dimanche 11 août 2019

Notes d’un procès épars

Fait sur mesure

Désignée comme jurée. Le procès durera cinq jours. Mike devra s’occuper des filles. Recommandations du juge. On doit écouter attentivement. On ne peut pas prendre de notes. On doit faire preuve d’impartialité. Il ne faut manifester aucun à priori, aucun jugement. Si l’on veut poser une question, il faut la transmettre par écrit au chef du jury. Celui est composé, si je me souviens bien de six hommes et de six femmes, six blancs, quatre noirs et deux hispaniques.

J’écris ces notes à partir de mes souvenirs de la journée pour essayer de conserver des informations aussi précises que possibles.

L’accusé est un jeune acteur en pleine ascension : Henry R. Il a joué le rôle d’un jeune autiste dans un second rôle. Puis d’un policier infiltré dans la mafia. Il paraît qu’il est très doué. Les plaignants et plaignantes appartiennent au même monde, celui du cinéma.

Une question de perspective

1

Première victime ou plaignante. Claire R. C’est une jeune actrice talentueuse dont l’étoile grandit. Elle paraît plus grande que lui.

Henry la rencontre à l’occasion d’un casting. Ils sympathisent. Il la fait rire. Charmant. Souriant. Elle avait rendez-vous avec une amie qui est en retard.

Ils vont à l’hôtel. Elle veut téléphoner à son amie pour la prévenir. Celle-ci ne répond pas.

Maintenant, elle s’exprime avec hésitation. Comme s’il y avait un obstacle à franchir. Puis elle se lance dans un flot de paroles ininterrompues.

Au début, tout semblait normal. Ils se sont embrassés. C’était extrêmement intense. Il était prévenant et ne cherchait pas à précipiter les choses. Elle avait l’impression que les choses se déroulaient à son rythme à elle, ni trop rapide ni trop lent. Il l’embrassait, la caressait, l’embrassait encore. Elle de même. C’est elle qui a commencé à le déshabiller. Seulement la chemise d’abord. Elle a soulevé sa blouse. Il l’a embrassé au sommet des seins. C’est difficile pour elle d’expliquer.

Ce ne sont pas tellement les gestes, mais le rythme, la manière de faire de Henry qui étaient troublants. Il l’excitait terriblement. Pas lui comme personne, mais sa façon de faire. Sa façon de la faire monter, de susciter en elle un désir toujours plus fort, plus intense. Il lui murmurait des choses sans qu’elle s’en souvienne très bien, mais cela contribuait à l’exciter.

Ils se déshabillent complètement.

Il la lèche. Le téléphone de Claire sonne. Elle veut interrompre l’appel. En fait, elle le branche et le laisse ouvert. L’amie entend tout puis commence à enregistrer la conversation (enfin surtout les gémissements semble-t-il). Claire ne l’apprendra que plus tard quand elle aura déposé sa plainte. Elle trouvera cette manière de faire complètement désobligeante mais se servira de l’enregistrement. Henry l’a abusée, dira-telle, il abusait d’elle à ce moment-là.

Henry descend entre les cuisses de Claire. Il la lèche longuement. Avec une grande douceur. Avec une incroyable habileté. Sa langue descendait (elle hésite devant certains mots) jusqu’à sa chatte, son vagin, puis remontait vers son clitoris, il écartait les lèvres délicatement, il faisait littéralement s’épanouir son sexe. C’est cela, dit-elle encore, mon sexe s’épanouissait au point d’occuper tout l’espace, de remplir la chambre entière (je devine que certains jurés ont des difficultés à réprimer un sourire). Elle répète qu’il est d’une habileté extraordinaire.

Il lèche son clitoris mais toujours de façon adéquate, ni trop fort ni trop faiblement, comme s’il entrait en contact avec le corps, l’esprit de sa partenaire, avec toutes ses sensations. Il s’éloigne un instant, puis revient vers le clitoris en faisant à chaque fois monter un peu plus l’excitation. C’est comme si c’était elle qui commandait tous ses gestes. Il sait exactement ce qu’elle attend de lui, il prévoit même les légers retards qui ne font qu’augmenter son excitation. Elle voudrait qu’il continue encore et encore, et c’est exactement ce qu’il fait, sa langue allant et venant sans relâche sur son clitoris, s’en éloignant à peine pour renouveler son plaisir montant par vagues continues.

Elle jouit de manière extraordinaire. Elle n’a jamais joui comme cela.

Elle dit Non, non, non, trois fois, de plus en plus faiblement. La conversation a bien été enregistrée sur son téléphone. On entend le triple non qui s’évanouit.

Elle décrit la sensation de plaisir et l’orgasme comme l’effet d’une drogue hallucinogène ou d’un stupéfiant. Elle a basculé dans un autre monde, dans une autre conscience. Quand l’orgasme a jailli, elle a eu l’impression d’un évanouissement tout en parvenant à la pleine conscience d’elle-même, à une conscience supérieure de tout son être. Mais ce n’était plus elle. Elle était devenue quelqu’un d’autre. Henry avait pénétré son esprit, pénétré son corps non pas physiquement mais mentalement comme s’il l’avait envahie intérieurement, entièrement, au plus intime d’elle-même. Il avait abusé d’elle parce qu’elle s’attendait à un orgasme normal. Elle n’était pas prête pour cela, pour une telle dépossession d’elle-même, pour cet abandon complet de son être entier, pour cet envahissement par un plaisir et un orgasme illimités.

Il est difficile d’y croire. Moi-même j’ai l’impression d’un mauvais roman pour femmes quinquagénaires et frustrées.

Son avocat pose quelques questions sur ses différentes expériences sexuelles. Avec d’autres hommes, avec des femmes. Mais non, elle n’a jamais connu cela. C’était intense, mais elle n’a jamais eu une telle impression hallucinatoire, un peu comme un rêve qui deviendrait réalité. Il l’interroge sur son éventuelle consommation de drogues ou de stupéfiants. Mais elle n’a fumé qu’un peu d’herbe.

Des analyses de sang ont été effectuées lors du dépôt de plainte car elle pensait avoir été droguée. Aucune substance suspecte.

