![]() |
| « …une certaine banalisation de l'image pornographique… » |
« La lumière de la lampe, tamisée par l'abat-jour violet, s’évanouit sur la table. Les objets prennent une teinte somnambule, celle d'un rêve malsain ; on dirait qu'une main phtisique a caressé l’atmosphère, y laissant une langueur aristocratique.
![]() |
| « La question n'est pas morale : elle est esthétique et politique » Taille originale : 2 fois 21 x 29,7 cm et 29,7 x 21 cm |
Une cloche impitoyable sonne l’heure et me fait comprendre que je vis, tout en me rappelant que je souffre. Je souffre d’un mal étrange qui blesse en anesthésiant ; des amours malheureuses, des grandeurs incomprises, des idéaux infinis. Un mal qui m’incite à vivre dans un autre cœur, pour me reposer de la rude tâche de me sentir vivre en moi-même. Tout comme les assoiffés veulent de l’eau, ainsi j’aspire à ce que mon oreille entende une voix me promettant des douceurs envoûtantes ; j’aspire à ce qu’une petite main d’enfant se pose sur mes paupières fatiguées de veiller et apaise mon esprit rebelle, aventurier. C’est ainsi que je voudrais mourir, comme la lumière de la lampe sur les choses, répandue en ombres douces et tremblantes. »




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire