permet pas de nommer et qui était d’une grosseur démesurée ; il fallut se prêter à tout.
Et cette infâme me plaçant sur un canapé dans l’attitude propice à ses exécrables projets, essaie de se satisfaire avec moi de cette façon criminelle et perverse qui ne nous fait ressembler au sexe que nous ne possédons pas, qu’en dégradant celui que nous avons ; mais, ou l’instrument de cette impudique est trop fortement proportionné, ou la Nature se révolte en moi au seul soupçon de ces plaisirs : elle ne peut vaincre les obstacles ; à peine présente-t-elle l’instrument qu’il est aussitôt repoussé… Elle écarte, elle presse, elle déchire, tous ses efforts sont superflus ; la fureur de cette monstresse se porte sur l’autel où ne peuvent atteindre ses vœux, elle le frappe, elle le pince, elle le mord ; de nouvelles épreuves naissent au sein de ces brutalités ; les chairs ramollies se prêtent, le sentier s’entrouvre, le bélier pénètre. Je n'avais de ma vie tant souffert.
Le matin, se trouvant un peu rafraîchie, elle voulut essayer d’un autre supplice, elle me fit voir une machine encore bien plus grosse : celle-ci était creuse et garnie d’un piston lançant l’eau avec une incroyable roideur par une ouverture qui donnait au jet plus de trois pouces de circonférence ; cet énorme instrument en avait lui-même neuf de tour sur douze de long. Elle le fit remplir d’eau très chaude et voulut me l’enfoncer par-derrière ; effrayé d’un pareil projet, je me jette à ses genoux pour lui demander grâce, mais elle est dans une de ces maudites situations où la pitié ne s’entend plus, où les passions bien plus éloquentes mettent à sa place, en l’étouffant, une cruauté souvent bien dangereuse. Elle me menace de toute sa colère, si je ne me prête pas ; il faut obéir. La perfide machine pénétra des deux tiers, et le déchirement qu’elle m’occasionna joint à l’extrême chaleur dont elle est, sont prêts à m’ôter l’usage de mes sens ; pendant ce temps, ma supérieure ne cesse d’invectiver les parties qu’elle moleste ; après un quart d’heure de ce frottement qui me lacère, elle lâche le piston qui fait jaillir l’eau brûlante au plus profond de mes entrailles. Je m’évanouis, elle s’extasiait… Elle était dans un délire au moins égal à ma douleur. »

mardi 18 juin 2013

Tableaux, manœuvres, exercices et autres tactiques…

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Taille originale: 24 x 32 cm
« En résumé, on peut dire que la discipline fabrique à partir des corps qu’elle contrôle quatre types d’individualité, ou plutôt une individualité qui est dotée de quatre caractères : elle est cellulaire (par le jeu de la répartition spatiale), elle est organique (par le codage des activités), elle est génétique (par le cumul du temps), elle est combinatoire (par la composition des forces). Et pour ce faire, elle met en œuvre quatre grandes techniques : elle construit des tableaux ; elle prescrit des manœuvres ; elle impose des exercices ; enfin pour assurer la combinaison des forces, elle aménage des “tactiques”. La tactique, art de construire, avec les corps localisés, les activités codées et les aptitudes formées, des appareils où le produit des forces diverses se trouve majoré par leur combinaison calculée est sans doute la forme la plus élevée de la pratique disciplinaire. »
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Taille originale: 24 x 32 cm

mardi 4 juin 2013

Glorification de la chair

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Taille du dessin original : 21 x 29,7

