mercredi 23 février 2011

À l'intérieur du sexe féminin ?

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taille originale : 32 x 24 cm 
« C'est la distance à l'intérieur
Qui perd mesure
Jusqu'à l'immense
Il n'est plus qu'une sphère
Sans confins ni lieux,
Où le noir oscille
Comme un corps de monstre
Et très loin, perdu
Dans la masse énorme
Un œil qui regarde
Et qui brille à peine :
Le noyau de braise »

lundi 21 février 2011

Chacun pour soi…

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taille originale : 34 x 34 cm

« Autant ne pas se faire d'illusions, les gens n'ont rien à se dire, ils ne se parlent que de leur peines à eux chacun, c'est entendu. Chacun pour soi, la terre pour tous. Ils essaient de s'en débarrasser de leur peine, sur l'autre, au moment de l'amour, mais alors ça ne marche pas et ils ont beau faire, ils la gardent tout entière leur peine, et ils recommencent, ils essaient encore une fois de la placer. “Vous êtes jolie, Mademoiselle”, qu'ils disent. Et la vie les reprend jusq'à la prochaine où on essaiera encore le même petit truc. “Vous êtes bien jolie, Mademoiselle!…” »

Une société d'artistes

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taille originale : 24 x 34 cm

« La leçon émancipatrice de l’artiste, opposée à terme à la leçon abrutissante du professeur, est celle-ci : chacun de nous est artiste dans la mesure où il effectue une double démarche ; il ne se contente pas d’être un homme de métier mais veut faire de tout travail un moyen d’expression ; il ne se contente pas de ressentir mais cherche également à faire partager. L’artiste a besoin de l’égalité comme l’explicateur a besoin de l’inégalité. Et il dessine ainsi le modèle d’une société raisonnable où cela même qui est extérieur à la raison — la matière, les signes du langage — est traversé par la volonté raisonnable : celle de raconter et de faire éprouver aux autres ce en quoi on est semblable à eux.
On peut ainsi rêver une société d’émancipés qui serait une société d’artistes. Une telle société répudierait le partage entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, entre ceux qui possèdent et ou ne possèdent pas la propriété de l’intelligence. Elle ne connaîtrait que des esprits agissants : des hommes qui font, qui parlent de ce qu’ils font et transforment ainsi toutes leurs œuvres en moyens de signaler l’humanité qui est en eux comme tous. »

dimanche 20 février 2011

Un tourbillon attirant

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taille originale : 36 x 27 cm

« En quoi cet instant était différent d'autres instants similaires, durant lesquels, exactement comme à cet instant-là, il se décidait que j'étais sur le point de coucher avec une femme ? Je dis, “il se décidait” car même s'il est vrai — et naturellement, rien n'est plus naturel —, que je suis pour une bonne part dans ce genre de décision, et que j'apparais carrément comme l'initiateur, c’est du moins ce qu’il semble, ce n’est toutefois pour ainsi dire jamais une décision, au contraire, cela se présente à moi comme une aventure qui rend toute décision impossible, comme un tourbillon qui s’ouvre devant mes pieds, et alors, telle une cascade, mon sang assourdit en moi toute autre réflexion, et je connais parfaitement à l’avance l’issue de cette aventure, si bien qu’en ce qui concerne la décision, je ne déciderais sans doute pas, si j’en avais la possibilité, de me décider à une telle aventure. Mais c’est peut-être justement cette contradiction, ce tourbillon qui m’attirent. Je ne sais pas, je ne sais pas. Car cela m’est déjà arrivé plus d’une fois, la même chose et de la même façon, si bien que je dois déduire de cette répétition régulière une sorte de loi qui me meut et me dirige en secret : une femme, avec son sourire timide, sa démarche glissante, ses cheveux défaits, avec le masque archaïque de la servante aux pieds nus demande doucement et modestement qu’on la laisse entrer, que dois-je dire pour ne pas devoir dire cette banalité que je dirai quand même, car que pourrais-je dire d’autre, puisque cette ruse marche depuis la nuit des temps, et de surcroît, merveilleusement : elle demande que je la laisse entrer dans mon ultimum moriens, c’est-à-dire dans mon cœur, là elle regarde autour d’elle avec un sourire aimable et curieux, elle touche à tout avec ses mains délicates, elle aère les coins renfermés, époussette ceci, jette cela pour y mettre ses propres affaires, elles s’y installe joliment, confortablement et irrésistiblement, jusque qu’à ce que je me rende compte qu’elle m’en a complètement chassé, si bien que c’est avec angoisse, comme un étranger exilé, que je rôde autour de mon propre cœur qui ne m’apparaît plus que comme une lointaine porte fermée, comme aux sans-logis les foyers chaleureux des autres ; et bien souvent, je ne pouvais réemménager que si je venais en tenant par la main une autre femme que j’installais à son tour. »

Débandaison ?

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taille originale : 42 x 29,7 cm
« J'ai vu l'homme à la torche faible, ployé et qui cherchait. Il avait le sérieux de la puce qui saute, mais son saut était rare et réglementé.
Sa cathédrale avait la flèche molle. Il était préoccupé. »



dessin erotique penis masturbation
taille originale : 29,7 x 42 cm

samedi 19 février 2011

En état d'ébriété

Taille originale : 34,5 x 24 cm
(collage de deux dessins originaux)

« Qu’est-ce que cela peut signifier sinon, comme tous les observateurs l’ont noté en Sibérie orientale, que l’urine du consommateur d’amanite était hautement estimée ? Bue par un comparse ou par l’intoxiqué même, elle a le don de causer ou de renouveler la même ivresse que celle provoquée par l’ingestion du champignon frais ou, le plus souvent, séché. Bien mieux : les documents ethnographiques relatifs aux Paléo-asiatiques donnent à penser que cette urine pouvait être préférable à la substance première ; plus puissante, disent les uns, ou, d’après d’autres, parce que certains composés chimiques, présents dans le champignon et responsables de symptômes désagréables, s’élimineraient au cours de leur passage dans le corps, tandis que le ou les alcaloïdes hallucinogènes seraient préservés. Les Sibériens pratiquaient donc deux modes de consommation distincts : soit du champignon lui-même, soit de l’urine excrétée par une personne en état d’ébriété. »

Visite au musée

Montage numérique avec dessin original

Ce dessin, déjà publié, jouant sur l'agrandissement a été placé ici dans un contexte réaliste pour que les spectateurs puissent en apprécier plus facilement les dimensions.