L’avocat de la défense intervient à son tour. Il demande à quel moment exactement elle a dit Non. Au moment de l’orgasme, quand elle a basculé dans une autre conscience. Et qu’a-t-il fait ? Il a continué ? Il s’est arrêté ? Oui, il s’est arrêté, oui. L’avocat remarque que les trois « non » ont été prononcés successivement, en une seconde à peine, en un seul souffle.

Ce qui s’est passé ensuite.

Elle ne le quitte pas immédiatement. Il vient s’allonger à côté d’elle. Il recommence à la caresser. Cette fois, il la doigte longuement. Toujours avec autant d’habileté. Elle se laisse faire. Elle sent son sexe qui s’épanouit à nouveau, elle ne sent plus que son sexe comme s’il envahissait le monde. Elle jouit encore. De façon aussi intense. En basculant dans une autre conscience. Elle s’endort un bref instant, épuisée. Quand elle se réveille, elle prend peur, elle est même terrorisée par ce qu’elle vient de vivre.

Dispute entre les avocats. A-t-elle refusé ces caresses manuelles ? Non, parce qu’elle était encore sous l’emprise de l’orgasme précédent. Les a-t-elle suscitées par des mouvements pelviens ? Elle ne se souvient pas. Est-il possible qu’elle les ait suscitées comme semble l’indiquer les bruits que l’on entend dans l’enregistrement ? C’est trop confus.

Pénétration ou pas? Nouvelle discussion entre avocats. L’avocat de Henry demande à Claire s’il l’a pénétrée. Elle répond que non. L’avocat de Claire s’emporte contre son adversaire : il ne faut pas jouer sur les mots, il y a pénétration même si elle n’est pas vaginale ! Et s’il y a pénétration, il y a bien viol ! Nouvelles questions de l’avocat de Henry. Rapport extraordinairement doux, il était extrêmement attentif, attentionné même, ou trop habile. C’est comme cela qu’il l’a fait s’abandonner. Pantelante.

L’avocat de Claire pose une question intrigante : il n’y a pas eu pénétration vaginale, ni anale, mais Henry a-t-il joui d’une manière ou d’une autre ? Avez-vous essayé de le satisfaire sexuellement comme il est d’usage dans une relation sexuelle normale ? Elle dit avoir saisi son sexe pendant qu’il la caressait, mais comme un noyé qui s’agrippe à une branche. Oui, elle l’a même caressé, mais non il n’a pas éjaculé. L’avocat lui fait préciser : il vous a fait jouir mais lui-même n’a joui à aucun moment ? Non.

Claire et Henry se séparent.

Le lendemain elle porte plainte.

Impression confuse. Le viol ne semble pas évident.

taille originale : 8,1 x 29,7 cm

2

Deuxième victime: Casey C, actrice plus âgée que lui, plus connue. Elle est également productrice. Elle n’a pas porté plainte immédiatement. C’est la révélation par la presse de la plainte déposée par Claire R. qui l’a convaincue de porter plainte à son tour. Plusieurs mois après les faits.

Ils se sont croisés dans un bar. Elle l’a facilement reconnu. Il quitte les amis qui l’accompagnent et se dirige vers le bar. Il engage rapidement la conversation. Il dit qu’il l’admire. Il se souvient de sa prestation dans un film récent. Il lui parle de façon souriante avec beaucoup de mouvements des mains comme un Italien. Il la flatte et répète qu’elle est extraordinaire. Elle rit. Elle accepte de signer un autographe. Ils échangent leurs autographes.

Il la regarde droit dans les yeux. Il agite deux doigts près de son visage comme pour attirer son regard. Elle a l’impression d’être hypnotisée. Elle a l’impression de ne plus voir que lui. L’impression que le monde environnant a disparu. Elle entend seulement sa voix.

Il lui touche le genou. Décharge électrique. Il lui parle à l’oreille. Il lui dit qu’il a envie d’elle, qu’il va la baiser toute la nuit. Il dit qu’il sera très doux, prévenant, attentif à ses réactions. Il la prendra entièrement totalement. Il ajoute : par tous les trous. Elle sent qu’elle est mouillée, que sa culotte est mouillée, que sa jupe même doit être mouillée. Elle veut qu’ils partent immédiatement. Elle lui demande où il veut aller. Elle le suivra.

Dans l’appartement de l’accusé. Ils s’embrassent debout. Elle lui demande : dis-moi comment tu vas me baiser, comment tu vas me faire jouir. Il répond : tu vas te donner entièrement, tu vas t’abandonner sans limite. Elle insiste : tu vas me baiser comment ? Il répond : comme une chienne, comme une putain. Elle crie : baise-moi, baise-moi, je suis ta chienne.

Il lui ordonne de se retourner, de se mettre à quatre pattes. Il relève sa mini-jupe, abaisse sa culotte.

Il la baise par derrière très longuement. À plusieurs reprises, il sort sa queue et attend. Elle lui dit : baise-moi, baise-moi encore. Il la baise profondément, frotte sa queue contre sa chatte, la baise à nouveau. Il se retire à plusieurs reprises et elle le supplie à chaque fois. Il s’exécute mais reste très calme comme s’il était capable de rester bandé indéfiniment. Elle répète : reste en moi, reste en moi. Il la baise sans discontinuer mais change de rythme ou d’allure, change légèrement de position, sort presque entièrement sa bite de sa chatte avant de replonger en elle. Elle jouit. Un orgasme d’un très grande intensité. Elle se retourne. Elle s’assied sur le lit. Il est debout devant elle, la bite toujours dressée. Il agite sa queue, la regarde, agite encore sa queue. Un long moment. Elle ne peut pas résister, elle sait qu’elle doit sucer sa bite, qu’elle doit absolument la prendre en bouche, à fond, elle le suce à s’étouffer. Elle lui dit : je veux ta queue. Elle décrit une domination mentale. Elle était prête à être son esclave. Elle était prête à tout pour qu’il la baise encore. Il pouvait lui faire faire n’importe quoi.

Il lui donne seulement de vagues indications. Elle se met à quatre pattes.

Il la baise, il l’encule. Il la baise avec un gode, l’encule en même temps et lui enfonce les doigts dans la bouche pour qu’elles les suce. Elle jouit à plusieurs reprises. Mais il reste à côté d’elle et à chaque fois, il se branle doucement en la regardant puis en regardant sa propre bite. Elle comprend que son désir est là, que c’est là désormais le seul objet de son désir. Il faut qu’elle la prenne en bouche à nouveau. Il lui fera faire un lavement pour qu’elle puisse le sucer après s’être faite enculer. Il ouvre une armoire et elle découvre un attirail SM dont un collier de chien avec une laisse. Elle devine que c’est une indication de sa part. Il lui tend une combinaison résille ouverte entre les cuisses et découpée sur le dessus pour laisser échapper ses seins.

Elle veut que sa bite s’enfonce sans relâche dans sa chatte, dans sa bouche, dans son cul. Il la baise à quatre pattes, sur le lit, sur le sol, dans la salle de bains, devant un miroir, en missionnaire, en cuillère. Il se couche et elle vient sur lui. Elle le suce et enfonce ensuite sa bite dans sa chatte ou dans son cul. Elle mélange les épisodes. Elle a joui quinze, vingt ou trente fois en deux jours. Ils ne se sont interrompus que pour manger un bout.

Mais très vite, elle sait qu’elle devra prouver qu’elle est une vraie chienne. Elle réclame le collier avec la laisse. Une laisse avec un collier en cuir très solide (pas un jouet). Il lui indique comment marcher à quatre pattes devant lui. Elle est subjuguée. Il la fesse. Elle réclame sa queue. Il lui met un gode dans la chatte. Le gode est au bout d’un bâton et il la baise à distance mais toujours doucement sans brutalité. Il lubrifie l’engin à plusieurs reprises et le fait aller et venir en variant les mouvements jusqu’à ce qu’elle jouisse.

Sa queue est toujours raide ou, quand elle faiblit, il ne tarde pas à se branler.

Baise-moi à fond. Il la fiste. Elle n’a jamais fait cela auparavant. Il enfonce lentement ses doigts : un puis deux puis trois. Toute sa main. Il est à côté d’elle, il l’embrasse dans le cou. Elle l’encourage. Enfonce ta main entière, doucement, je veux que tu t’enfonces complètement en moi. Elle sent que sa chatte s’ouvre et que la main de son amant glisse en elle doucement au delà de l’obstacle. Elle jouit encore.

(Je devine que mon voisin juré se caresse doucement à plusieurs reprises à travers la poche de son pantalon.)

Elle voudra être attachée. Elle se fera baiser les quatre membres écartelés, attachés aux quatre coins du lit.

Elle prendra une douche. Il la rejoindra et commencera à lui pisser sur la jambe. Elle comprendra immédiatement qu’elle doit se mettre à genoux. Elle ouvre la bouche pour qu’il pisse dedans.

À chaque fois, il secoue sa bite, il la lui montre, il la regarde, il regarde sa bite et elle sait qu’elle doit venir à lui, a elle, elle doit venir à elle comme à son maître, sa maîtresse. Elle l’avale encore. Elle dit que littéralement elle rampait jusqu’à sa queue.

Deux jours de baise. Il n’a pas joui.

C’est lui qui lui dira qu’elle doit s’en aller car elle a un casting.

L’avocat de Casey commence par lui demander d’expliquer cette emprise extraordinaire exercée par Henry. Elle n’avait jamais connu cela. Non, ce n’était pas une jouissance exceptionnelle, totalement inconnue, c’était plutôt une emprise, une soumission volontaire ou involontaire à autrui. Elle ne pouvait qu’obéir. Que se soumettre. Devenir esclave malgré elle. Elle ne s’est jamais comportée comme cela avec quiconque. Il agissait comme un hypnotiseur. Oui, elle avait un peu bu. Non, elle n’avait pas pris de drogue. Mais l’alcool l’avait un peu étourdie. Elle n’était pas sur ses gardes. Le regard de Henry était étrangement fixe, étrangement pénétrant. Elle était hypnotisée. C’est à peine s’il devait parler. Mais ses paroles étaient celles d’un hypnotiseur. Il lui disait ce qu’elle devait faire. Non, ce n’étaient pas des ordres. C’étaient plutôt des indications comme lorsqu’on guide un aveugle pour qu’il ne trébuche pas. Elle était devenue aveugle. Elle ne voyait plus rien. Elle ne voyait que son visage, que ses yeux, que son sexe dressé. Un hypnotiseur vous dit de regarder son doigt et vous vous endormez et vous faites tout ce qu’il vous dit de faire. Il lui a fallu vingt-quatre heures pour reprendre réellement ses esprits. Soudain, des larmes coulent sur son visage, abondamment. Non, ça ne lui est plus jamais arrivé, elle est désormais beaucoup plus méfiante.

L’avocat de Henry intervient à son tour. Il s’étonne. Une personne hypnotisée ne se souvient pas de ce qui lui est arrivé pendant son sommeil. Elle sombre dans une espèce de léthargie, or Casey a fait un compte rendu détaillé des deux jours passés avec Henry. Elle ne s’explique pas la chose. Mais elle est certaine qu’elle n’était pas dans son état normal. Et c’est Henry qui l’a mise dans cet état et qui l’a ensuite manipulée à sa guise. Comme un gourou avec une adepte qui n’a pas conscience de la réalité.

L’avocat :« Vous avez évoqué un épisode particulièrement pervers sous la douche… Vous vous en souvenez… Vous souvenez-vous de ce que tenait Henry R. en mains et de ce qu’il faisait avec cet objet ? » Avec son téléphone portable, Henry a filmé la scène. L’avocat veut que l’on montre les images aux jurés. L’avocat adverse s’insurge. C’est de la pornographie ! Le juge les appelle dans son bureau. Finalement, les images seront projetées en huis clos. Elles seront floutées. On voit cependant que Casey sourit à plusieurs reprises tout en se faisant pisser dessus. Dans la salle d’audience, Casey refuse de regarder les images, et l’on devine qu’elle pleure à nouveau.

Les jurés sont hésitants, désarçonnés. Henry m’apparaît comme un être malfaisant, inquiétant.

taille originale : 8,1 x 29,7cm

3

Troisième victime. Paul L.

Il commence par affirmer qu’il est un hétérosexuel. Et seulement hétérosexuel.

Il n’aurait jamais témoigné si d’autres accusatrices ne s’étaient pas manifestées. Il voudrait que son témoignage se passe en huis-clos. Mais le juge refuse, les autres victimes ayant affronté l’audience publique. Il pense que les événements ont eu lieu il y a plus d’un an.

Paul a rencontré Henry dans un club de lap dance. Paul a eu une embrouille avec une fille. Il s’est énervé. Il quitte donc l’endroit et il croise Henry qui s’en va également. Ils commencent à discuter du prix des prestations. C’est une arnaque. Henry propose d’aller prendre un verre ailleurs, dans un club de strip-tease qu’il connaît bien. Il lui offre un verre. Ils commencent à échanger. Parlent de leurs boulots respectifs. Paul est réalisateur (l’avocat de de Henry l’obligera à préciser qu’il ne réalise que des films pornographiques, des films gonzo selon ses termes, que l’avocat qualifiera d’ailleurs de dégradants et orduriers).

Paul et Henry se retrouvent accoudés au bar observant les danseuses au-dessus d’eux. Paul applaudit l’une d’entre elles qu’il décrit comme « splendide ». Il s’exclame : « Elle me fait bander ». À ce moment, Henry lui touche la bite et dit seulement : « Effectivement ». C’est comme une explosion intérieure, non une implosion, un effondrement subit. Paul est tétanisé. La caresse continue. Il se rend compte qu’il bande, que sa queue est extraordinairement dure. Il a terriblement honte. Il a peur d’être surpris. Il voudrait se révolter, se lever, casser la gueule à Henry, mais la caresse est trop insistante, trop prenante, trop pénétrante. Allons-nous en, demande-t-il. L’autre dit qu’ils ont le temps et continue à le caresser. Paul sent qu’il va éjaculer. Il se sent rouge de honte de confusion. Il le supplie : Partons.

Où? Paul propose d’aller à l'appartement de Henry. Il n'imagine pas de ramener un homme chez lui. Il faut aller ailleurs, n'importe où. Chez Henry.

Là, une force irrésistible le pousse à embrasser l’accusé, la porte à peine refermée. Il ferme les yeux, et ils s’embrassent longuement, profondément, serrés l’un contre l’autre, se caressant déjà sans retenue. Henry pose sa main sur la tête de Paul qui comprend qu’il doit s’agenouiller. Il suce bientôt la bite de l’accusé. Ou plutôt il l’avale. Il n’a jamais fait ça. Il déteste ça. Mais il est incapable de résister aux demandes de l’accusé.

Était-ce des ordres ? questionne son avocat. Non, des demandes, enfin juste des indications. Mais il ne se reconnaissait plus. Il n’était plus lui-même. Quelque chose avait disjoncté dans son cerveau. C’est le mot : disjoncté. Les connexions de son cerveau avaient été transformées. Il avait complètement oublié qu’il était hétérosexuel, pas homosexuel. « Vous voyez Matrix ? C’est comme si le monde s’était complètement transformé. Il m’a plongé dans un autre monde. Un monde totalement inconnu qui n’était pas le mien. Il m’a obligé à pénétrer dans son monde à lui, totalement différent. J’ai basculé, oui basculé, dans un ailleurs. » Obligé comment ? « En me touchant quand je ne m’y attendais pas ».

Puis Henry le fait se relever et s’agenouille à son tour. Il ouvre la braguette de Paul et commence à le sucer. « Est-ce que vous aviez une érection à ce moment-là ? — Oui… — L’accusé affirme dans sa déposition, je cite : il bandait extraordinairement, sa bite était dressée pratiquement contre son ventre avant que je ne le touche. »

Ils se déshabillent. L’accusé est musclé mais poilu. Paul déteste les poils, il exige de ses maîtresses ou de ses actrices qu’elles se rasent ou s’épilent entièrement. Mais Henry l’attire contre lui.

Ils sont nus face à face. Ils se frottent bite contre bite. Celle de l’accusé est plus petite, quinze centimètres à peine. Paul ne peut s’empêcher de la caresser, de la branler, de la caresser contre la sienne. Ils se retrouvent sur le lit tête-bêche. Paul suce la bite de Henry, et Henry lui suce la bite. Dans sa déposition enregistrée par la police, Henry précise que Paul était extrêmement passionné et actif. On voit Paul rougir. Il détourne le regard, ne regarde personne.

Henry se couche derrière Paul, contre ses fesses, sa bite se frottant déjà entre entre elles. Paul est terrifié, il sait qu’il va se faire enculer, ce qu’il n’a jamais fait, ce qu’il n’a jamais accepté de personne, même du doigt d’une femme, mais il sait qu’il va se laisser faire. Il a encore la vague idée de fuir quand il sent la bite dure qui s’approche de ses fesses. Mais il ne parvient pas à faire un geste. Au contraire (d’après la déposition de Henry), il commence à tortiller du cul, à écarter ses fesses contre sa bite. Henry le rassure. Il l’appelle mon petit pédé, ma douce tapette, ma chérie, ma tendre salope, ma petite putain… je vais te pénétrer très doucement avec seulement de l’amour. Tu sentiras ma bite mais ce sera extrêmement doux et profond. Ma bite est bien lubrifiée. Il parle et parle encore alors que la victime croit que sa bite est seulement au bord du trou. Mais elle réalise soudain que Henry est en lui, que sa bite s’est déjà glissée dans son cul. Pris de panique, il pense : oh mon Dieu, oh mon Dieu, il est en train de m’enculer. Henry le rassure: je vais faire doucement très doucement. Je suis à peine au bord. Seul mon gland a pénétré. La victime est terrifiée par ce mot. Son gland ! Il m’a mis son gland dans le cul. Mais c’est d’autres mots qui sortent de sa bouche malgré lui. Vas-y, encule-moi à fond ! Henry répond néanmoins : doucement, ton cul n’est pas encore complètement ouvert, il y a encore un obstacle à franchir. La victime se laisse faire et se fait complètement pénétrer. Elle gémit : baise-moi baise-moi, baise-moi comme une salope… Henry va et vient. Après un long moment, Henry saisit la bite de Paul par-devant, le branle et le fait jouir rapidement, tout en l’enculant sans relâche. Épuisée, la victime s’endort.

Son sommeil est agité et dure une heure ou deux. Elle se réveille sous les caresses de Henry dont il sent la bite dure contre sa hanche. La victime croyait sortir d’un mauvais rêve mais elle réalise qu’elle s’est bien faite enculer. Mais Henry caresse déjà la bite de Paul qui durcit malgré lui. Henry se penche et commence à le sucer. Sa bouche est douce et habile. La victime sent qu’il bande fortement. La victime voudrait que cela dure éternellement. Attends, lui dit Henry. Il s’agenouille et enfonce la bite couverte de salive dans son propre cul. Il s’appuie des deux mains sur les épaules de la victime et le chevauche rapidement. La victime voit la bite et les couilles de Henry au-dessus de son ventre. Il a envie de les saisir, mais en même temps une fureur insensée le pousse à les arracher, à les jeter loin au milieu de la pièce. Il prend la bite dans la main droite et saisit les couilles de la gauche. Il branle d’une main et tord les testicules de l’autre. Il voudrait faire hurler Henry. Mais celui-ci l’encourage seulement : vas-y, fais-toi plaisir, prends mes couilles comme tu en as envie. En même temps cependant, il serre fortement son anus, accélère ses mouvements et fait rapidement éjaculer sa victime.

Celle-ci s’abandonne une nouvelle épuisée. Henry se lève et ouvre un tiroir.

Il en ramène une cage métallique qu’il montre à sa victime. C’est, dit-il, la cage pour ton petit oiseau. La victime se sent confuse, humiliée, rouge de honte mais elle ne parvient pas à dire non. Son sexe rapetissé est bientôt emprisonné. Henry lui dit : je vais te faire jouir du cul, uniquement du cul, tu vas voir, tu vas adorer ça ma chérie. Non, non, pense la victime, je ne suis pas une femme, je ne suis pas ta femme. Mais les mots qu’il prononce trahissent sa pensée : encule-moi comme ta chienne, comme une salope, comme une putain (bitch, whore, hooker, trap, floozy).

Henry le fait mettre à quatre pattes et le pénètre jusqu’aux couilles. Il le baise un long moment, et Paul se sent pris d’une étrange excitation, submergé par un plaisir inconnu et il éjacule, la bite à peine gonflée, toujours emprisonnée dans la cage. Il s’effondre sur le lit. Henry se retire. Il donne un léger baiser sur les lèvres de Paul qui s’endort dans la nuit.

Celui-ci a un sommeil tourmenté et il croit même que tout cela n’a été qu’un mauvais rêve, un cauchemar même. Mais, quand il se réveille, sa bite est toujours enserrée dans la cage. Il cherche la clé mais ne trouve qu’un mot laissé en évidence par Henry sur la table de nuit. Ce bout de papier a été heureusement conservé par Paul : « Je ne peux assister à ton réveil, et tu m’en vois désolé. Comme j’ai trouvé ton adresse sur une carte de visite qui se trouvait dans une poche de ta veste, cela m’a semblé amusant d’envoyer par coursier la clé dont tu as besoin à ton domicile. » Paul s’enfuit de l’appartement, à peine rhabillé, la bite toujours en cage. Rentré dans sa villa, il doit encore attendre l’après-midi pour que le coursier arrive et qu’il puisse enfin être délivré de cet engin odieux (selon les termes de son avocat).

Mon voisin juré murmure : c’est du revenge porn. Heureusement, personne ne l’entend.

Un air de printemps

4

Les experts.

Pour les deux experts de l’accusation, Henry est un pervers narcissique ou un psychopathe insensible à la détresse d’autrui. Le risque existe qu’il expérimente des choses de plus en plus dures, de plus en plus dangereuses comme en témoigne le matériel sado-masochiste trouvé chez lui, notamment des pinces à tétons et des fouets. Le signe le plus visible de sa perversion est qu’il ne jouit jamais. Il tire manifestement son plaisir de la domination qu’il exerce sur ses victimes. C’est une emprise physique mais surtout psychologique comme le gourou d’une secte qui attire ses victimes dans son propre monde différent du monde réel.

Pour l’expert psychiatre de la défense, c’est au contraire quelqu’un qui trouve du plaisir dans la jouissance de l’autre. C’est le contraire d’un sadique qui jouit de la souffrance d’autrui. Il se donne entièrement à la jouissance de l’autre.

Vous essayez de nous faire croire que c’est un martyr de la sexualité ? un Christ offrant son corps et son sexe pour la jouissance de l’humanité ? ironise l’avocat adverse. Non, il est pleinement matérialiste. Il dit seulement que c’est la jouissance de l’autre qui suscite son propre plaisir. Mais il a constaté que souvent ses partenaires ne connaissent pas réellement ce qui les fait jouir. Ou ne l’admettent pas. Lui, il a la capacité à deviner les gestes, les caresses, les mots qui déclenchent le plaisir et l’orgasme chez autrui.

5

Plaidoiries.

Pour l’accusation, il y a bien viol. Il ne faut pas se méprendre sur les mots. La violence, la brutalité ne sont pas constitutives du viol. La ruse suffit à qualifier le viol dès lors que le consentement n’est pas acquis. Or c’est bien ce qu’on constate chez les trois victimes qui toutes décrivent un état de sidération, de stupéfaction qui les empêche de réagir adéquatement, ainsi qu’une forme d’emprise mentale exercée par Heny R. À aucun moment, celui-ci ne s’est enquis du consentement éventuel de ses différentes victimes.

L’avocat de Henry fera une plaidoirie étonnante. Selon lui, l’accusé n’est absolument pas un violeur, mais exactement le contraire. Tout ce qu’on peut lui reprocher, c’est de donner du plaisir, un plaisir qui mène à une jouissance inédite pour Claire R., qui fait découvrir des formes érotiques tout à fait inédites pour Casey C., et qui permet à John L. d’explorer une face inconnue de sa propre sexualité. Mais tous trois sont des adultes libres, aucun ne se trouvait en position subordonnée ou inférieure à Henry, tous auraient pu à n’importe quel moment demander à Henry de mettre fin à la relation. Non, il était, elles étaient soumises à une seule emprise, non pas l’emprise mystérieuse de Henry dont parle l’accusation, mais seulement celle de leur propre plaisir. Un plaisir, une jouissance même, sans doute inconnue, inédite, inattendue qui a pu les bouleverser mais dont ils étaient les seuls maîtres. On ne condamne pas quelqu’un parce qu’il procure un plaisir au-delà de l’imagination.

 

Le verdict fut en demi-teintes. Henry fut condamné à un peine légère avec sursis et dut se tenir à une distance minimale de cent mètres de ses victimes avec interdiction d’entrer en contact direct ou indirect avec elles de quelque manière que ce fut.

Plus tard, l’on apprit qu’il avait reçu des centaines, des milliers de messages d’hommes et de femmes désireuses de connaître avec lui les délices d’un plaisir inconnu.

Le procès et ses suites suscitèrent la réaction de la philosophe Simona Maggiordoma qui, dans une tribune publiée par le Corriere della Sera, déplora que la plaidoirie de l’avocat de Henry R. reproduisait une nouvelle fois les clichés phallocrates du mâle occidental censé révéler — grâce à son pénis — à la femme (ou à l’homosexuel) les voies d’une jouissance inédite (même s’il s’était servi essentiellement de sa langue dans le cas de la première victime). Il était clair que le système hollywoodien profiterait de la carrière de Henry R. pour réactualiser les fantasmes des mâles dominants.

taille originale : 8,1 x 29,7 cm

6

Ce soir-là, les filles étaient absentes, passant leur week-end chez leurs grands-parents. Je me couchai à côté de Mike et commençai à l’embrasser et à la caresser. Je saisis bientôt sa bite à travers le tissu de son slip. Elle était gonflée déjà. Mike n’était certainement pas un baiseur en série comme Henry, et il lui arrivait bien trop souvent de débander au mauvais moment. Mais il n’était pas question de cela à présent. Je sortis sa bite de son slip et commençai à la branler. Puis je descendis vers elle et la pris en bouche.

Je pompais régulièrement, profondément. Mais je changeais aussi de rythme, de mouvement, d’allure, attentive au moindre mouvement, au moindre soubresaut de Mike. Il enleva son slip.

Je léchais bientôt le gland, puis la bite entière, les couilles enfin que je prenais en bouche, tout en continuant le branler. Je la reprenais en bouche, très attentive à la montée du plaisir, aux spasmes de l’excitation, et j’avalais, je pompais, je bavais sans relâche. Je devinais le trouble croissant, le tremblement léger qui agitait Michael. J’avalais encore et encore.

Je relâchai enfin l’étreinte de ma bouche, je repris la bite en main, je la léchai, je redescendis vers les couilles, je les pris en bouche. Je branlais fermement la bite durcie. Je descendis plus bas encore, je léchai le cul de Michael, j’enfonçai même la langue dans le trou de son cul. J’entendis son gémissement. Je suçai le majeur de ma main gauche et l’enfonçai décidément dans l’anus offert. Jamais Mike n’avait accepté cela, mais à présent il gémissait d’un plaisir évident. Je fis aller régulièrement mon doigt dans le trou de son cul tout en reprenant sa bite en bouche. Elle était divinement raide (à mon estime du moins).

J’entendis sa voix suppliante, en un souffle : Mets-m’en un deuxième ! Il écarta même les fesses des deux mains pour faciliter l’intromission. Je l’enculai.

Je l’enculais et je le pompais. Je suçais sa bite, je la léchais, je l’avalais, je la laissais échapper pour me consacrer à ses couilles, je la reprenais en bouche, je l’aspirais, je sentais l’excitation monter par vagues, je la retenais, je la sentais de plus en plus puissante, jaillissant enfin dans ma bouche en spasmes rapides. Trois de mes doigts étaient encore dans son cul.

Il murmura : Je n’ai jamais joui comme cela… Mais ne me fais plus jamais cela !

samedi 20 juillet 2019

Cours d’éducation sexuelle

Introduction

Ce document expose les compétences terminales que les élèves devront avoir acquises à l’issue de leur scolarité secondaire.
Former les adolescentes par l’éducation sexuelle et par l'incitation à la création érotique est un défi à relever en ce temps qui néglige encore trop souvent la sensibilité et l'imagination ! Mais, pour l'enseignante qui y répond, c'est la satisfaction unique de travailler au développement et à l'épanouissement de facultés autres que cognitives.
L'éducation sexuelle permet de percevoir le monde, et d'y réagir, par des voies différentes, par les sens avant tout.
Par l'éveil de la sensibilité érotique et par son exercice, elle apprend aux adolescentes à exprimer et libérer leurs sentiments et leurs émotions jusqu’à l’orgasme. Par l'approche des multiples activités sexuelles, elle provoque la curiosité, révèle la diversité des personnes et de leurs cultures érotiques et apprend à les respecter. Par la compréhension et l'appropriation d'éléments des langages et des techniques sexuelles, elle engage à la pratique et à la création personnelle en matière sexuelle.
Ainsi, l'éducation sexuelle rencontre largement les objectifs généraux de l'éducation, c’est-à-dire « promouvoir le développement de la personne de chacune des élèves », les rendre « aptes à prendre une place active dans la vie érotique », « être des citoyennes capables de contribuer au développement d'une société sensuelle et charnelle, ouverte aux autres sexualités ».

Principes généraux

Les compétences digitales, linguistiques, vaginales, phalliques, clitoridiennes, labiales, anales ou de toute autre nature ne seront ici distinguées que par souci de clarté et de précision méthodologiques. Ces compétences, qui dans la réalité sont rarement séparées, seront autant que possible associées et combinées dans les activités d’apprentissage sexuel comme le suggèrent les nombreux recoupements entre les différents volets de ce document.
En outre, ces compétences ne se développent ni ne s’évaluent dans l’absolu, mais toujours en fonction des relations sexuelles réelles ou vraisemblables où elles entrent en (inter)action. On veillera donc à organiser l’exercice de ces compétences dans le cadre de séquences didactiques de complexité croissante au fur et à mesure de l’apprentissage orgasmique.
Toutes les compétences appartenant à l’éducation sexuelle doivent être sollicitées en continuité durant la scolarité obligatoire dans l’objectif de l’amélioration de la santé, de la sécurité, de l’expression et de la culture érotiques, finalités premières de l’éducation sexuelle. Pour développer ces compétences, la professeure d’éducation sexuelle proposera des activités diversifiées qui mettent en œuvre toutes les dimensions de la sexualité (cognitives, sensorimotrices, affectives, sociales et bien évidemment érotiques).
Remarque : les élèves féminines, masculines ou autres devront exercer chacune des compétences énoncées ci-après. Leur maîtrise s’opère progressivement et chaque niveau de maîtrise intègre le précédent.
Remarque complémentaire : les notes en bas de page font pleinement partie de ce texte officiel et doivent donc être lues avec attention.


taille originale : 34,5 x 24,4

À la découverte du clitoris

Le clitoris est l’organe essentiel de la sexualité humaine à cause de son extrême sensibilité mais également de sa complexité. Loin de se limiter à sa face visible, il se caractérise par une architecture raffinée et multiforme qui en fait tout l’intérêt et tout le charme. Grâce à des études scientifiques approfondies, nous savons aujourd’hui que ses ramifications s’étendent à l’ensemble de la région pelvienne (surnommée fémininement la chatte) et conditionne un grand nombre des réactions de plaisir même si d’autres organes comme les seins, l’anus, la bouche ou le lobe de l’oreille peuvent également contribuer de façon majeure à l’effet orgasmique (anciennement appelé extase érotique[1]).
C’est un organe très supérieur au pénis qui n’est plus l’attribut que d’une minorité[2]. Ce dernier en effet est d’une manipulation extrêmement simple et mécanique qu’il n’est guère la peine de détailler. Pour les plus novices, précisons néanmoins qu’un simple mouvement de va-et-vient suffit à déclencher après quelques secondes (au maximum quelques minutes) l’orgasme (appelé archaïquement éjaculation) de ces personnes.
L’approche du clitoris devra donc se faire de façon essentiellement pratique. Les élèves les mieux disposées[3] seront invitées à s’asseoir sur les pupitres spécialement conçus à cet effet qui doivent leur permettre d’exhiber facilement leur sexe avec les jambes bien écartées à une hauteur qui permettra aux autres d’apercevoir la merveilleuse architecture de cet organe. On incitera ces élèves à bien écarter les fesses pour que, par ailleurs, le spectacle à la fois instructif et récréatif de leur anus n’échappe à personne.
Chacune, chacun sera ensuite invitée à explorer les chattes ainsi exposées, que ce soit avec les doigts, la langue, les lèvres ou tout autre organe (charnel ou mécanique) à disposition. L’enseignante (ou plus rarement l’enseignant) fera bien observer aux participantes et participants la subtilité sensorielle de cet ensemble constitué à la fois du clitoris apparent, des lèvres adjacentes et du vagin subjacent. Prestance, habileté, dextérité et subtilité linguale seront ici nécessaires pour susciter l’émoi et le spasme humide. Seules des qualités empathiques remarquables peuvent en effet suppléer à des compétences qui ne peuvent s’acquérir que par des exercices continus et répétés.
Il s’agira notamment pour chacune d’ajuster ses mouvements à cette situation élaborée et fragile, de percevoir et de mémoriser les mouvements rythmiques indispensables, et surtout d’exprimer par le geste et l’attitude corporelle des structures rythmiques de plus en plus complexes, seule ou en partenariat. Enfin, chaque élève devra exprimer une émotion par sa voix et ses mouvements en agissant sur les paramètres du mouvement expressif (temps, espace, énergie) en évitant des formulations sommaires et trop parlantes (« je t’ai bien fait jouir, salope ! » serait en l’occurrence malvenu).

taille originale : 34,5 x 24,4

L’exercice de fellation

Après les élévations dionysiaques du clitoris, l’on doit aborder brièvement les mécanismes subalternes et relativement grossiers de la fellation. La sexualité masculine, qui devient de plus en plus marginale, se caractérise par son caractère fruste et primitif. Son principe actif réside dans l’attention que l’on consent à porter à son organe surnommé familièrement la bite ou plus ridiculement le pénis. Il suffit de faire croire à cet organe (ou éventuellement à son détenteur qui se confond très généralement avec lui) qu’on l’admire ou même qu’on l’aime pour provoquer précipitamment son ébranlement puis son spasme (qui aboutit très généralement à son affaissement et à sa décrépitude). Cette croyance s’obtient facilement par une mise en bouche suivie par un mouvement aussi sommaire que répété de va-et-vient qui conduit à un orgasme rapide. Le foutre qui en résulte sera facilement avalé pour complaire à son émetteur.
D’autres techniques peuvent éventuellement être utilisées, et, si certains auteurs anciens tels que le marquis de Sade ont prétendu que des raffinements précieux sont nécessaires en la matière, l’expérience a largement prouvé qu’il n’en était rien et que des pratiques manuelles élémentaires suffisent à provoquer l’éjaculat (un sourire béat et faussement naïf produit généralement le même résultat). On ne s’attardera donc pas en de longues considérations théoriques.
S’il sera évidemment exigé de quelques élèves masculines[4] qu’elles exhibent leur grossier engin (que chaque élève sera invitée à manipuler et même à malmener si l’envie l’en prenait), ce sont d’autres masculines qui pratiqueront en l’occurrence les fellations demandées. Elles sont en effet les mieux à même de montrer à leurs condisciples (féminines) comment adapter leurs mouvements à la manipulation de cet objet rudimentaire, comment ajuster ces mêmes mouvements à cette situation simple et fruste, comment enfin percevoir un rythme binaire qui doit être amplifié par une action motrice primitive mais obstinée. L’exercice régulier est ici indispensable même s’il demande un effort physique démesuré par rapport au bénéfice escompté.