« Dès le début du XIIe siècle, les chansons d'amour des poètes de langue d'oc avaient célébré la nudité féminine. D'abord sur un ton fort gaillard. Mais bientôt, l’érotique courtoise voulut sublimer le désir, approfondir les jouissances de l’attente amoureuse en la prolongeant, en la nourrissant de rêves et de délectations visuelles; elle revêtit ainsi d'une puissance quasi magique le corps de la dame élue. Œuvre parfaite de Dieu, résumant en elle toutes les splendeurs de la nature créée, son image, rêvée ou entrevue, engendre l’amour et en attise les feux. C'était l’une des récompenses du service de courtoisie que de le contempler nu, secrètement, dans l’intimité de la chambre close, au lever ou au coucher de l’aimée, et cette ostension consentie, ce rite de dévotion, cérémonie majeure que l’on célébrait couramment dans le monde des cours, avait rendu peu à peu plus sensibles aux grâces corporelles les chevaliers les moins frustes, à mesure qu'ils se dégageaient des rudesses militaires. Cependant de puissantes contraintes morales retinrent longtemps de reproduire les apparences du corps désiré. Aux beaux temps de la lyrique des troubadours, si jamais certains tentèrent de transposer dans l’œuvre peinte ou sculptée ces allusions poétiques et les visions qui hantaient les consciences, ce fut de manière si timide, si furtive, et dans des formes jugées si peu dignes de durer, qu'aucune trace de celles-ci n'en subsiste.
Dans les images de voluptas se découvrait la beauté du diable, que l’artiste ne représentait pas sans trouble. Mats il lui était permis, dans celles de natura, c'est-à-dire lorsqu'il devait montrer des corps exempts de péché, tels que les avaient voulus Dieu en créant l’homme et la femme, de proposer aux regards des foules, de manière moins clandestine, la perfection des formes humaines. Fort tôt, dès le second tiers du XIIIe siècle, quelques sculpteurs tentèrent, timidement d'abord, de traduire dans certaines figurations monumentales de l’art sacré l’émotion que suscitaient en eux les grâces du corps féminin. Quelques thèmes religieux pouvaient en effet servir de prétexte à célébrer la chair dans sa sérénité. Et d'abord le motif central de l’iconographie romane et gothique, le Jugement dernier. La scène où l’on voit les corps défunts appelés à la résurrection de plénitude s'offrit naturellement aux recherches nouvelles dès que les clercs, qui ordonnaient les grands programmes décoratifs, se laissèrent eux-mêmes gagner par les joies du monde et cessèrent d'en repousser aussi strictement les séductions. Déjà, sur le tympan de Bourges, qui fut sculpté en 1275, les ressuscitées sont enlevées par un élan printanier, qui les délivre; on les voit éclore, comme de jeunes fleurs, entre les lames de leurs tombeaux. Déjà, les tailleurs d'images osent ici faire place, parmi les lumières spirituelles, aux élégances de la stature et aux souplesses de la forme. Première et décisive révélation. La joie qui transparaît dans ces nudités douces, polies et triomphantes, est pure. Elle pare les corps de gloire, libérés du mal et des ardeurs de l’amour profane.
Mais ce fut en vérité la redécouverte des vestiges oubliés de la plastique gréco-romaine qui vint dissiper ce que les interdits religieux et sociaux engendraient encore d'inquiétude, le recul devant la chair, l’obsession du péché et les frémissements de la mauvaise conscience. Dans les dernières années du XIIIe siècle, des motifs d'intaille antique, qui représentaient Hercule et Eros endormi sous un arbre, avaient été transposés au soubassement du portail de la cathédrale d'Auxerre. Il s'y exprime un sentiment de la beauté physique entièrement dégagé des méfiances chrétiennes. La vision nouvelle se précisa peu à peu en Italie centrale. Dans ce pays, les tailleurs d'image et les peintres subirent pendant tout le Trecento l’influence des modes françaises. Mais ils vivaient en familiarité beaucoup plus intime avec les témoins de l’art antique. L'attention toujours plus vive à tout ce qui subsistait de Rome les porta peu à peu à étudier de plus près les statues et les bas-reliefs et les incita à en retrouver progressivement l’esprit. Déjà, sous les draperies, les madones d'Arnolfo di Cambio empruntaient aux matrones leurs formes majestueuses. À la fin du XIVe siècle, certains dessins attestent une curiosité et des recherches plus précises. L'un d'eux, conservé au Louvre et attribué à Gentile da Fabriano, extrait du décor d'un sarcophage une figure de Vénus parfaitement classique. Se dessine alors un nouveau canon du corps féminin. Beaucoup plus souple et gracieux que celui des marbres romains, il s'éloigne cependant sensiblement des formes qu'avait suscitées l’esthétique des troubadours et qui s'étaient affinées dans les cours parisiennes. Moins flexible, plus charnel, il échappe aux troubles de l’âme. On le voit s'affirmer au seuil des cathédrales dans les représentations de la création d'Ève. Le sculpteur qui, dans le premier tiers du XIVe siècle, décorait le dôme d'Orvieto sous la direction de Lorenzo Maitani, avait peut-être fréquenté les grands chantiers de France. Il situe son Ève naissante dans la Joie des Jardins français, mais il lui donne aussi la plénitude et la force des reliefs antiques. »

lundi 3 juin 2013

Poses stéréotypées


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taille du dessin original : 27 x 36 cm 
« Nous sommes à l’ère des médias. Pourtant, nous n’entendons parler autour de nous (souvent par l’intermédiaire justement des médias, courrier du cœur ou article de vulgarisation sur la psychanalyse) que de la difficulté des uns et des autres à communiquer. L’isolement des individus est l’imprévu corollaire de l’hypertrophie des échanges sociaux. Et l’art qui s’interroge sur sa propre fonction symbolique est le reflet inversé d’une société où tout est devenu discours.
“Le commerce des objets nous tient lieu de communication.” Mais ce travail, aussitôt, fait la démonstration que devant les clichés les plus rebattus, les archétypes les plus usés, les images de rêves les mieux partagés, nous pouvons être aussi seuls, aussi abandonnés à nous mêmes que… dans une cabine de peep show, regardant une fille qui s’offre, d’ailleurs dans des poses stéréotypées, aux regards de tous.
Jamais l’art n’a cherché à épouser d’aussi près la réalité. Collections des plus insignifiants vestiges, enregistrements par des œuvres sismographes des plus intimes réactions du public. On pourrait croire advenue la réconciliation totale de l’art et de la réalité prêchée par toutes les avant-gardes. Mais voilà que de cette collision, ce sont des clichés, des stéréotypes, des mythes, des images fabriquées, des lieux communs qui surgissent. »

dimanche 5 mai 2013

Post-modernisme…

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taille originale : 32 x 24
« Le post-modernisme est un phénomène complexe et contesté, dont l’esthétique résiste par conséquent à toute définition claire et consensuelle. Néanmoins, certains thèmes et certains traits stylistiques sont largement reconnus comme caractéristiques, ce qui ne veut pas dire qu’ils soient absents des œuvres d’art modernistes. Parmi ces caractéristiques, citons en particulier la tendance au recyclage et à l’appropriation des matériaux d’autrui plutôt qu’à l’originalité, le mélange éclectique des styles, l’adhésion enthousiaste à la nouvelle technologie et à la culture de masse, le défi lancé aux notions modernes d’autonomie esthétique et de pureté artistique, et l’accent mis sur la localisation temporelle et spatiale plutôt que sur l’universalité et l’éternel. »

samedi 4 mai 2013

Éducation bourgeoise

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taille du dessin original : 34 x 24
« L’éducation de la femme est fort soignée. Elle se fait généralement au couvent, alors que celle de l’homme est confiée au lycée et à l’université ; car le bourgeois, anticlérical lui-même, considère que la religion doit faire partie de l’éducation féminine, comme les arts d’agrément : elle est un sûr garant de sa moralité et par conséquent de la stabilité du foyer à laquelle il tient en ce qui la concerne ; aussi les jeunes filles de la haute bourgeoisie sont-elles confiées aux Dames du Sacré-Cœur, ou plus rarement à des pensionnats privés, dans lesquels elles apprennent dessin, musique, broderie, tapisserie et danse. Étudier le piano sera la marque distinctive de la jeune bourgeoise, comme le latin pour le jeune bourgeois ; quant à la conviction que la religion est “affaire de femmes”, elle régnera dans la bourgeoisie jusqu’au milieu du XXe siècle. »
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jeudi 18 avril 2013

Timidité…

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taille des dessins originaux : 42 x 29,7 cm

« L'ennemi laisse béer l’ouverture : on s’y engouffre sans délai et on se rend maître de quelque point vital, sans lui laisser deviner la date choisie pour l’engagement.
Combinez vos plans en fonction des mouvements de l’ennemi et décidez alors du lieu et du moment de la bataille décisive. Vous vous présentez d’abord comme une vierge timide : l’ennemi ouvre sa porte, alors, rapide comme le lièvre, vous ne lui laissez pas le temps de la refermer »

jeudi 4 avril 2013

Il n’y a pas d’éducation sexuelle

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taille originale : 36 x 24 cm

Une éducatrice à la santé écrit que « son but est de déconstruire auprès des jeunes les principaux stéréotypes véhiculés par la pornographie et surtout de leur permettre de comprendre qu’il s’agit d’une fiction » (je souligne). « Sans entrer dans un discours moralisateur ni alarmiste », elle dénonce ensuite une supposée hypersexualisation qu’elle résume par les mots « trop, trop vite, trop tôt ».
Derrière la tolérance apparente, on voit bien à l’œuvre une entreprise de normalisation des comportements qui suppose d’abord qu’il y a un bon âge pour entrer dans la sexualité — « ni trop tôt, ni trop vite » — (et ce sont les supposés éducateurs qui savent, semble-t-il, quel est ce bon âge), et surtout que la sexualité ne doit pas occuper une place « trop » importante dans l’existence individuelle. La pornographie devient ainsi le « bouc émissaire » de cette supposée « hypersexualisation » qui dessine en creux l’idéal d’une subordination de la sexualité à la dimension affective des relations : la norme sous-jacente, c’est bien sûr que la sexualité ne doit pas se vivre sans amour, sans sentiment, sans une affectivité plus ou moins durable (amour rimant encore avec toujours…). Toute une série de comportements ou de situations illustrées par la pornographie — sexualité de groupe, jeux de domination, pratiques bizarres ou perverses, inégalités de toute sortes, par exemple d’âge, entre les partenaires, rencontres éphémères ou ponctuelles… — apparaissent en revanche comme des « excès » qui menacent une relation idéalement « équilibrée ».
D’autres ont déjà dénoncé cette vision complètement stéréotypée de la pornographie dont l’extrême diversité est réduite par cette éducatrice au supposé cliché de « l’homme fort, puissant, performant et de la femme sexy et soumise ». La normalisation des comportements, sous-jacente à « l’éducation sexuelle », visant en particulier des pratiques perçues comme « perverses », a également fait l’objet, il y a près de quarante ans déjà, d’une critique cinglante d’une féministe comme Xavière Gauthier (Dire nos sexualités, Galilée, 1976) qui mettait au contraire l’accent sur la singularité individuelle des fantasmes, irréductible à toute « normalité » supposée [1]. Mais j’entends surtout remettre en question l’idée que la pornographie serait une « fiction » et affirmer qu’elle contient au contraire une vérité essentielle dont toute « éducation sexuelle » devrait tenir compte.
Il est en effet absurde de parler de « fiction » alors que la pornographie dans nombre de ses formes [2] — par exemple le « gonzo » ou les films amateurs ou pseudo-amateurs — a pratiquement éliminé tout élément narratif, se contentant d’aligner des séquences d’une sexualité brute, réduite à une pure gestualité, sans aucune histoire ni récit. Et les gestes mis en scène ne sont pas « feints », ne résultent d’aucun trucage et peuvent même être considérés dans certains cas comme de véritables performances corporelles. Quoi qu’on pense de telles pratiques, les éjaculations faciales (avec des formes extrêmes comme le bukkake), les doubles pénétrations, les ligotages plus ou moins raffinés du bondage sont « vrais », non simulés, même s’il y a souvent des effets de montage, et que les attitudes, positions et paroles sont très généralement commandées par un réalisateur. Personne ne peut croire que ces actions sont spontanées ou « prises sur le vif », mais l’ensemble de la mise en scène pornographique n’est pas plus artificiel qu’une compétition sportive de gymnastique ou de plongeon, un numéro de music-hall ou même un spectacle de danse contemporaine que personne ne définira comme une « fiction ».
Il s’agit bien plutôt là de « performances » — artistiques, sportives ou sexuelles —, et l’on ne peut parler de « fiction » que si l’on pense que la pornographie est ou qu’elle prétend être une représentation de la sexualité « générale », et qu’elle donnerait ainsi une « image » — évidemment fausse — des pratiques sexuelles « courantes » (qui restent bien sûr à définir)… Or il est peu vraisemblable que les consommateurs ou consommatrices de pornographie estiment que ces images sont représentatives d’une « réalité » beaucoup plus large, d’une sexualité qui serait partagée par un grand nombre d’individus et qu’on pourrait même considérer d’une manière ou d’une autre comme une « norme » généralement reconnue. Si certaines personnes sont attirées par la pornographie, on peut en effet supposer que c’est précisément parce qu’elle s’éloigne de leur propre « réalité » sexuelle, qu’elle offre un « piment » d’étrangeté, d’excès, de transgression, d’inédit par rapport à leur propre quotidien (que l’on ne réduira pas cependant au cliché d’une supposée misère sexuelle dont la pornographie serait alors seulement le pauvre palliatif). D’autres indices suggèrent également que c’est le caractère exceptionnel de la pornographie qui explique au moins en partie l’attrait qu’elle exerce (et non au contraire son supposé caractère représentatif d’une sexualité générale) : c’est le cas en particulier des « stars » du porno, souvent inconnues du grand public mais dont les noms circulent sur Internet et qui sont appréciées par leurs admirateurs comme des personnes singulières que ce soit pour leur séduction physique ou pour la qualité de leurs performances (ou pour toute autre raison particulière). Ces acteurs ou actrices sont bien vus comme des personnes singulières, évidemment différentes sinon supérieures en certains points aux gens ordinaires.
Ainsi, la pornographie est très généralement perçue comme un univers séparé, exceptionnel à bien des égards, à distance du monde commun, sans doute artificiel, mais qui ne prétend pas représenter une autre réalité qu’elle-même, celle saisie au moment du tournage ou de la prise photographique. S’il est ainsi absurde de parler de fiction et donc d’un mensonge en ce domaine, il peut en revanche paraître beaucoup plus hasardeux de parler d’une vérité ou d’une forme de vérité de la pornographie comme on l’a énoncé précédemment. Un exemple simple permettra pourtant d’éclairer facilement ce point.
La pornographie gay constitue un secteur très important et relativement circonscrit dans ce champ de production (même s’il existe quelques zones de recouvrement avec les productions « hétérosexuelles »). Si ces films, images ou vidéos résultent, comme l’ensemble de la production pornographique, d’une mise en scène largement artificielle, que les faits et gestes représentés sont sans doute relativement rares sinon exceptionnels et qu’ils ne reflètent nullement la réalité habituelle ou quotidienne de la majorité des gays (même si l’on insistera encore une fois sur la difficulté à définir de façon exacte ce que serait cette réalité), personne ne prétendra que l’homosexualité ainsi illustrée est essentiellement un « stéréotype », et que le désir homosexuel en particulier est une fiction : le partage entre pornographie gay et pornographie hétérosexuelle correspond évidemment à des orientations sexuelles différentes, très profondément ancrées chez les individus, et la « vérité » de la pornographie gay (ou au contraire hétérosexuelle) réside évidemment dans ce désir et plus spécifiquement dans l’orientation de ce désir qu’elle illustre et qui est partagé par ses consommateurs éventuels. Dans cette perspective, prétendre que la pornographie est essentiellement une fiction revient à nier la vérité mais aussi la diversité des désirs mis en scène et mis en jeu dans ce genre de représentations.
Il est évident (sauf pour certains homophobes…) qu’aucun homosexuel ne changera d’orientation sexuelle sous prétexte que les films gays seraient fondamentalement une fiction. Mais cette affirmation vaut pour tous les désirs représentés dans tous les genres pornographiques : non seulement la fellation vue à l’écran est réelle — c’est le pacte d’authenticité fondamentale de la pornographie à l’ère photographique —, mais elle traduit un désir qui est partagé aussi bien par les personnes mises en scène que par celles regardant cette scène. Ce désir est sans doute divers, de nature et d’intensité variables chez les unes et chez les autres, mais lui seul explique la participation subjective à ce spectacle aussi bien du côté des acteurs [3] que des spectateurs. Lorsqu’on voit sur un site web des hommes soumis, attachés, bâillonnés et sodomisés par des maîtresses armées d’un gode-ceinture, personne ne doute qu’il s’agit d’une pratique rare (?), « extrême », fruit d’une mise en scène plus ou moins appuyée, avec peut-être même une part de simulation (par exemple des cris de souffrance), mais l’on ne considérera évidemment pas qu’il s’agit là d’une « fiction », ni que les désirs ainsi illustrés seraient faux ou mensongers comme des stéréotypes.
Ce qui gêne alors l’éducatrice à la santé ci-dessus, ce n’est pas que la pornographie soit une fiction, mais bien que certaines formes de désir illustrées par la pornographie contreviennent à ses propres normes et valeurs. C’est le cas, on le devine, pour la dissociation pratiquement constante en ce domaine entre la sexualité et l’amour : pour cette éducatrice comme pour d’autres sans doute, il ne convient pas de faire l’amour « si vite, si tôt », le premier soir, à la première rencontre… C’est sans doute également le cas des jeux de domination sexuelle où des femmes apparaissent en position dominée (je suppose que cette éducatrice laissera le libre choix de leurs fantasmes aux « esclaves » mâles…). Même s’il n’y a pas de statistiques en ce domaine, il est assez évident que ces situations (où les femmes sont dominées) sont plus fréquentes dans les réalisations pornographiques que les situations inverses : non seulement les jeux de domination peuvent déplaire à certains, mais le fait que ce soient les femmes qui y soient le plus fréquemment dans des rôles de soumission peut heurter les convictions égalitaires de beaucoup de personnes (hommes ou femmes d’ailleurs).
On ne parle ici que de relations entre adultes consentants, et personne bien sûr n’est obligé ni de goûter ni de participer à de tels jeux, mais les désirs qui s’expriment à travers ces jeux et qui sont représentés par de nombreuses productions pornographiques ne relèvent pas de la fiction et sont bien « réels ». Il serait alors absurde dans une perspective éducative de nier leur réalité, d’en dénoncer le caractère illusoire, ou de vouloir les « redresser » et les rendre conformes à l’on ne sait quelle norme supérieure (de la même façon qu’à une certaine époque on a voulu « guérir » les homosexuels de leurs supposés « penchants » [4] ). Il s’agit bien plutôt d’en prendre conscience, de les assumer, d’apprendre éventuellement à les gérer en particulier dans une relation amoureuse, érotique ou sexuelle qui encore une fois suppose le consentement des différents partenaires. Mais nier l’existence de tels désirs, les traiter comme une pure « fiction », les soumettre à un processus vague mais contraignant de normalisation visant à en effacer la dimension excessive, les aspects plus ou moins transgressifs, les formes extrêmes ou bizarres, conduit inévitablement aux mensonges et aux différente formes de refoulement.
Cela vaut pour les jeux de domination mais également pour toutes les autres situations illustrées par l’extrême diversité des productions pornographiques. Reconnaître la vérité (et la variété) des désirs qui s’expriment à travers ces productions ne signifie évidemment pas que ces désirs trouveront facilement à s’accomplir dans une relation individuelle ni qu’ils soient réalisables en d’autres lieux ni avec n’importe quels partenaires. La pornographie elle-même peut alors être une manière d’assumer et de gérer de tels désirs qui ne dépasseront pas alors le cadre d’une consommation voyeuriste.
Il est clair aussi que de nombreuses formes de désir ne trouvent pas à s’exprimer dans les productions pornographiques et leur sont même contradictoires (il suffit de penser à la sentimentalité que révèle la littérature « à l’eau de rose » qu’il serait également absurde de réduire à une pure « fiction » sans en comprendre la vérité profonde), mais il faut prendre en considération la variété et la réalité de ces désirs dans le cadre d’une éventuelle « éducation » qui ne soit pas simplement une entreprise de normalisation.

1. Pour éviter toute ambiguïté, je préciserai que les seules normes admissibles en matière de sexualité sont à mon estime celles de la loi condamnant en Occident les violences infligées à autrui (sans son consentement) ainsi que la pédophilie. La « normalisation » que vise l’éducation sexuelle (ou une certaine éducation sexuelle) concerne en revanche des comportements licites (au regard de la loi) mais que certains éducateurs estiment condamnables pour des raisons essentiellement morales.
2. Bien entendu, on trouve des films pornographiques avec une dimension narrative plus ou moins développée, mais ces éléments narratifs se caractérisent le plus souvent par leur manque de réalisme, le caractère artificiel et invraisemblable de la fiction étant alors très généralement souligné, et il faudrait être bien naïf pour croire que les situations mises en scène reflètent une quelconque réalité. Mais il est clair aussi que ces aspects narratifs ne retiennent que faiblement l’intérêt des spectateurs qui attendent évidemment autre chose, à savoir la représentation d’actes sexuels non « simulés ».
3. Les contempteurs de la pornographie affirment souvent que les actrices ne tourneraient ce genre de films que pour des raisons financières et qu’elles seraient donc essentiellement dans la simulation ; en revanche, il ne semble y avoir aucun doute sur l’authenticité du désir des acteurs masculins et de la jouissance qui accompagne leurs éjaculations spectaculaires (même si l’on sait aussi que beaucoup recourent à des produits comme le Viagra®…). Encore une fois, il ne s’agit pas ici de prétendre que les performances représentées ne sont pas largement « travaillées » et mises en scène de façon plus ou moins artificielle, mais il serait tout aussi absurde de prétendre que seules des contraintes externes (l’argent ou pire la violence) expliqueraient l’engagement des actrices dans ce type d’activités, et que leur participation subjective (comme celles des acteurs d’ailleurs) serait de nature fondamentalement différente de celle par exemples des sportifs en compétition (d’amateurs ou de professionnels).
4. Il est aussi absurde de penser que la vision d’images pornographiques gay pourrait transformer un hétérosexuel en homosexuel que de croire que des images de femmes soumises vont installer chez des jeunes gens des tendances profondes à la domination ou à la soumission. C’est la préexistence de ces tendances qui explique au contraire la consultation éventuelle de ce genre d’images.

dimanche 10 mars 2013

Trop sensible…

dessin pornographique bondage gay
Taille des dessins originaux : 24 x 32 cm

« Le colonel appela St. et l'entraîna à l'écart, dans l'ancien bivouac ennemi, en contrebas du sommet.
— Je vous relève de votre commandement, St., annonça-t-il sans préambule.
Sa figure, cette figure, cette face vieille et juvénile, tellement plus juvénile et plus sympathique que celle de St., était figée en un masque dur et sévère. St. sentit soudain son cœur battre à ses oreilles, mais il ne dit rien.
— C'est dur, je le sais. Et cette décision m'a été pénible. Mais je crois simplement que vous ne ferez jamais un bon officier de première ligne. J'ai mûrement réfléchi.
— C'est à cause d'hier matin ? demanda St.
— En partie... En partie. Mais il y a autre chose, au fond. J'ai l'impression que vous n'êtes pas assez dur. Je vous trouve trop mou, trop faible. Trop sensible. Vous avez trop de cœur… Je crois que vous vous laissez trop gouverner par vos nerfs, par vos sentiments. Comme je vous l'ai dit, j'y ai mûrement réfléchi.
St. ne disait rien, et soudain cette impression d'écolier pris en faute l'envahit à nouveau, le sentiment de culpabilité et la peur du «savon». Il n'arrivait pas à s'en défendre. C'était risible.
— A la guerre, les soldats se font tuer, reprit le colonel. On ne sort pas de là, St. Et un bon officier doit s'y résigner, accepter le fait, et calculer les pertes de vies humaines en fonction du gain éventuel. Je ne vous crois pas capable de le faire.
— Je n'aime pas voir mes hommes se faire tuer, c'est tout ! s'écria St. avec éclat, pour se défendre presque malgré lui.
— Naturellement, voyons ! Aucun bon officier n'aime ça. Mais le bon officier doit être capable de le supporter. Et parfois, il doit même être capable de leur en donner l'ordre !
St. ne répondit pas. »

samedi 2 février 2013

… et mon cerveau jouit, seul et silencieux, magnifiquement seul.

taille originale : 24 x 34 cm
« Je ne voulais que ça. Faire l'amour, tout le temps, sans rage, avec patience, obstination, méthodiquement. Aller au bout. Il était comme une montagne à escalader, et il me fallait arriver en haut, comme dans mes rêves, mes cauchemars. Le mieux aurait été de l'émasculer tout de suite, manger ce morceau de chair toujours dur toujours dressé toujours réclamant, l'avaler et le garder dans mon ventre, définitivement. »