samedi 20 juillet 2019

Cours d’éducation sexuelle

Introduction

Ce document expose les compétences terminales que les élèves devront avoir acquises à l’issue de leur scolarité secondaire.
Former les adolescentes par l’éducation sexuelle et par l'incitation à la création érotique est un défi à relever en ce temps qui néglige encore trop souvent la sensibilité et l'imagination ! Mais, pour l'enseignante qui y répond, c'est la satisfaction unique de travailler au développement et à l'épanouissement de facultés autres que cognitives.
L'éducation sexuelle permet de percevoir le monde, et d'y réagir, par des voies différentes, par les sens avant tout.
Par l'éveil de la sensibilité érotique et par son exercice, elle apprend aux adolescentes à exprimer et libérer leurs sentiments et leurs émotions jusqu’à l’orgasme. Par l'approche des multiples activités sexuelles, elle provoque la curiosité, révèle la diversité des personnes et de leurs cultures érotiques et apprend à les respecter. Par la compréhension et l'appropriation d'éléments des langages et des techniques sexuelles, elle engage à la pratique et à la création personnelle en matière sexuelle.
Ainsi, l'éducation sexuelle rencontre largement les objectifs généraux de l'éducation, c’est-à-dire « promouvoir le développement de la personne de chacune des élèves », les rendre « aptes à prendre une place active dans la vie érotique », « être des citoyennes capables de contribuer au développement d'une société sensuelle et charnelle, ouverte aux autres sexualités ».

Principes généraux

Les compétences digitales, linguistiques, vaginales, phalliques, clitoridiennes, labiales, anales ou de toute autre nature ne seront ici distinguées que par souci de clarté et de précision méthodologiques. Ces compétences, qui dans la réalité sont rarement séparées, seront autant que possible associées et combinées dans les activités d’apprentissage sexuel comme le suggèrent les nombreux recoupements entre les différents volets de ce document.
En outre, ces compétences ne se développent ni ne s’évaluent dans l’absolu, mais toujours en fonction des relations sexuelles réelles ou vraisemblables où elles entrent en (inter)action. On veillera donc à organiser l’exercice de ces compétences dans le cadre de séquences didactiques de complexité croissante au fur et à mesure de l’apprentissage orgasmique.
Toutes les compétences appartenant à l’éducation sexuelle doivent être sollicitées en continuité durant la scolarité obligatoire dans l’objectif de l’amélioration de la santé, de la sécurité, de l’expression et de la culture érotiques, finalités premières de l’éducation sexuelle. Pour développer ces compétences, la professeure d’éducation sexuelle proposera des activités diversifiées qui mettent en œuvre toutes les dimensions de la sexualité (cognitives, sensorimotrices, affectives, sociales et bien évidemment érotiques).
Remarque : les élèves féminines, masculines ou autres devront exercer chacune des compétences énoncées ci-après. Leur maîtrise s’opère progressivement et chaque niveau de maîtrise intègre le précédent.
Remarque complémentaire : les notes en bas de page font pleinement partie de ce texte officiel et doivent donc être lues avec attention.


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À la découverte du clitoris

Le clitoris est l’organe essentiel de la sexualité humaine à cause de son extrême sensibilité mais également de sa complexité. Loin de se limiter à sa face visible, il se caractérise par une architecture raffinée et multiforme qui en fait tout l’intérêt et tout le charme. Grâce à des études scientifiques approfondies, nous savons aujourd’hui que ses ramifications s’étendent à l’ensemble de la région pelvienne (surnommée fémininement la chatte) et conditionne un grand nombre des réactions de plaisir même si d’autres organes comme les seins, l’anus, la bouche ou le lobe de l’oreille peuvent également contribuer de façon majeure à l’effet orgasmique (anciennement appelé extase érotique[1]).
C’est un organe très supérieur au pénis qui n’est plus l’attribut que d’une minorité[2]. Ce dernier en effet est d’une manipulation extrêmement simple et mécanique qu’il n’est guère la peine de détailler. Pour les plus novices, précisons néanmoins qu’un simple mouvement de va-et-vient suffit à déclencher après quelques secondes (au maximum quelques minutes) l’orgasme (appelé archaïquement éjaculation) de ces personnes.
L’approche du clitoris devra donc se faire de façon essentiellement pratique. Les élèves les mieux disposées[3] seront invitées à s’asseoir sur les pupitres spécialement conçus à cet effet qui doivent leur permettre d’exhiber facilement leur sexe avec les jambes bien écartées à une hauteur qui permettra aux autres d’apercevoir la merveilleuse architecture de cet organe. On incitera ces élèves à bien écarter les fesses pour que, par ailleurs, le spectacle à la fois instructif et récréatif de leur anus n’échappe à personne.
Chacune, chacun sera ensuite invitée à explorer les chattes ainsi exposées, que ce soit avec les doigts, la langue, les lèvres ou tout autre organe (charnel ou mécanique) à disposition. L’enseignante (ou plus rarement l’enseignant) fera bien observer aux participantes et participants la subtilité sensorielle de cet ensemble constitué à la fois du clitoris apparent, des lèvres adjacentes et du vagin subjacent. Prestance, habileté, dextérité et subtilité linguale seront ici nécessaires pour susciter l’émoi et le spasme humide. Seules des qualités empathiques remarquables peuvent en effet suppléer à des compétences qui ne peuvent s’acquérir que par des exercices continus et répétés.
Il s’agira notamment pour chacune d’ajuster ses mouvements à cette situation élaborée et fragile, de percevoir et de mémoriser les mouvements rythmiques indispensables, et surtout d’exprimer par le geste et l’attitude corporelle des structures rythmiques de plus en plus complexes, seule ou en partenariat. Enfin, chaque élève devra exprimer une émotion par sa voix et ses mouvements en agissant sur les paramètres du mouvement expressif (temps, espace, énergie) en évitant des formulations sommaires et trop parlantes (« je t’ai bien fait jouir, salope ! » serait en l’occurrence malvenu).

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L’exercice de fellation

Après les élévations dionysiaques du clitoris, l’on doit aborder brièvement les mécanismes subalternes et relativement grossiers de la fellation. La sexualité masculine, qui devient de plus en plus marginale, se caractérise par son caractère fruste et primitif. Son principe actif réside dans l’attention que l’on consent à porter à son organe surnommé familièrement la bite ou plus ridiculement le pénis. Il suffit de faire croire à cet organe (ou éventuellement à son détenteur qui se confond très généralement avec lui) qu’on l’admire ou même qu’on l’aime pour provoquer précipitamment son ébranlement puis son spasme (qui aboutit très généralement à son affaissement et à sa décrépitude). Cette croyance s’obtient facilement par une mise en bouche suivie par un mouvement aussi sommaire que répété de va-et-vient qui conduit à un orgasme rapide. Le foutre qui en résulte sera facilement avalé pour complaire à son émetteur.
D’autres techniques peuvent éventuellement être utilisées, et, si certains auteurs anciens tels que le marquis de Sade ont prétendu que des raffinements précieux sont nécessaires en la matière, l’expérience a largement prouvé qu’il n’en était rien et que des pratiques manuelles élémentaires suffisent à provoquer l’éjaculat (un sourire béat et faussement naïf produit généralement le même résultat). On ne s’attardera donc pas en de longues considérations théoriques.
S’il sera évidemment exigé de quelques élèves masculines[4] qu’elles exhibent leur grossier engin (que chaque élève sera invitée à manipuler et même à malmener si l’envie l’en prenait), ce sont d’autres masculines qui pratiqueront en l’occurrence les fellations demandées. Elles sont en effet les mieux à même de montrer à leurs condisciples (féminines) comment adapter leurs mouvements à la manipulation de cet objet rudimentaire, comment ajuster ces mêmes mouvements à cette situation simple et fruste, comment enfin percevoir un rythme binaire qui doit être amplifié par une action motrice primitive mais obstinée. L’exercice régulier est ici indispensable même s’il demande un effort physique démesuré par rapport au bénéfice escompté.

La sodomie comme coopération socio-motrice

Étant fondamentalement contre-nature, la sodomie doit être pratiquée de façon intensive et faire l’objet d’un apprentissage régulier et approfondi. C’est une pratique qui exige en effet endurance, souplesse, vélocité, force et puissance alactique (c’est-à-dire la capacité à exécuter des mouvements explosifs, familièrement résumée par l’expression « démonter le cul » ou même « exploser le cul »). Force et puissance alactique ne peuvent cependant être travaillées de manière systématique avant la maîtrise parfaite de la souplesse et de l’endurance nécessaires à l’exercice.
Ici aussi, les élèves masculines seront en priorité mises à contribution de façon privilégiée dans la mesure où la largeur de leur anus est plus apte à une première intromission. Elles seront éventuellement invitées à pratiquer des exercices préalables à domicile, car une bonne condition physique ne s’acquiert pas en une ou deux heures scolaires et exige un entraînement régulier (comme d’ailleurs la conjugaison des verbes irréguliers). Il sera particulièrement plaisant que les mauvaises élèves masculines, rétives aux travaux domiciliaires, soient les premières à prêter leur orifice anal aux pratiques exploratoires de leurs condisciples, que ce soit par l’entremise de leurs doigts ou de godemichés plus conséquents. Il faut en effet que ces dernières apprennent par la pratique à coordonner leurs différents mouvements, à savoir : pousser, manipuler, enfoncer, retirer, enfoncer plus profondément des objets en fonction de leurs caractéristiques propres (nature, forme, poids, fragilité, encombrement…). Il importe également que toutes les élèves masculines soient sodomisées, même si elles n’y consentent pas formellement, car les compétences acquises en la matière leur serviront tout au long de la vie, leur permettant d’agir avec fair-play, dans la sodomie active ou passive, dans le respect de leurs partenaires et la soumission bienvenue à leurs exigences légitimes.
Bien entendu, toute élève (féminine) ayant déjà acquis des compétences en cette matière complexe pourra exhiber sa maîtrise technique, à savoir sa capacité à dominer l’utilisation des éléments techniques propres à cette spécialité, tout en faisant montre d’autonomie, à savoir sa capacité à découvrir, à développer et à produire seule une activité sexuelle de qualité équivalente à celle que la formation dispensée est censée lui garantir. Il n’y a en effet rien de plus plaisant pour les novices que d’admirer les performances sodomites (qu'il s'agisse de pénétrer ou d'être pénétrée) d’une élève plus avancée ainsi que la créativité de cette élève, à savoir sa capacité de se servir librement d’un langage sexuel connu d’elle ou élaboré par elle en vue d’une réalisation originale.


taille originale : 24,4 x 34,5

Perversions et pornographie

On l’a dit et répété, les compétences sexuelles que l’enseignement vise à faire acquérir à toutes les élèves ne sont pas exercées en vue d’un examen final, aussi prestigieux soit-il (comme le concours interfacultaire des meilleures sodomites), et elles doivent pouvoir être mobilisées dans toutes les circonstances de la vie. Il est donc indispensable que les élèves multiplient les expériences et partent à la découverte — à leur propre rythme et selon leur propre cheminement — de toutes les formes de la sexualité humaine. Or celle-ci, rappelons-le, est une activité pleinement médiatique, mettant en relation des organes, des émetteurs et des récepteurs sensoriels aussi riches que variés. L’éducation sexuelle doit donc être conçue de façon interdisciplinaire et être mise en relation notamment avec l’éducation aux médias.
Il est nécessaire que les élèves aient précocement une connaissance de la richesse des productions pornographiques de toutes sortes, qu’il s’agisse de littérature, de cinéma, de vidéos, de photos ou d’arts graphiques. C’est là qu’elles découvriront la variété des pratiques sexuelles envisageables, qu’il s’agisse de triolisme, de cunnilingus, d’ anilinctus, de bukkake, de double ou de triple pénétration, de douche dorée, de bondage, de pinces à tétons, de fétichisme de la chaussette malodorante, de formicophilie ou encore de la recherche de la sainteté. On ne peut à ce propos que conseiller une visite régulière du site de l’Éducation Nationale qui comprend un nombre considérable de ressources pornographiques susceptibles d’enrichir les imaginations des unes et des autres.


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1. Ce n'est que par respect des vieillardes que l'on a conservé certaines expressions anciennes, devenues insignifiantes dans le Nouveau Régime.
2. Pour rappel, les personnes masculines, du fait de leur extrême sensibilité aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens, sont aujourd'hui victimes d'un déclin continu et ne constituent plus qu'une minorité de la population globale (moins de 33%). En outre, la diminution de leur quotient intellectuel (longtemps niée pour des raisons purement idéologiques mais causée à la fois par des facteurs environnementaux et par leur irrépressible propension paresseuse) a contraint la plupart d'entre elles à abandonner au profit des femmes les différents postes de responsabilité et de pouvoir qu'elles occupaient sous l'ancien régime. L'auto-immolation par le feu d'Éric Zemmour en 2032 a été la dernière flammèche de ce déclin social et écologique.
3. La Révolution qui a mis fin à l'Ancien Régime a aboli la propriété privée, et tous les biens sont désormais à disposition de chacune d'entre nous. Il n'a pas été formellement établi que le corps propre était désormais un bien commun, mais il est généralement admis que toutes doivent faire preuve en ce domaine d'une grande libéralité comme la personne du Christ offrant son corps pour le salut de toutes.
4. L'on a définitivement renoncé à désigner ces personnes par l'ancien genre masculin, aujourd'hui totalement dévalorisé. Pour faciliter l'intégration et l'assimilation de ces personnes, l'on a préféré, même si c'est un peu artificiel (et immérité), les confondre avec le genre dominant.

dimanche 9 juin 2019

Ethnologie/éthologie

Bernard, le responsable financier s’en est pris au service clients et plus particulièrement au secteur comm’ qui prétendait lancer une nouvelle campagne sur Internet. Bernard s’emporta : une telle campagne n’avait aucun sens, il fallait aller au contact des clients, nos produits étaient trop spécifiques, la fibre de verre, ça ne se vendait pas comme des boissons gazeuses… Il ne le dit pas, mais il pensait que les membres de ce service préféraient rester assis dans leur bureau à concevoir de belles affiches et de beaux visuels plutôt que d’aller démarcher les entreprises spécialisées susceptibles d’acheter nos produits. John, le responsable du service clients, renvoya la balle en signalant que nos produits étaient trop chers et souffraient de la concurrence asiatique. C’est sur les coûts qu’il fallait travailler. Mais répliquait Bernard, c’est justement une question de coût et, dans la période difficile qui était la nôtre, c’était absurde de lancer de nouvelles campagnes de communication aussi chères… Elisabeth, l’ingénieure en chef, se sentant mise en cause pour les frais de production, intervint pour signaler que le processus était déjà automatisé au maximum, et que toute réduction d’effectifs aurait une répercussion sur la qualité, précisément parce que le service clients ne ramenait plus que de petites commandes, très précises, qui demandaient à chaque fois une relance du processus avec de nouvelles spécifications. Comme responsable des ressources humaines, je n’avais pas grand-chose à dire. Si l’on prétendait encore une fois diminuer les salaires des ouvriers et employés, l’on devrait une nouvelle fois faire face à des blocages et des arrêts de travail…

Art public…

Bernard était visiblement le plus énervé, et je m’adressai à lui en premier : « Écoute, est-ce que tu veux me sodomiser ? Je pense que ça te fera du bien et que tu te sentiras mieux après… » Il me répondit brutalement en ouvrant son pantalon : « Oui, viens-là, je vais t’enculer et même te défoncer le cul, ma petite pute ! Mais d’abord tu vas me sucer à genoux. Allez, viens-là ! »

Je m’exécutai et, à genoux, je pris immédiatement sa bite en bouche. Elle gonfla instantanément entre mes lèvres, et je commençai à la pomper aussi rapidement que possible sans pouvoir cependant l’avaler en entier. Mais, tout à sa colère, Bernard me saisit par les cheveux et s’enfonça en moi jusqu’aux couilles, quitte à me faire m’étouffer et sangloter. Je bavai abondamment sur sa bite tandis qu’il allait et venait dans ma bouche sans ménagement. Il ricana : « C’est sûr que tu es le meilleur gestionnaire de ressources humaines que je connaisse ! »

Puis il me fit relever, me retourna comme une crêpe, fit tomber mon pantalon et entreprit de m’enculer après m’avoir couché sur le bord de la table. Il cracha sur sa bite juste avant de l’introduire entre mes fesses, mais il allait réellement m’éclater le cul avec un engin d’une telle dimension. Heureusement, en tant que responsable RH, j’avais toujours un tube de lubrifiant avec moi. Je sollicitai de sa part un minimum de bienveillance, et il accepta de lubrifier son robuste engin avant de me l’enfoncer dans le cul. « Mais oui, ma biche, je vais te baiser avec toute la délicatesse comptable dont je suis capable ! », dit-il avant de plonger son vit d’un seul mouvement entre mes fesses. Même lubrifié, celui-ci me défonça brutalement, mais, après quelques instants, je ne ressentis plus aucune douleur mais seulement l’agréable sensation de ses mouvements animaux. Bernard en profita pour saisir ma queue par en-dessous et la branler tout en la tordant par instants en me traitant de chienne en chaleur. Et il est vrai que je bandais sans retenue.

Voué à la démolition…
taille originale : 21 x 29,7cm
Après démolition et reconstruction

Il ne me restait plus qu’à appeler John pour le convaincre de se joindre à nous et de sceller notre réconciliation professionnelle. Je lui promis de le sucer passionnément aussi longtemps qu’il le souhaiterait, et je l’assurai que j’avalerais tout le foutre qu’il voudrait bien m’octroyer. Ma proposition était sans doute plus convaincante qu’une campagne de communication sur Internet, et il se rapprocha bientôt pour que je le suce profondément. Il n’était pas dominé par la même colère brutale, et il m’encouragea plutôt à faire preuve d’investissement et de dextérité dans la tâche qui m’était confiée. Je n’hésitai pas à le sucer avec fougue, à lécher la hampe puis à avaler le gland, à pomper cette queue bien raide jusqu’aux couilles. Celles-ci étaient également l’objet de toute mon attention, et elles furent bientôt luisantes de salive.

Du coin de l’œil, je vis alors Elisabeth se départir de son altière attitude d’ingénieure en chef et s’installer au bord d’une chaise, les jambes écartées, les pieds relevés sur le bureau. Elle avait remonté sa jupe et baissé sa culotte noire qui pendait à présent à sa cheville gauche. Elle se branlait lentement en contemplant le spectacle que nous lui offrions. Bientôt, les deux querelleurs se mirent d’accord pour changer de position, me déshabiller entièrement et me faire coucher sur le dos au milieu de la table. Bernard, comme il le répétait, tenait absolument à me défoncer le cul, et celui-ci était en effet tellement ouvert que je sentais le battement régulier de ses couilles contre mes fesses. C’était terriblement excitant, surtout que John vint s’asseoir au-dessus de mon visage en m’ordonnant (à moins que ce ne fut qu’une suggestion !) de lui lécher les couilles avant de rendre un hommage profond à son cul. Beaucoup de foutre fut répandu, même si je ne souviens plus dans quel ordre. L’atmosphère professionnelle était en tout cas redevenue sereine et chacun put retourner avec une nouvelle motivation à ses tâches ordinaires.

Je rentrai dans mon bureau où je retrouvai Ousmane, le stagiaire burkinabé que j’avais accepté d’accueillir dans l’entreprise depuis une dizaine de jours. Je lui fis un compte-rendu succinct de la réunion à laquelle je venais de participer. Il n’était évidemment pas question qu’un stagiaire participe, même comme simple observateur, à ces réunions de direction qui abordaient notamment certaines questions personnelles. Il prit néanmoins de nombreuses notes dans le petit cahier vert qu’il avait toujours avec lui.

Puis l’ensemble de l’équipe des ressources humaines retourna à ses occupations ordinaires : établissement des horaires, vérification des prestations, plan de formation, demandes individuelles multiples… La semaine se déroula sans incidents majeurs. Ousmane s’intéressait aux occupations de chaque membre de l’équipe en évitant de trop déranger le travail. Les téléphones sonnaient régulièrement, et il était sans doute difficile pour lui de comprendre la teneur des discussions. Et puis chacun retournait à son écran d’ordinateur, bientôt plongé dans une lecture en apparence studieuse, interrompue seulement par la frappe de quelques lignes sur le clavier.

Espace muséal

Et puis les choses se précipitèrent. La réunion avec les représentants syndicaux se passa mal. On reparla d’augmentations salariales et l’on répondit que des investissements étaient nécessaires. De nouveaux engagements furent contestés alors que l’on voulait licencier des intérimaires. Je compris que l’info ne pouvait venir que de mon équipe. Quelqu’un, quelqu’une avait lâché des infos confidentielles, volontairement ou involontairement. L’on répliqua qu’aucune décision n’était encore prise. Un des délégués était particulièrement agressif. Il rappela des événements anciens dont personne ne se souvenait. Il ressassa le manque de confiance. J’étais excédé, constamment obligé cependant de mesurer mes propos. J’eus une parole malheureuse : les travailleurs étaient là pour travailler, pas uniquement pour se plaindre. Je dus m’excuser.

Je rentrai dans mon bureau furieux contre moi-même et contre l’équipe. Je convoquai Irina, Isabelle et Abdel dans mon bureau. Je ne savais pas si les portes et les parois vitrées empêchaient réellement les autres personnes du plateau d’entendre ce qui se disait, surtout si la colère faisait monter le ton des voix. Je compris rapidement que c’était Isabelle la source des fuites. Elle prétendait qu’il fallait jouer franc jeu, ne pas masquer les mauvaises nouvelles… Je lui répondis que c’était une question de timing, et que précisément elle, elle n’avait pas joué franc jeu avec moi… Ce n’était pas du travail d’équipe… Elle me reprocha de ne pas être assez souvent sur le terrain. Je m’emportai. C’était à elle d’y aller, sur le terrain. Moi, j’avais bien d’autres choses à gérer. Moi, j’étais disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre heures et sept jours sur sept. Elle répliqua que ce n’était pas vrai, que c’était vrai à une certaine époque mais plus maintenant, c’était Elisabeth qui intervenait le plus souvent quand il y avait un problème de production. « Toi, ajouta-t-elle, tu n’arrives que quand il y a une ouvrière qui se blesse la nuit, et c’est rarissime. » Sa mauvaise foi m’ulcéra : « Tu me traites de menteur ! tu dis que je mens, c’est ça, répliquai-je. Mais toi, toi, tu préfères… tu préfères boire des bières en regardant le foot et avoir des soirées tranquilles, c’est ça ! oui ! » Elle s’approcha soudainement de moi et je crus qu’elle allait me gifler. Irina se glissa entre nous et saisit Isabelle par les poignets : « On se calme, là. C’est un malentendu, juste une différence de timing, on ne va pas s’empoigner pour ça. » Elle appela Abdel à la rescousse. Parla un instant à l’oreille d’Isabelle. Puis se tourna vers moi.

« Tu veux que je te branle ? — Non, ça ne suffira pas, je suis trop énervé, tu as entendu comme elle m’a traité ? Elle m’a insulté, je suis sûr qu’elle m’aurait giflé… — Quoi alors ? tu veux me baiser ? tu veux baiser Abdel ? — Non, je veux la baiser, elle ! — Non, c’est pas une bonne idée, ça. Tu ne vas pas être gentil, tu vas être brutal comme un chimpanzé… alors que tu es plutôt du genre lapin frétillant, non ? Tu as besoin d’une chatte accueillante plutôt, hein ! » Puis elle se retourna vers Isabelle qui embrassait déjà Abdel.

taille originale : 21 x 29,7

Tout le monde se déshabilla. Irina se coucha en me faisant face sur le grand canapé dont le dossier avait été rabattu au sol, tandis qu’Isabelle s’allongeait à côté d’elle mais en sens inverse, écartant les jambes pour se faite pénétrer par Abdel de l’autre côté. Irina prit les choses en main et commença à me branler. Puis, quand je fus suffisamment dur, elle frotta mon gland contre sa chatte qui fut rapidement trempée. Elle faisait aller ma bite de haut en bas, le long de sa chatte. Elle me glissa à l’oreille : « Détends-toi, tu as tout ton temps, tu vas me baiser longuement tout à ton aise… » C’est elle encore qui me fit pénétrer quand elle estima qu’elle était suffisamment mouillée. Je m’enfonçai en elle. C’était bien sûr délicieusement chaud et humide. Je jetai un coup d’œil sur Abdel qui allait et venait dans le grand corps d’Isabelle. Malgré ma colère, je ne pus m’empêcher d’être troublé à la vue de cette femme magnifique à la peau blanche, aux longs cheveux noirs, aux seins gonflés, aux formes arrondies et fermes, à la toison noire aussi contre laquelle venait battre le bas-ventre d’Abdel. Sa queue allait et venait entre les cuisses ouvertes comme moi-même j’allais et venais dans le ventre d’Irina. Je déclenchai la sono à distance pour que nous puissions entendre le célèbre « Erbarme dich, mein Gott » de la Passion de Saint Matthieu de Bach et donner un peu d’élévation et d’apaisement à nos âmes tourmentées. Vivaldi et la Stravaganza apporteraient ensuite de la légèreté à nos élans lubriques.

J’embrassai Irina dans le cou. Elle m’embrassa sur la bouche. Je caressai ses cheveux, ses épaules, ses seins menus, ses hanches minces et dures. Je saisis ses fesses rondes et fermes. Elle m’accompagnait de mouvements secs et nerveux mais intenses. Même si, appuyé sur mes deux jambes, je pouvais la pénétrer facilement, ses bras et ses jambes étaient agrippés à moi d’une telle façon qu’elle manœuvrait pour me sentir venir en elle à son rythme. Elle me baisait plus que je ne la baisais avec une passion communicative. J’avais envie d’elle, j’avais envie de baiser encore et encore avec elle jusqu’à l’épuisement total de mes ressources humaines.

Mais elle décida de changer de position et de stratégie. Elle se releva et vint se positionner tête-bêche à quatre pattes au-dessus d’Isabelle, offrant sa chatte à lécher à sa collègue. Abdel et moi les regardions faire sans intervenir. Je détournai un instant le regard de ce spectacle estimable et j’aperçus à travers la vitre Ousmane en train de nous observer. Je l’invitai d’un signe de la main à nous rejoindre, mais il déclina l’invitation. Je lui refis un signe mais il me sourit en refusant à nouveau de la tête. Il sembla se détourner mais je vis qu’il continuait à nous observer. Cette fois, il ne notait rien dans son petit carnet qu’il tenait pourtant toujours à la main.

Je me repositionnai derrière Irina (à quatre pattes donc), frottant ma bite au bord de sa chatte, commençant à la pénétrer avec une douce insistance. Le visage d’Isabelle (couchée sur le dos) m’apparut en-dessous des fesses de sa collègue. Cela m’excita. Je m’enfonçai lentement dans la chatte offerte. Puis je me retirai tout aussi lentement. Le visage d’Isabelle apparaissait et disparaissait à chaque mouvement. Sa bouche ouverte, sa langue en action sur le clito d’Irina m’échauffaient les sangs. J’aurais voulu jouir immédiatement et me répandre sur ce visage offert. Mais comme responsable des ressources humaines, il m’incombait de rester maître de mes émotions et de privilégier la libre expression de la jouissance chez mes collègues. Abdel s’était lui aussi remis à l’ouvrage. Son corps musclé à la peau mate était couvert de légères gouttes de sueur.

Je proposai à Irina de l’enculer, ce qu’elle accepta, mais elle jouit bientôt sous les habiles coups de langue d’Isabelle. Abdel se retira et, à son tour, entreprit de lécher la chatte d’Isabelle. Elle jouit bientôt de façon équitable.

partie de foot

Je m’étais retiré du cul d’Irina et attendais la suite des événements. La colère nous avait-elle vraiment quittés, Isabelle et moi ? On se retrouva face-à-face. Elle me dit : « Allez ! couche-toi par terre, je vais te faire jouir. » Je lui obéis et elle vint se placer debout au-dessus de moi, les jambes légèrement écartées. Je crus qu’elle allait s’accroupir mais elle m’ordonna : « Branle-toi et ouvre la bouche ». Je devinai instantanément ce qu’elle allait faire mais, en même temps, je ne parvenais pas à imaginer qu’elle fût capable d’une telle audace. Ses deux collègues à côté d’elle, elle attendit un court instant avant de commencer à me pisser dessus. Le jet m’éclaboussa le torse, le visage, les cheveux, puis elle le dirigea plus précisément vers ma bouche en m’ordonnant encore : « Avale ! ». Son audace me transcenda, et, en quelques secondes à peine, j’éjaculai quelques longs jets qui me parurent suffisamment puissants pour devoir s’élever jusqu’à ses fesses et ses cuisses ouvertes, même si ce fut certainement une illusion. Elle se vengeait manifestement, elle me punissait de toute sa colère passée, mais elle savait aussi que l’humiliation serait finalement moindre que l’excitation qui m’envahirait au même moment. Je me relevai. Je la traitai de salope, elle me traita de pervers. Le ressentiment avait disparu. Ousmane nous observait toujours mais prenait à nouveau quelques notes. Je ne comprenais pas pourquoi il ne nous avait pas rejoints. Son impassibilité m’impressionnait mais me paraissait également un peu étrange.

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Le travail reprit. Les jours se succédèrent, les réunions s’enchaînèrent. Ousmane m’accompagnait dans la mesure du possible, me posait de multiples questions et notait consciencieusement mes réponses. Il eut l’occasion de questionner des collègues directs ou plus lointains. Je dus lui faire un organigramme commenté de toute l’entreprise. Il m’interrogea plus particulièrement sur la manière dont j’envisageais les rapports hiérarchiques. Il notait rapidement mes réponses dans son carnet mais s’abstenait de tout commentaire. Il avait toujours le même visage sérieux, le même regard concentré et, par instants, un léger sourire aux lèvres.

Son stage dura six semaines après lesquelles il dut retourner au Burkina. Il me remercia de ma collaboration, et je le remerciai de l’intérêt qu’il avait longuement porté à notre entreprise et à nos activités. Je lui demandai de nous envoyer son rapport de stage, une fois qu’il serait terminé. Il me le promit.

La situation de l’entreprise restait mauvaise. Il fallait envisager de nouveaux départs, une augmentation de la productivité, une rationalisation des activités… Mais les branches mortes avaient déjà été coupées. Une rencontre avec les syndicats fut à nouveau mise sur pied. Les représentants du personnel nous traitèrent de menteurs. Ils affirmèrent que nous étions au courant depuis longtemps des projets de restructuration. C’était faux, mais nos arguments ne convainquirent pas. La décision était prise et irrévocable. La réunion se termina sans accord avec une colère qui montait rapidement.

En sortant de la rencontre, je fus pris à partie par des ouvriers qui m’attendaient à l’extérieur. Ils me repoussèrent dans le local de réunion. Le ton monta rapidement. Je m’énervai. Je ne contrôlais plus la situation. Personne ne m’arracha ma chemise comme c’était arrivé il y a quelques années à un directeur des ressources humaines fuyant une meute déchaînée devant les caméras. Mais je dus quand même baisser pavillon. Je fus obligé de consentir à de multiples gestes de conciliation et d’ouverture. Toute superbe était désormais ignorée. Je cédai aux multiples exigences qui m’étaient exprimées. Deux employées également présentes s’en prirent aux attributs de ma fonction, ce qui déclencha une hilarité générale. Je m’activai encore et encore pour satisfaire les multiples demandes qui m’étaient faites. Je renonçai à toute fierté et à toute idée de résistance. Je fus longuement assiégé de tous les côtés. Les uns et les autres se succédèrent pour me faire rendre gorge ou, à défaut, pour satisfaire leurs plus vifs instincts. Finalement, je refusai de modifier le protocole d’accord proposé par la direction mais je dus me soumettre à une véritable cérémonie de contrition sous la forme d’un bukkake de foutre et de pisse mêlés. Chacun et chacune put ainsi me faire part de son ressentiment, alors même que leurs revendications sur leur avenir salarié restaient insatisfaites.

Pour la direction, l’essentiel était acquis. Même si personne ne fit allusion au déroulement de la négociation, Christine me fit part de la satisfaction générale qui régnait dans les sphères dirigeantes. Seule l’ingénieure en chef, Élisabeth évoqua brièvement ses difficultés à mettre en œuvre les réductions de personnel décidées. Les contrôles de qualité allaient s’en ressentir. Il faudrait sans doute envisager que certains ou certaines prestent des heures supplémentaires, ce qui risquait de créer de nouvelles tensions.

Erbarme dich, mein Gott

Le travail reprit. Je croisais régulièrement des ouvriers et des ouvrières qui m’adressaient un sourire entendu. Finalement, je pouvais me dire que j’avais bien assuré comme responsable des ressources humaines et que j’avais réussi à rétablir une forme d’harmonie au sein de l’entreprise. Harmonie était sans doute trop fort. Au moins une forme minimale d’entente. L’été approchait, et les vacances prochaines devraient faciliter le retour au rythme normal des choses.

Quelques semaines plus tard, Christine me convoqua dans son bureau sans préciser de motif. Elle me demanda de fermer soigneusement la porte et s’adressa à moi presque à voix basse. Elle me montra une espèce de tiré-à-part d’une vingtaine de pages. Je reconnus le nom d’Ousmane. Elle me demanda si j’en avais connaissance. Mais non, c’était la première fois que je voyais ce texte. Elle me conseilla de le lire rapidement mais en toute discrétion. Elle me reverrait quand je l’aurais fait. Un peu désorienté, je retournai dans mon bureau.

Le texte que je lus m’étonna, me stupéfia même, avant de me faire pleurer. Ousmane n’était pas, je le compris rapidement, un stagiaire en ressources humaines mais un ethnologue formé dans une des plus prestigieuses universités d’Afrique occidentale. Il était venu nous observer sous une fausse identité, ce qu’il justifiait par un long développement méthodologique en prétextant la nécessité de ne pas adopter un regard en surplomb qui aurait modifié nos comportements et attitudes. Il citait notamment à ce propos l’ouvrage de Robert Linhart, L’Établi, que j’avais lu au cours de mes études mais que j’avais rapidement oublié. L’article que je tenais entre les mains était un travail scientifique qui rendait compte de l’ensemble de ses observations et interprétations. Tout ce qu’il rapportait était sans doute exact, mais les faits évoqués étaient recouverts d’un vernis qui me les rendaient étranges sinon étrangers. Et même si je n’étais pas cité nommément, je dus me reconnaître dans le portrait extrêmement dénigrant qu’il faisait d’un responsable des ressources humaines.

Sous le regard de l’ethnologue, j’apparaissais, nous apparaissions comme des êtres primitifs, soumis à des pulsions brutales, incapables de nous contrôler et de nous conduire de façon rationnelle. Nous étions, selon ses dires, constamment submergés par des passions et des émotions bestiales. Il y voyait dès lors la cause essentielle de la décadence technologique et scientifique de toute notre société qui désormais ignorait la rigueur et le contrôle de soi pourtant nécessaires au développement civilisationnel évoqué par Norbert Elias. Assoiffés de plaisir, hostiles à toute régulation, nous obéissions aux désirs les plus superficiels, les plus immédiats, les plus futiles sans aucune vision d’avenir ni auto-contrainte raisonnable. Pour lui, le déclin de l’empire européen était tout aussi manifeste que celui de l’Empire romain. Par delà ces considérations générales, il prenait l’exemple de notre entreprise, secouée selon lui par des crises multiples qui toutes se résolvaient à travers des orgies bestiales. Et il évoquait à plusieurs reprises un responsable multipliant les actes impudiques pour rétablir un semblant d’harmonie au sein du groupe. La seule comparaison possible aux yeux de l’ethnologue était celle des communautés de bonobos où les relations sexuelles servent à apaiser les tensions et les conflits. Selon lui, aucune société humaine n’avait régressé à ce point vers des comportements aussi animaux. Mais, si chez ces chimpanzés, les rapports étaient brefs et furtifs, il constatait que, dans notre entreprise, ces actes de débauche prenaient des formes extrêmement variées et duraient de longues minutes et parfois des heures. Il soulignait que des actes de toutes natures et d’une incroyable perversité étaient commis à ces occasions, souvent entre individus du même sexe. Il précisait à mon propos que je ne respectais en effet aucune division ni hiérarchie sexuelle, et qu’il fallait plutôt me considérer comme une animale constamment en chaleur, multipliant les provocations érotiques, offrant ses orifices corporels à tout un chacun ou chacune pour susciter un apaisement qui s’apparentait en réalité à de l’abêtissement.

J’étais consterné. Tout mon travail de relations humaines était réduit à un comportement primitif, sans que ne soient relevés l’investissement personnel qu’il impliquait ni les bénéfices en termes de paix sociale et même de santé publique qu’il entraînait. Je ne savais que faire de toute cette étude. Le lendemain matin, je sollicitai un entretien avec Christine. Elle me rassura. Il s’agissait d’un article universitaire qui n’aurait sans doute que peu d’écho sinon aucun. Les lecteurs de ce type de publications scientifiques devaient se compter sur les doigts d’une main pour autant qu’aucun journaliste ne s’en empare. Et il y avait peu de chances que ce soit le cas, étant donné le peu d’intérêt que notre région désormais arriérée suscitait en Afrique. Après tout, il ne faisait que conforter des préjugés à notre encontre déjà largement répandus. Mon air déconfit la fit finalement sourire, et elle me proposa alors de me sucer. C’était après tout, me dit-elle, une technique très efficace pour stimuler les équipes. Elle se mit à genoux pour soulever ma jupette à carreaux (un vêtement que j’affectionnais à l’époque) et entamer une fellation efficace. Je bandai rapidement. La honte et le dépit s’effacèrent de mon esprit. Elle me suçait avec un entrain exceptionnel. Je lui demandai bientôt si elle accepterait que je la sodomise. « Oui, tu peux me la mettre dans le cul, mais de façon exceptionnelle, juste pour te faire remonter le moral. Moral qui est déjà bien haut d’ailleurs ! » ajouta-t-elle en riant. Elle se pencha au-dessus du bureau, abaissa son pantalon et dirigea ma bite entre ses fesses. Je lui demandai encore si je pouvais utiliser des gros mots. Et je pus la traiter ouvertement de salope, de chienne et de putain tout en m’enfonçant jusqu’aux couilles dans son cul. Elle était aussi excitée que moi, et les autres employés présents sur le plateau qui nous regardaient déjà depuis un moment à travers les baies vitrées durent également entendre nos cris et nos gémissements de plaisir. L’un d’entre eux n’hésita d’ailleurs pas à se déculotter et à se masturber en face de moi jusqu’a ce que la vitre soit couverte de son foutre. Cet éclat de jouissance provoqua bientôt la mienne et je me répandis dans le cul ouvert de Christine. Après avoir repris mes esprits, je lui dis que c’était sans aucun doute la meilleure sodomie que j’avais connue.

Elle acquiesça même si je devinai qu’elle voulait surtout me rasséréner. Elle m’ordonna cependant de me mettre à quatre pattes, la mini-jupe à carreaux relevée sur le dos, pour me soumettre à mon tour à une vigoureuse pénétration anale. Il n’était pas question en effet que je puisse affirmer que j’avais bien enculé la directrice générale ! Elle prit dans le tiroir de son bureau, un gode-ceinture qu’elle attacha au bas de son ventre avant de s’agenouiller derrière moi. L’engin était de belle dimension, et il fallut un long moment pour que je puisse le prendre en entier. Les employées aux alentours applaudirent quand l’obstacle fut définitivement franchi, alors que les mots de l’article d’Ousmane me revenaient de manière lancinante à l’esprit : animale en chaleur, pulsions bestiales, comportements obscènes et impudiques…

*

La journée s’acheva. Je retournai chez moi à pied comme je le faisais chaque jour. L’été était chaud et étouffant. La saleté de la ville était à nouveau visible, et les ordures envahissaient les multiples recoins tout au long des rues. Les herbes folles poussaient entre les pavés disjoints.

Dans le porche d’un immeuble à l’abandon, je remarquai un clochard que je n’avais jamais croisé jusque-là. C’était un grand Noir, musclé, complètement nu au milieu des cartons étalés autour de lui. Il se masturbait sans considération pour d’éventuelles personnes aux alentours. Je ne pus m’empêcher de contempler sa bite luisante, noire et gonflée, qui n’arrêtait pas de gonfler et de durcir. Elle me parut énorme (comparativement à la mienne en tout cas) et d’une singulière beauté. C’était une vision particulièrement excitante malgré la double jouissance dont j’avais profité le matin même. J’avais envie de prendre cette bite en bouche, de goûter sa saveur salée, de la sentir s’enfoncer jusqu’au fond de ma gorge… Il continuait à se masturber à son aise, sans affectation, avec de grands gestes décontractés, mais quand je m’approchai de lui, il me lâcha d’une voix claire : « Tire-toi de là, Alexandre. Tu me fais de l’ombre ! »

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dimanche 14 avril 2019

Un soir d’été

Taille originale : oubliée…

Nous étions installés à six à la terrasse du pavillon de banlieue que j’occupais alors avec ma compagne Johanne. Il y avait là deux de mes collègues avec qui j’avais sympathisé au fil du temps, Christine d’abord la responsable de la comptabilité accompagnée de son mari Pierre, médecin, et de ses deux enfants, Adèle et Maxime ; et puis Victor, responsable de production qui était également venu avec son épouse, Thelma d’origine allemande, et ses deux garçons Lucas et Ethan qui devaient avoir une dizaine d’années.

L’on finissait de manger la lasagne végétarienne que j’avais préparée et je n’avais suivi que par moments la conversation qui tournait autour des sujets habituels, le travail et la politique. Mais membres de la classe moyenne aisée sinon supérieure, nous récriminions entre nous sur toutes les manifestations de mauvaise humeur qui agitaient régulièrement les déclassés et les gagnepetits. Les trois garçons s’occupaient au fond du jardin, tandis qu’Adèle, l’ainée, douze ans à peine, jouait avec une tablette assise dans un fauteuil du salon attenant à la terrasse.

La conversation languissait déjà, et j’admirais le visage de Christine assise en face de moi. Comme souvent, je n’avais remarqué sa beauté, ou plutôt son charme, que progressivement. Elle avait un visage et un corps tout en rondeur, des cheveux courts, un sourire constant qui dégageait une sympathie immédiate. Je profitai d’un silence pour lui demander directement : « J’ai envie d’éjaculer sur ton visage. Est-ce que tu serais d’accord ? » « Oui bien sûr. Maintenant tout de suite ? » J’acquiesçai. Mais son mari Pierre intervint : « Mais tu as toujours refusé avec moi. Tu prétends que c’est humiliant et que tu n’en as pas envie ! — Mais toi, c’est différent. Tu te sens tellement supérieur… tu es médecin, tu répètes que tu gagnes plus que moi, tu ne t’occupes de rien à la maison, ni des enfants… Toute la charge mentale, hein, c’est moi qui la porte. Tandis que Henri, là, regarde, il fait à manger, il débarrasse… et il gagne moins que moi, je le sais, c’est moi qui établis les fiches de paie. Et puis il est timide, je suis sûr qu’il a beaucoup hésité avant de faire sa demande, hein, Henri ? » Je restai coi. « Regarde, il rougit… Tu veux qu’on le fasse ici sur la terrasse ? » me demanda-t-elle. Je proposai qu’on aille dans le salon. Les voisins ne m’étaient pas très sympathiques, et je n’avais pas envie qu’ils profitent du spectacle. Je dis cependant à Christine que j’avais envie que ce soit un peu humiliant pour elle, car cela m’excitait de porter ainsi offense à sa beauté. Elle me dit que cela ne la gênait pas.

Bien en main !

Toute la compagnie se leva et se dirigea vers le salon. Ma compagne s’installa sur une chaise et les trois autres convives dans le grand canapé. Je me mis debout au milieu de la pièce, et Christine s’agenouilla devant moi.

« Tu fais quoi, maman, demanda Adèle. — Henri va m’éjaculer sur le visage, tu vas voir, c’est très intéressant. — Mais pourquoi ? — C’est un amusement d’adultes. Tu peux regarder, mais tu ne t’en mêles pas, d’accord. »

J’ouvris mon pantalon et commençai à me branler au-dessus du visage de Christine. J’eus envie qu’elle me suce, mais elle refusa, ajoutant qu’elle n’avait accepté qu’un cumshot. La situation d’ensemble m’excitait terriblement, mais, après quelques minutes, le regard des autres me fit ressentir l’aspect de performance de l’acte. J’hésitai. Christine le remarqua et murmura des obscénités à mon intention, vraisemblablement pour que sa fille n’entende pas ses propos. « Vas y, arrose-moi comme une chienne, je suis une pute disposée à te vider les couilles, je suis une salope qui exige ton foutre, je veux dégouliner de sperme… ». Ces mots m’ont refait bander durement alors que, levant les yeux, elle plongeait son regard dans le mien. Je me suis branlé un long moment sentant le foutre monter peu à peu dans ma bite. Je rêvais de la couvrir de sperme, d’éjaculer en longs jets sur son visage jusque dans ses cheveux, de voir sa beauté dégoulinante de foutre. Je jouis, mais malheureusement en quantités bien inférieures à mes espérances. Néanmoins, tout le monde applaudit de satisfaction, Christine se relevant sans même s’essuyer le visage.

L’on retourna à table sur la terrasse, et je servis le dessert, des crèmes brûlées et des mousses au chocolat pour les enfants, toutes faites maison. Christine laissait le foutre étalé sur son front ses joues, son menton, ses vêtements, et la conversation reprit paresseusement. Les trois garçons venus du fond du jardin ne semblèrent pas remarquer l’état de Christine. La chaleur de l’après-midi était agréable, et le vin que j’avais bu m’assoupissait légèrement. On avait abandonné les questions politiques. On parlait de vacances passées ou à venir. Je demandai si l’on voulait du thé ou du café.

Les réponses tardèrent, d’abord confuses. Thelma dit alors d’une voix claire : « Moi, ce que j’aimerais, c’est me faire enculer. Quelqu’un est partant ? Pierre ? Je ne vais pas demander à mon mari tout de même… et Henri ne semble pas en état. Il a déjà beaucoup donné. »

Tout le monde se leva, et Thelma annonça aux garçons « On va faire un jeu avec Pierre : il va doucement entrer sa bite dans le trou de mon cul et je crois bien que je vais la prendre toute en moi… Mais vous pouvez continuer à jouer dans le jardin si vous préférez. » Tout le monde retourna dans le salon. Thelma fit asseoir Pierre dans le fauteuil et ouvrit son pantalon. Elle commença à le branler en le regardant droit dans les yeux. Elle abaissa son propre pantalon, l’enleva ainsi que sa culotte puis s’assit au-dessus de son acolyte. Elle commença à frotter sa bite qui était déjà raide contre sa chatte manifestement trempée. Elle fit aller le gland d’avant en arrière jusqu’à ce qu’il fut bien mouillé. Les garçons s’étaient assis par terre pour voir ce qui se passait entre les cuisses de Thelma. Celle-ci dirigea bientôt la bite entre ses fesses et commença à s’enfoncer sur elle. On devinait que le gland pénétrait lentement dans le trou de son cul. Mais il glissa et Thelma dut reprendre l’engin en main pour le diriger dans la bonne voie. Pierre la regardait fixement. Sa bite s’enfonça peu à peu, Thelma s’appuyant fortement sur elle. On devinait que son cul s’ouvrait progressivement. C’était fascinant de voir cette bite disparaître entre les fesses de Thelma jusqu’à qu’on ne voie plus que les deux couilles entre la raie des fesses. Thelma se souleva et la bite réapparut miraculeusement. Puis disparut à nouveau. Thelma, la quarantaine épanouie, montait et descendait régulièrement avec de légers soupirs. Après un moment, je devinai qu’elle se caressait par devant alors que le rythme était toujours aussi ample et régulier. Victor regardait sa femme se faire enculer et je vis que lui aussi se caressait le sexe à travers son pantalon.

On aurait pu croire que le couple allait bientôt jouir, mais Thelma décida soudain de changer de position et, après avoir retiré ses derniers vêtements, se mit à quatre pattes devant le fauteuil et dit brutalement à Pierre : « Vas-y, encule-moi, défonce-moi bien le cul, j’ai envie de sentir ta grosse bite dans mon cul. » Je remarquai effectivement que le matériel de Pierre était relativement conséquent, et, après avoir saisi les fesses de Thelma, il s’enfonça d’un seul mouvement régulier dans son cul. Elle se caressait rapidement, et l’on pouvait voir de brefs instants les lèvres de son sexe roses et trempées. Il l’encula pendant un long moment jusqu’à ce qu’elle s’affaisse vers l’avant, secouée par des spasmes. Il resta en elle sans bouger. Puis il recommença doucement à aller et venir en elle. Elle se caressait à nouveau. Elle jouit encore et il éjacula finalement dans son cul. Tout le monde reprit ses esprits. Je dis à Christine et Johanne que c’était un spectacle magnifique. Elles acquiescèrent. Je remarquai des traces séchées de sperme sur le visage de Christine.

Avant déménagement…

Je voulus amener du café et du thé. Mais Christine avait une autre suggestion. Elle dit à Pierre que c’était à lui à présent de se faire enculer. « Et j’ai envie que ce soit Victor qui le fasse. » Elle ordonna que Pierre se déshabille complètement et qu’il s’assoie dans le fauteuil en écartant largement les cuisses. Victor, nu à son tour, s’agenouilla devant lui et le saisit par les genoux qu’il posa sur ses propres épaules. Christine à ses côtés commença à branler Victor. Elle le suça même brièvement, et quand elle estima que la bite était suffisamment dure, elle la dirigea vers le cul de son mari. Mais celui-ci était étroit et refusa de s’ouvrir. Je proposai d’aller chercher du lubrifiant. Mais le temps de monter dans la chambre et de redescendre, l’intromission s’était faite, et Pierre regardait fixement dans les yeux Victor qui l’enculait, et il l’attirait même en lui plus profondément avec ses mains posées sur sa taille. Victor besognait vigoureusement et ne laissait échapper qu’un souffle rauque. Pierre gémissait comme un animal soumis. L’enculage dura un long moment à tel point que les jeunes garçons d’abord fascinés par le spectacle que leur offraient leurs pères s’éloignèrent en parlant à mi-voix et retournèrent jouer au jardin. Adèle, quant à elle, ne regardait plus que par instants la scène et préférait manifestement le jeu sur sa tablette.

Finalement, Victor voulut changer de position et, après avoir fait mettre son partenaire à quatre pattes, il le baisa en levrette. Placé derrière eux, je voyais par instants la bite de Pierre à moitié dure qui balançait entre ses cuisses. Il voulut se caresser un moment, mais Victor attrapa sa main et la ramena dans son dos pour l’immobiliser. Il ne dit rien, mais je compris qu’il voulait que son acolyte subisse pleinement la sodomie comme un esclave consentant à son entier assujettissement. Victor saisit d’ailleurs bientôt de sa main laissée libre les cheveux de Pierre pour l’immobiliser encore un peu plus pendant qu’il l’enculait profondément. De sourdes exclamations jaillissaient du public : c’est beau ! c’est bien ! démonte-lui le cul ! tu te fais bien défoncer ! c’est magnifique ! une magnifique enculade ! non, un superbe enculage (on dit enculage ou enculement ?…) !

Contrairement à ce que j’imaginais, Victor ne jouit cependant pas immédiatement, et il décida de changer à nouveau de position. Il s’assit dans le fauteuil et il fit s’asseoir Pierre sur sa bite. Celui-ci lui tournait le dos, et, de face, l’on pouvait admirer le mouvement admirable des deux bites et des deux paires de couilles superposées. La belle bite de Victor entrait et venait dans le cul de Pierre, disparaissant et réapparaissant sous notre regard émerveillé, alors que celle de Pierre flottait librement, dure sans être rigide, s’agitant d’un côté à l’autre de son bas-ventre. Bientôt cependant, Adèle s’approcha du couple en pleine fornication et commença à filmer avec sa tablette numérique leur action sodomite. Je lui demandai ce qu’elle comptait faire ces images, et elle me répondit simplement qu’elle allait les envoyer à ses amies qui étaient persuadées que leurs parents, à leur âge, ne devaient plus souvent faire l’amour… Elle allait donc les détromper. Mais dès que l’envoi fut fait sur les réseaux sociaux, elle se replongea dans son jeu sur tablette.

Victor qui se démenait de plus en plus rapidement dans le cul de Pierre finit par jouir en poussant des grognements de plaisir. Sa bite ramollie et couverte de sperme s’échappa bientôt entre les fesses de son acolyte qui se releva et commença à se branler devant l’assistance. Quelqu’un était-il disposé à le sucer maintenant qu’il avait repris vigueur et souhaitait remplir de foutre une bouche complice ? Il regarda Johanne ma compagne, mais je me proposai immédiatement pour cet office. Sa bite raide, majestueusement courbée me plaisait incroyablement et son gland lisse et violet m’attirait de façon irrésistible. J’avalai sa grosse bite, je la suçai, je caressai les couilles, je pompai le nœud, je léchai le gland, j’avalai encore et encore, j’avalai sa pine jusqu’aux couilles, passionnément, sans m’interrompre, jusqu’à ce que je sente le foutre chaud couler suavement dans ma bouche et au fond de ma gorge.

Pierre et Victor se rhabillèrent et nous retournâmes sur la terrasse où je servis le café et proposai des alcools forts. J’avais encore le goût du sperme exquis dans la bouche. L’on parla vaguement de quelques films qui avaient été vus récemment. Christine commença à observer attentivement Johanne. Il est vrai que ses traits fins, légèrement asiates, ses longs cheveux noirs qui encadraient son visage, sa bouche bien dessinée aux lèvres charnues attiraient irrésistiblement le regard. Sa beauté était resplendissante, et personne ne pouvait rivaliser avec elle autour de la table. Christine lui adressa bientôt la parole, mais ses propos étaient également destinés aux autres convives : « Et toi, Johanne, tu n’as pas envie de baiser ou de te faire baiser ? Je crois que tout le monde ici à envie de te voir à l’œuvre… et d’admirer ton corps qui doit être parfait !
— Oui, pourquoi pas ? Mais ce sera toi ma partenaire.
— Ça me plaît, oui. »

Dans l’escalier, ce n’est pas la concierge !

Nouveau déplacement au salon. Johanne demanda à Christine de se déshabiller la première. Elle nous révéla, à moi du moins, ses formes rondes et ses seins généreux. Sa chatte n’était pas rasée, et sa toison noire et drue me plut particulièrement. Elle s’approcha bientôt de Johanne, l’embrassa légèrement, la caressa à travers ses vêtements puis commença à la déshabiller. Je pensais souvent que Johanne avait un corps de liane, mince, élancé, souple avec des seins relativement menus, mais fermes et bien arrondis. Elle avait un peu de l’apparence de ces top-modèles qui défilent sur d’improbables podiums, sans avoir leur allure artificielle dans la démarche ni leur mauvaise humeur sur le visage. Christine avait ouvert la robe de Johanne qui descendait à présent à sa taille. Elle lui caressa les seins l’un après l’autre. Placée derrière elle, elle l’embrassait dans le cou et sur les épaules. Elle fit bientôt glisser sa robe à ses pieds. Elle posa sa main sur le triangle noir avant de son slip. Sans être étonnée de ce qu’elle venait de découvrir, elle glissa ses doigts sous le slip et fit sortir la bite de Johanne. Je crus sentir un frémissement dans l’assemblée. Le sexe de Johanne se gonfla immédiatement sous les doigts de Christine. Sa bite devint rapidement extrêmement dure et se redressa jusqu’à toucher son ventre. Elle était telle que je la connaissais quand Johanne m’enculait, d’une superbe rigidité.

Christine se mit à genoux et commença à sucer Johanne. Celle-ci se laissait faire. Adèle se leva et alla rejoindre les garçons dans le jardin. Je compris son propos sans l’entendre, et les quatre enfants s’empressèrent de revenir admirer la dame avec une bite. Les adultes spectateurs étaient d’ailleurs dans le même état de ravissement. Johanne ne prenait aucune initiative laissant Christine diriger les opérations. Celle-ci suçait, caressait, léchait, avalait avec une évidente passion la pine dure qui lui était offerte. Je crus qu’elle se contenterait de jouir du foutre qui coulerait bientôt dans sa bouche (je la voyais par ailleurs se caresser le clito), mais elle décida après un long moment de fellation de se coucher dans le canapé, les cuisses largement ouvertes, bien décidée à se faire baiser par Johanne qui vint s’agenouiller devant elle. La bite rigide que j’adorais était prête à l’emploi, commençait déjà à pénétrer la chatte trempée, s’activait régulièrement et de plus en plus profondément. Les yeux de Christine vacillèrent. Je répétai silencieusement les mots pompeux d’extase érotique, puis plus vulgairement qu’elle se faisait baiser comme elle ne l’avait jamais été. J’imaginais facilement le trouble extrême qui devait être le sien de se faire effectivement baiser par cet être merveilleux et exceptionnel qu’était Johanne.

Après un court répit, Christine voulut changer la mise en scène pour que tous puissent admirer la beauté de leurs deux sexes en action, et, après avoir demandé à sa partenaire de se coucher dans le fauteuil devant l’assistance attentive, elle vint s’asseoir au-dessus d’elle, dans la même position où son mari s’était précédemment fait enculer. Elle saisit en effet la bite de Johanne et se l’enfonça lentement dans le cul. Puis elle offrit le spectacle de son sexe qu’elle ouvrit et caressa doucement avant de remonter vers son clitoris qu’elle masturba tout en chevauchant régulièrement Johanne. Je ne pus me retenir, et, même si je me touchais à peine, je sentis que j’éjaculais dans mon pantalon.

Christine jouit à son tour puis se leva pour faire quelques pas tremblants. Le temps sembla presque suspendu alors que chacun reprenait conscience du monde environnant. Johanne se redressa et proposa aux quatre adultes de venir remplir leur office à genoux devant elle. Comme des fidèles assemblés, ils se prosternèrent devant l’objet de leur adoration, et Johanne offrit sa bite aux quatre bouches successivement. L’une et l’autre, l’un et l’autre l’avalèrent religieusement. Pierre et Victor pris d’une espèce d’extase voulurent s’humilier encore plus devant le sceptre sacré et, après avoir pu goûter à sa substance, ils baisèrent silencieusement les pieds de Johanne. Celle-ci voulait pourtant les rassasier toutes et tous et offrait à nouveau généreusement sa bite à l’adoration de leurs bouches assoiffées. Les couilles furent également célébrées, et finalement chacun put à son tour honorer l’anus présenté entre les fesses écartées et y enfoncer profondément la langue comme en un sombre confessionnal pour un colloque singulier. Le trou du cul de Johanne suscita une singulière piété, tous prolongeant leur adoration au-delà du raisonnable. Finalement, Johanne réunit une nouvelle fois ses fidèles à ses pieds et se branla en majesté devant elles, devant eux. Son essence jaillit divinement et se répandit sur les deux visages joints de Thelma et de Christine. Les larmes de la jouissance furent ensuite reléchées avec dévotion par Pierre et Victor.

Adèle annonça alors qu’elle avait filmé toute la dernière scène et qu’elle l’avait transmise en direct sur le grand réseau via la chaîne TonTubeDeDentifirice. La séquence avait déjà été « aimée » plus de dix mille fois. Mais, dans les commentaires, la philosophe Simona Maggiordoma avait néanmoins mis en cause la fascination stupidement phallique de toute cette séquence.

La froideur d’un jour de départ

(Plus tard, dans l’obscurité environnante ne resta que la mélancolie d’un soir d’été trop chaud, trop mielleux. L’ivresse figeait le temps dans un léger tremblement alors que l’on devinait dans les environs des mâles à la ripaille fatiguée se regardant vieillir et se rêvant baiseurs intègres alors que le vent soulevait la poussière tremblante autour de femelles à deux doigts d’être nues.)

Aucun animal n’a été maltraité au cours de la rédaction de cette nouvelle, ni aucun·e mineur·e de moins de 18 ans exposé·e à des situations contraires aux bonnes mœurs. Tous les personnages et toutes les situations mises en scène sont fictives, et toute ressemblance avec des faits réels serait l’effet d’une pure coïncidence ou du manque d’imagination de l’auteur.

Encadrer, décadrer, recadrer

dimanche 30 décembre 2018

De l’égalité naturelle entre sodomites

Piron saisit Panard et le réduisit en esclavage. Il essaya immédiatement les effets de son terrible discours sur sa victime.

Devant et derrière les murs hôteliers

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« Si tout ce qui est humain est culturel, est construction sociale et est — dans un système d’équivalence qui est par ailleurs contestable — arbitraire, alors l’idée même d’égalité, qui nous semble si naturelle, si vraie, si juste, est elle-même arbitraire. Bien entendu, cela ne signifie pas que l’inégalité soit, quant à elle, naturelle comme toutes les idéologies racistes ou sexistes (nées, comme je le montrerai, en réaction à l’affirmation principielle d’égalité) l’ont prétendu : on peut montrer facilement par exemple que les races sont des artefacts construits sur des traits superficiels comme la couleur de la peau. Mais l’idée d’égalité n’en est pas moins une construction sociale et historique. C’est le premier point que j’aborderai. Cela signifie-t-il cependant que l’exigence d’égalité soit aussi arbitraire que la priorité de droite (et non de gauche) dans le code de la route ? C’est le second point que j’essaierai d’éclaircir.
Si l’on considère les sociétés “premières” (sans écriture), les hiérarchies sont fondamentales et s’opposent à toute idée d’un communisme primitif. Ce sont les hiérarchies entre les sexes, ce sont aussi les hiérarchies entre les générations : les anciens, les “parents” (qui comprennent souvent les oncles, les tantes plus ou moins éloignés, les frères aînés parfois) imposent les normes et l’organisation générale du ou des groupes. Les rites de passage, qui sont généralement réservés aux garçons, consacrent ces hiérarchies à la fois de genres et de générations, tout en scellant la division essentielle et inégalitaire entre le groupe d’appartenance et les autres groupes (ce que Pierre Clastres entre autres a totalement négligé). Dans ces sociétés, l’idée d’une égalité formelle paraît improbable sinon impossible, notamment parce que les hiérarchies s’appuyaient ou reposaient sur des formes de transcendance magique ou religieuse. Ce sont les mythes, les ancêtres morts, des êtres que nous qualifierions de surnaturels ou de mythiques, des divinités diverses qui justifient, expliquent, légitiment l’organisation sociale du groupe. Ces “êtres” transcendants sont constitutifs d’une hiérarchie (imaginaire à nos yeux sceptiques) entre les morts et les vivants (ou entre les divinités et les hommes) et justifient par là-même les hiérarchies existantes. Dans ces sociétés aussi fortement organisées et divisées (entre générations et entre sexes, mais aussi entre “clans”, “moitiés”, “familles”, êtres naturels et mythiques), l’idée abstraite d’égalité entre les individus est pratiquement inconcevable.
On sait que la démocratie athénienne n’est pas fondée sur une égalité de nature ou de principe entre les hommes, mais sur l’isonomie, c’est-à-dire l’égalité politique entre les citoyens. La question sociale de l’inégalité entre riches et pauvres a engendré une crise (ou plusieurs) mais “l’affirmation des méfaits causés par la concentration des riches aux mains de quelques-uns ne débouche pas sur une quelconque revendication sociale. Seule l’application stricte de la loi est réclamée, pour rétablir l’isonomie, fondement de la démocratie”. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une société guerrière, d’une société en guerre, où la vertu guerrière, le courage mais aussi la capacité à commander, différencie fortement les hommes, même si cette capacité dépend aussi pour une part de la fortune nécessaire pour s’acheter l’armure (jusqu’à ce que le développement des navires au moment des guerre médiques ouvre la “carrière” de rameurs à tous).
Et puis, l’on a suffisamment répété que cette démocratie excluait les femmes et les métèques, extérieurs à la communauté athénienne : l’égalité était une exigence politique réservée aux seuls citoyens, entendus dans un sens restrictif. Et c’était une spécificité athénienne — non un fait de nature comme le dira Rousseau —, héritée d’un grand ancêtre, Solon : il réforme une société par sagesse, mais d’autres “sages” peuvent quant à eux défendre l’autre grande forme politique présente chez la rivale Sparte, l’oligarchie. La démocratie est une forme presque contingente d’organisation politique qui ne s’impose pas de façon universelle aux humains.
Le monothéisme, notamment le christianisme, est sans doute porteur d’une conception nouvelle, égalitaire des fidèles. Le sacré dispersé jusque-là dans une multitude de divinités s’efface ou se concentre en une seule figure paternelle qui juge tous les hommes à l’aune de leur foi et secondairement de leurs actes. Pauvres, exclus, enfants et simples d’esprits, et même les femmes plus ou moins pécheresses, ont au regard de Dieu la même valeur que les riches et les puissants. C’est la première étape du désenchantement du monde dont parlait ce philosophe français vaguement anthropologue. Mais bien sûr, il faut rendre à César ce qui appartient à César, et il n’est pas question de révolution sociale Et bien sûr encore, il n’y a d’égalité qu’aux yeux de Dieu, en particulier au moment du jugement dernier qui va départager de la plus cruelle des façon les bons et les méchants ! Et comme cette figure transcendante est fondamentalement discriminante, on n’hésitera pas, au nom de ce Dieu unique, à massacrer les infidèles, à brûler les sorcières, à asservir les Indiens et à transformer les Noirs en esclaves… La cupidité — pour reprendre un terme désuet — est certainement la véritable cause de la colonisation et de l’esclavage, mais la religion chrétienne n’était pas porteuse d’une conception suffisamment forte, malgré Bartolomé de Las Casas (qui, quant à lui, n’aime pas “les Maures et les Turcs”), d’une humanité commune pour s’y opposer de façon déterminante et évidente pour tous.
Comment l’idée d’une égalité naturelle entre les hommes, telle qu’affirmée par Rousseau, a-t-elle pu émerger historiquement ? On peut au moins souligner deux étapes. La première se dessine avec les guerres de religion qui déchirent l’Europe et qui révèlent l’acuité des disputes au sein même de la communauté des croyants : c’est bien l’Église qui se déchire, et cela génère des fanatiques mais aussi des sceptiques (prudents comme Montaigne). La découverte du Nouveau Monde s’y ajoute, et les Indiens, totalement à l’écart du monde connu jusque-là (par les Européens bien sûr) posent, par leur altérité, la question d’une humanité commune : si les Conquistadores ne voient que sacrifices humains et cannibalisme, d’autres soulignent leur innocence de brebis et inventent déjà le mythe du bon sauvage. Mais il est toujours bien question de les évangéliser, de leur faire découvrir la vraie foi.
Il faudra donc que Dieu se retire du monde, qu’il devienne un Dieu caché, pour que l’humanité devienne le seul principe d’évaluation des humains (mais aussi des autres créatures terrestres). C’est bien la révolution copernicienne et ses suites, c’est la Science devenue maîtresse de l’univers par la connaissance qui va entraîner le désenchantement du monde. Aucun principe religieux transcendant ne permet alors d’affirmer l’égalité ou au contraire l’inégalité entre les hommes. Ou plus exactement, l’inégalité entre les hommes, qui est évidemment visible depuis des temps antiques, se pose alors en des termes nouveaux. Il y a tout au long de l’Ancien Régime d’importantes transformations sociales qui voient émerger ou plutôt se développer ce que nous appelons la bourgeoisie — mais l’on devrait plutôt dire différentes formes de bourgeoisie — dont les membres vont être confrontés aux privilèges mais aussi à l’arrogance nobiliaires : cette caste va, en France en particulier, vouloir restreindre l’accès des roturiers à son cercle fermé, engendrant ce paradoxe souligné par Tocqueville, à savoir l’écart entre des “mœurs” qui faisaient de la France “la nation la plus véritablement démocratique de l’Europe” et des institutions — la hiérarchie des ordres — qui restaient inégalitaires et qui exacerbaient, comme chez Rousseau, la sensibilité à des différences qui pourtant s’amenuisaient.
La Nature, dont la révolution copernicienne avait semble-t-il révélé les lois “éternelles”, devient ainsi la mesure des choses et permet aux Lumières et à Rousseau en particulier d’affirmer l’égalité “naturelle” entre les hommes. C’est ce qu’affirme de manière très forte et relativement nouvelle la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : “Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits…” Tous naissent égaux : c’est un principe premier, fondamental, c’est un principe universel comme l’explicite la déclaration elle aussi à prétention universelle des Droits de l’homme de 1948. Mais pour cela, il faut que les inégalités, comme c’est le cas des hiérarchies d’ordres dans l’Ancien Régime, soient désormais perçues comme des constructions sociales, purement profanes, et non plus comme des réalités fondées sur une transcendance quelconque (les grands ancêtres, l’appartenance au groupe, à l’ethnie, à la tribu, le sacré, la divinité…).
C’est là un formidable outil d’universalisation : dès la Révolution française, Olympe de Gouges peut écrire une déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, alors que celles-ci ont été “naturellement” exclues de la sphère politique par les révolutionnaires. Et les esclaves des colonies, à Saint-Domingue en particulier, vont se révolter, bien sûr parce qu’ils sont réduits en esclavage, mais aussi au nom des droits de l’homme, même si bien sûr cette revendication fut très variable selon les individus en cause. Mais, face aux événements qui se précipitent, la Convention abolira “logiquement” l’esclavage dans toutes les colonies françaises en 1794, évidemment contraire aux droits de l’homme, avant que Napoléon ne le rétablisse quelques années plus tard… Plus tard, les leaders et les intellectuels partisans des l’indépendance coloniale soutiendront leurs revendications par la même argumentation, la même “arme” logique, retournée contre le colonisateur qui le premier l’avait affirmée. Aujourd’hui, l’antispécisme, qui prétend affirmer le droit des animaux, est également une généralisation de ce principe d’une égalité “naturelle”, essentielle, entre les êtres humains, étendue à tous les êtres vivants…
Bien entendu, les partisans de l’inégalité ou des inégalités, tant elles sont multiples et diverses, ne se sont pas rendus aux arguments de leurs adversaires, mais ils ont dû, comme on dit, changer leur fusil d’épaule. Ce n’est plus dans une quelconque transcendance sacrée qu’ils peuvent trouver un principe justificateur, et ils doivent recourir à des différences fondées en “nature”. C’est Rousseau lui-même qui justifiera les différences d’éducation entre Émile et Sophie par la différence des sexes, réduisant, on le sait, la femme à son rôle de compagne de l’homme et de mère des enfants. Et bien sûr, le racisme, réaction virulente au principe d’égalité, va s’appuyer sur des races supposées naturellement différentes et inférieures : c’est une nature désacralisée, profane, qui sert encore ici à justifier non pas l’égalité des hommes mais leur inégalité.
Mais ce qui m’importe ici, c’est de bien faire voir que l’égalité n’est pas du tout une idée qui s’impose spontanément, “rationnellement”, “naturellement”, “logiquement” aux hommes : c’est une construction historique, relativement récente, qui résulte du désenchantement du monde, de sa désacralisation, ainsi que d’une opposition tout à fait nouvelle entre une supposée nature obéissant à des lois universelles et inébranlables et une société (ou une culture) perçue comme purement arbitraire. »
Devant et derrière les murs hôteliers

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Pendant tout son discours, Piron usa à sa guise de Panard qu’il dirigeait par de brèves indications. Il l’obligea d’abord à se déshabiller entièrement et à se mettre à quatre pattes pour exhiber son cul entièrement rasé. Puis il lui ordonna de s’enfoncer un plug rose dans l’anus, de le sortir et de le rentrer à plusieurs reprises jusqu’à ce que son trou soit obscènement ouvert. Piron y enfonça à son tour deux puis trois puis quatre doigts que son esclave dut ensuite sucer. Il l’injuria des mots les plus dénigrants de l’homosexualité masculine. Mais la queue de Panard, loin de mollir à l’écoute de ces injures, se redressait vivement comme un chien à l’affût. Son maître en profita pour enserrer ses couilles et sa bite avec une cordelette qui fit ressortir de façon élégante sa jolie triplette. Piron ne put résister à ce charmant spectacle, et bien qu’il fût toujours habillé, il se baissa pour avaler goulûment l’engin dressé impertinemment vers le ciel. Pris d’une subite fureur, il le suça rageusement avant de le mordre à la base du gland. L’esclave hurla et se mit à pleurer. Piron le consola en suçant doucement le membre blessé. Mais la blessure était légère, et c’est l’effroi plus que la douleur qui avait suscité les cris de l’innocent Panard. Son maître estima bientôt qu’il était trop douillet et qu’il devait faire montre d’un peu plus de courage dans les épreuves auxquelles son statut servile l’exposait. Et il commença à mordre la grosse couille rondement exhibée par les liens. Préparé à l’épreuve, l’éphèbe[1] serra les dents jusqu’à ce qu’un gémissement longtemps retenu signifia la victoire de son maître.
Celui-ci retrouva toute sa superbe, se redressant et ordonnant à son esclave de se mettre à genoux. Il en profita pour lui menotter les poignets derrière le dos. Puis il ouvrit enfin son pantalon et exhiba sa bite qui était en train de durcir. Il cracha sur le visage de Panard, puis frotta sa queue dessus avant de s’enfoncer dans sa bouche ouverte. Il le saisit par les cheveux pour maintenir sa tête en place tandis qu’il allait et venait jusqu’au fond de sa gorge, profondément, rapidement, sans discontinuer. Il lui ordonna sobrement : Suce.

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Il reprit son discours.
« L’égalité est-elle donc arbitraire comme tout autre idée sociale ? L’égalité n’a-t-elle donc pas plus de fondement naturel que l’inégalité ? me demanderas-tu, si du moins tu n’étais pas occupé à me pomper le dard. Il faut immédiatement remarquer que nous nous accommodons très bien de multiples inégalités, inégalités de salaire, inégalités de pouvoir, inégalités de fonctions… Quand on est malade, on ne conteste guère les honoraires des médecins ni leurs prescriptions ni leurs compétences… Et personne ne prendra la place de l’ingénieur qui doit construire un pont suspendu, ni celle du pilote qui va emmener ses passagers au-dessus de l’océan, ni même celle du plombier qui doit réparer nos toilettes… Nous acceptons ces inégalités non pas parce qu’elles sont naturelles mais parce qu’elles nous paraissent légitimes comme disent les sociologues, mais surtout parce qu’elles sont réelles : le sociologue qui dénonce l’arbitraire de la domination et qui affirme que la légitimité n’est que le masque de l’arbitraire ne cède pas sa place de professeur d’université à n’importe qui… ni son salaire d’ailleurs. Il ne déchirera pas non plus son diplôme qui lui a coûté quelques années d’effort même s’il se sait l’héritier du capital symbolique de ses parents. D’ailleurs, ce ne sont pas là uniquement des inégalités dues à des compétences différentes sanctionnées par les diplômes idoines. C’est aussi une question de responsabilité. Ça se voit dans la fonction publique par exemple où peu d’enseignants ont envie de devenir directeurs ou directrices parce que, comme on dit, c’est trop de travail et surtout trop de soucis avec l’administration, avec les parents, avec les profs aussi… Ou encore dans les petites localités où la fonction de maire est sans doute un poste de pouvoir mais surtout une source d’emmerdes… Tout le monde ne rêve pas de devenir calife à la place du calife. Et l’ingénieur qui construit un pont prend la responsabilité d’y faire passer des milliers de voyageurs en train ou en auto. Et quand le pont s’écroule, tout le monde veut que les responsables soient jugés, sanctionnés, traînés au banc de l’infamie…
Mais toute inégalité, parce qu’elle est effectivement en partie arbitraire, peut être contestée par certains à certains moments… Les honoraires des médecins peuvent être jugés trop élevés. Leurs compétences peuvent être mises en cause en cas d’erreur mais également par les tenants des médecines dites parallèles. Ce dernier cas est intéressant parce qu’il révèle que la domination médicale, où l’on retrouve tous les mécanismes d’un pouvoir arbitraire (ne serait-ce que dans la fixation des honoraires) même si ce pouvoir est complexe comme l’ont montré Foucault et ses épigones, a aussi des composantes réelles qui assurent sa perpétuation. S’il peut y avoir des contestations locales, partielles, elles ne peuvent pas modifier des pans entiers de la réalité médicale, qu’il s’agisse des systèmes d’imagerie, des blocs opératoires, du travail des chirurgiens comme des infirmières, du système hospitalier, de la prise en charge des soins d’urgence ou de la simple présence des médecins généralistes… Et puis surtout, la demande de soins du public, bien loin de diminuer, ne cesse d’augmenter de devenir plus exigeante. On veut plus de médecins qui ont plus de pouvoir sur notre propre corps, souffrant, douloureux, malade, vieillissant…
L’égalité est une passion sociale comme le disait Tocqueville, c’est une passion bien réelle, toujours renaissante, toujours insatisfaite notamment en matière de fortune et de richesses, mais nous avons aussi une passion du pouvoir, de l’inégalité, de la différence, même si elle est beaucoup plus silencieuse tout en étant aussi agissante. Cette exigence peut se faire à notre propre profit comme quand nous voulons accéder à un poste mieux payé et avec plus de responsabilités. Mais l’on peut aussi vouloir donner plus de pouvoir à autrui pour améliorer le sort supposé général ou même le sort d’un groupe restreint de personnes, que nous en fassions ou non partie. Le syndicaliste qui conteste les décisions du patron ne veut pas devenir patron, et il voudrait même que le patron, qui se plaint de la concurrence, de la mondialisation et des taxes, ait plus de pouvoir, ait le pouvoir de décider d’augmenter les salaires ou de diminuer la charge de travail… Mais le patron, aussi menteur soit-il, aura beau jeu de dire qu’il n’a individuellement qu’une marge de manœuvre réduite. Pareillement, en appeler à l’État ou aux puissants du monde pour qu’ils luttent contre le réchauffement climatique, qu’ils logent les sans-abris ou qu’ils secourent les naufragés en Méditerranée, c’est reconnaître la puissance légitime des maîtres du monde même si l’on estime que leur politique est mauvaise. C’est en tout cas déléguer le pouvoir d’agir comme je voudrais agir sans avoir à faire l’effort d’agir… Mais que grommelles-tu en malmenant par là-même ton office d’obséquieux suceur de bites ?
— Mais d’aucuns agissent… accueillent des réfugiés chez eux… circulent à bicyclette…
— Ha ha, je devine que ton objection impudente n’est pas le fruit de ton imbécillité mais vise seulement à provoquer ma fureur lubrique et à me décider à passer par des voies plus étroites. À quatre pattes donc. Attends que je te fouette pour m’avoir interrompu. Et puis tu ouvriras largement ton cul pour que j’y exerce mon pouvoir absolu et ma folle maîtrise. Je ne te plains pas car c’est bien dans la soumission la plus grande, la plus impudique et la plus servile que tu trouveras la voluptueuse extase que tu attends avec tant d’impatience.
Mais ton objection va encore retarder mon éjaculation tout en provoquant l’échauffement extrême de mes esprits malins. Tu ne veux pas comprendre — non tu veux juste prendre ma bite dans le cul —, tu ne veux pas comprendre ce que sont les réalités sociales. Évidemment, nous n’aimons pas le pouvoir comme nous aimons le chocolat ou la douceur des seins féminins. L’on peut bien sûr penser à ces hommes et ces femmes en adoration devant des leaders totalitaires et virils. Mais ces exemples extrêmes ne doivent pas faire illusion. Je te l’ai dit, nous sommes animés aussi bien en certaines circonstances par la passion égalitaire qu’en d’autres par des passions inégalitaires qui prennent cependant des formes extrêmement diverses. Mais ce n’est pas de passion dont je parle, sinon dans un sens complètement affadi qui n’a rien à voir avec le désir violent que j’ai de t’enculer jusqu’aux couilles. Non, ce qui importe, ce sont ces accommodements quotidiens qui font que les inégalités nous paraissent non seulement acceptables mais justifiées. Il ne faut pas prendre l’exemple du pouvoir politique qui nous entraînerait dans de trop longs développements. Pensons seulement à ce mouvement d’actualité qui point ne te concerne puisque tu es dans l’esclavage, ce mouvement donc qui dénonce d’une voix scandaleuse les violences maritales. Tu sais ce que je pense de la lâcheté et de la crapulerie de ces hommes qui s’abaissent à des gestes aussi ignominieux. Mais ce mouvement qui se revendique d’une juste égalité fait en réalité appel au pouvoir, pouvoir du législateur, pouvoir de police, pouvoir d’assistants sociaux mais aussi d’experts psychiatriques (on oublie Foucault bien sûr !) ou de toute autre sorte, pour qu’il mette fin à de tels méfaits. On parlera de contre-pouvoir, mais il n’en est rien : c’est un autre pouvoir, un pouvoir étatique sous ses multiples formes, un pouvoir fort qui est censé mettre un terme aux malversations de quelques-uns. Il faut donc bien un pouvoir inégal pour répondre à l’exigence d’égalité.
Mais je vais prendre un autre exemple que tu comprendras mieux même si ton esprit est en réalité occupé par ton cul seul que je défonce et maltraite sans ménagement. Rassure-toi cependant, toutes ces digressions retardent mon éjaculation mais ne mettent pas un terme à l’excitation qui tend mon vit et dont tu devras bientôt supporter l’impatience. Les tenants du logiciel dit libre ont bien compris que les langages informatiques engendrent des inégalités cognitives et savantes, inégalités qui se transformeront à terme en inégalités sociales pour un certain nombre d’individus. Mais leurs initiatives visant à rétablir une égalité idéale en ce domaine ne rencontrent pratiquement aucun écho parmi la majorité des utilisateurs de ces outils qui sont devenus indispensables dans notre vie quotidienne. (Il faut toujours dire : la majorité, la plupart, un grand nombre, beaucoup d’individus… pour comprendre correctement ce que sont les forces sociales sans verser dans le mécanisme). L’informatique, c’est évidemment trop complexe, c’est trop de travail, et nous acceptons facilement l’inégalité en ce domaine comme en bien d’autres. Nous nous accommodons de l’inégalité parce qu’elle n’est évidemment ni arbitraire ni “naturelle”, elle est simplement réelle, inscrite dans les machines, dans les corps, dans les cerveaux, dans les modes d’emploi et les FAQ que personne ne consulte. L’ouvrage de Durkheim sur la division du travail, qui n’est plus assez lu, reste toujours d’actualité et est même d’une actualité brûlante car cette division toujours croissante du travail nous prive évidemment de notre pouvoir sur les choses et nous soumet à celui des spécialistes : chauffagiste qui installe notre chaudière ou garagiste qui répare notre auto. Mais, de manière générale, nous l’acceptons facilement dans une interdépendance générale même si elle est nécessairement inégalitaire (notamment lorsque nous sommes confrontés au montant de la facture). Toutes ces inégalités nous semblent évidentes, et nous y participons même de façon active quand, comme client, l’on exige l’amabilité souriante de ceux qui sont censés nous servir sans qu’ils ou qu’elles ne soient formellement nos serviteurs ou nos servantes.
L’exigence d’égalité est donc bien une construction sociale mais elle ne se manifeste que lorsque les conditions d’un changement nous paraissent possibles, lorsque la réalité nous paraît (peut-être illusoirement d’ailleurs) transformable. Personne ne se scandalise aujourd’hui qu’un instituteur congolais gagne dix fois moins que son homologue belge, parce que le pays est moins riche, parce que le pays est sous-développé, parce que le PIB y est dérisoirement bas et l’indice Gini d’inégalité dramatiquement élevé… Et sans prendre d’autres exemples aussi extrêmes, l’on voit bien ici que les différences salariales, les différences de revenus et même les différences de patrimoine sont largement acceptées pour toutes sortes de raisons, bonnes ou mauvaises : la revendication d’égalité sinon la révolte n’apparaît que lorsque l’inégalité apparaît comme trop grande, trop extrême, trop injuste… sans que personne bien sûr ne puisse définir ce trop.
— Mais ne serait-ce point-là une vision très conservatrice des choses qui ne sert guère qu’à justifier l’état de soumission extrême auquel vous me contraignez ? N’est-ce pas l’extrême plaisir que vous trouvez à me traiter comme votre esclave qui vous fait parler ainsi ?
— Ah ! tu m’exaspères ! Comprendre n’est pas justifier, comme disait je ne sais plus quel pédant sociologue… et je t’explique au contraire que l’exigence d’égalité est socialement irrépressible… Et d’ailleurs, la seule justification à ta soumission est l’extrême plaisir que tu y trouves ! La seule billevesée de la passion égalitaire est de croire ou de laisser croire que l’égalité enfin obtenue après un long combat (un combat sans fin, ce qui permet de retarder indéfiniment les lendemains qui chantent) serait synonyme de jouissance, de bonheur, de satisfaction, de paradis enfin retrouvé alors que toute avancée égalitaire se double bientôt d’une désillusion prochaine et parfois d’une tragédie sanglante comme l’histoire bolchevique le montre à l’envi. Alors que d’aucuns se sont battus et se battent encore pour le droit de vote, on doit bien constater que d’autres ont déjà oublié quelle avancée démocratique fut cela, au profit d’une abstention qui s’épuise dans une sourde colère. Mais la véritable jouissance a des voies bien plus tortueuses et plus étroites comme ton cul dans lequel, foutre Dieu, je vais enfin m’assouvir, me répandre, me vider. »
Piron libéra les poignets de Panard et lui ordonna d’écarter grandement les fesses. Il le saisit par les hanches et accéléra le rythme jusqu’à ce qu’enfin, après ces trop longs discours, il éjacule quelques gouttes qui lui parurent néanmoins d’un volume équivalent à deux ou trois pintes. Il était épuisé.
Mais le vit de Panard était bien dressé et insatisfait. L’esclave se saisit alors de son maître illusoire et l’attacha debout les membres écartés, les poignets tendus vers le ciel et les chevilles vers l’enfer. Il le fouetta. Il lui enfonça un doigt, puis deux puis trois dans l’anus. Il l’encula une première fois. Puis se retira. Il lui saisit la bite toujours molle et pendante, mais à force de baisers, il parvint à lui faire relever la tête. Il la gifla à plusieurs reprises. Il la tordit. Il donna un coup de genou dans les couilles. Le maître gémit. Son nouveau maître le libéra mais exigea qu’il se mette à son office de suceur de bites. Piron s’exécuta et avala longuement et continument le vit de Panard. Il dut ensuite remplir son office de sodomite. Il se mit à quatre pattes, écarta les genoux, exhiba son derrière velu avant de se faire sodomiser. Le vit de Panard était raide, long et large. Ce fut un spectacle remarquable. La copulation anti-naturelle dura beaucoup plus longtemps que les discours alambiqués de Piron. Panard se retira à plusieurs reprises avant de replonger dans le trou du cul que lui offrait son ancien maître. Il le bâillonna, le menotta, le fessa. Il prit plaisir à flatter de la main la bite de Piron qui pendouillait entre ses cuisses. Il fit durer la sodomie un long moment. Il éjacula finalement sur le visage de son ancien maître.

1. All performers are over 18. No animals were harmed in the making of this short story.


taille originale : 21 x 29,7