La sodomie comme coopération socio-motrice

Étant fondamentalement contre-nature, la sodomie doit être pratiquée de façon intensive et faire l’objet d’un apprentissage régulier et approfondi. C’est une pratique qui exige en effet endurance, souplesse, vélocité, force et puissance alactique (c’est-à-dire la capacité à exécuter des mouvements explosifs, familièrement résumée par l’expression « démonter le cul » ou même « exploser le cul »). Force et puissance alactique ne peuvent cependant être travaillées de manière systématique avant la maîtrise parfaite de la souplesse et de l’endurance nécessaires à l’exercice.
Ici aussi, les élèves masculines seront en priorité mises à contribution de façon privilégiée dans la mesure où la largeur de leur anus est plus apte à une première intromission. Elles seront éventuellement invitées à pratiquer des exercices préalables à domicile, car une bonne condition physique ne s’acquiert pas en une ou deux heures scolaires et exige un entraînement régulier (comme d’ailleurs la conjugaison des verbes irréguliers). Il sera particulièrement plaisant que les mauvaises élèves masculines, rétives aux travaux domiciliaires, soient les premières à prêter leur orifice anal aux pratiques exploratoires de leurs condisciples, que ce soit par l’entremise de leurs doigts ou de godemichés plus conséquents. Il faut en effet que ces dernières apprennent par la pratique à coordonner leurs différents mouvements, à savoir : pousser, manipuler, enfoncer, retirer, enfoncer plus profondément des objets en fonction de leurs caractéristiques propres (nature, forme, poids, fragilité, encombrement…). Il importe également que toutes les élèves masculines soient sodomisées, même si elles n’y consentent pas formellement, car les compétences acquises en la matière leur serviront tout au long de la vie, leur permettant d’agir avec fair-play, dans la sodomie active ou passive, dans le respect de leurs partenaires et la soumission bienvenue à leurs exigences légitimes.
Bien entendu, toute élève (féminine) ayant déjà acquis des compétences en cette matière complexe pourra exhiber sa maîtrise technique, à savoir sa capacité à dominer l’utilisation des éléments techniques propres à cette spécialité, tout en faisant montre d’autonomie, à savoir sa capacité à découvrir, à développer et à produire seule une activité sexuelle de qualité équivalente à celle que la formation dispensée est censée lui garantir. Il n’y a en effet rien de plus plaisant pour les novices que d’admirer les performances sodomites (qu'il s'agisse de pénétrer ou d'être pénétrée) d’une élève plus avancée ainsi que la créativité de cette élève, à savoir sa capacité de se servir librement d’un langage sexuel connu d’elle ou élaboré par elle en vue d’une réalisation originale.


taille originale : 24,4 x 34,5

Perversions et pornographie

On l’a dit et répété, les compétences sexuelles que l’enseignement vise à faire acquérir à toutes les élèves ne sont pas exercées en vue d’un examen final, aussi prestigieux soit-il (comme le concours interfacultaire des meilleures sodomites), et elles doivent pouvoir être mobilisées dans toutes les circonstances de la vie. Il est donc indispensable que les élèves multiplient les expériences et partent à la découverte — à leur propre rythme et selon leur propre cheminement — de toutes les formes de la sexualité humaine. Or celle-ci, rappelons-le, est une activité pleinement médiatique, mettant en relation des organes, des émetteurs et des récepteurs sensoriels aussi riches que variés. L’éducation sexuelle doit donc être conçue de façon interdisciplinaire et être mise en relation notamment avec l’éducation aux médias.
Il est nécessaire que les élèves aient précocement une connaissance de la richesse des productions pornographiques de toutes sortes, qu’il s’agisse de littérature, de cinéma, de vidéos, de photos ou d’arts graphiques. C’est là qu’elles découvriront la variété des pratiques sexuelles envisageables, qu’il s’agisse de triolisme, de cunnilingus, d’ anilinctus, de bukkake, de double ou de triple pénétration, de douche dorée, de bondage, de pinces à tétons, de fétichisme de la chaussette malodorante, de formicophilie ou encore de la recherche de la sainteté. On ne peut à ce propos que conseiller une visite régulière du site de l’Éducation Nationale qui comprend un nombre considérable de ressources pornographiques susceptibles d’enrichir les imaginations des unes et des autres.


taille originale : 34,5 x 24,4 


1. Ce n'est que par respect des vieillardes que l'on a conservé certaines expressions anciennes, devenues insignifiantes dans le Nouveau Régime.
2. Pour rappel, les personnes masculines, du fait de leur extrême sensibilité aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens, sont aujourd'hui victimes d'un déclin continu et ne constituent plus qu'une minorité de la population globale (moins de 33%). En outre, la diminution de leur quotient intellectuel (longtemps niée pour des raisons purement idéologiques mais causée à la fois par des facteurs environnementaux et par leur irrépressible propension paresseuse) a contraint la plupart d'entre elles à abandonner au profit des femmes les différents postes de responsabilité et de pouvoir qu'elles occupaient sous l'ancien régime. L'auto-immolation par le feu d'Éric Zemmour en 2032 a été la dernière flammèche de ce déclin social et écologique.
3. La Révolution qui a mis fin à l'Ancien Régime a aboli la propriété privée, et tous les biens sont désormais à disposition de chacune d'entre nous. Il n'a pas été formellement établi que le corps propre était désormais un bien commun, mais il est généralement admis que toutes doivent faire preuve en ce domaine d'une grande libéralité comme la personne du Christ offrant son corps pour le salut de toutes.
4. L'on a définitivement renoncé à désigner ces personnes par l'ancien genre masculin, aujourd'hui totalement dévalorisé. Pour faciliter l'intégration et l'assimilation de ces personnes, l'on a préféré, même si c'est un peu artificiel (et immérité), les confondre avec le genre dominant.

dimanche 9 juin 2019

Ethnologie/éthologie

Bernard, le responsable financier s’en est pris au service clients et plus particulièrement au secteur comm’ qui prétendait lancer une nouvelle campagne sur Internet. Bernard s’emporta : une telle campagne n’avait aucun sens, il fallait aller au contact des clients, nos produits étaient trop spécifiques, la fibre de verre, ça ne se vendait pas comme des boissons gazeuses… Il ne le dit pas, mais il pensait que les membres de ce service préféraient rester assis dans leur bureau à concevoir de belles affiches et de beaux visuels plutôt que d’aller démarcher les entreprises spécialisées susceptibles d’acheter nos produits. John, le responsable du service clients, renvoya la balle en signalant que nos produits étaient trop chers et souffraient de la concurrence asiatique. C’est sur les coûts qu’il fallait travailler. Mais répliquait Bernard, c’est justement une question de coût et, dans la période difficile qui était la nôtre, c’était absurde de lancer de nouvelles campagnes de communication aussi chères… Elisabeth, l’ingénieure en chef, se sentant mise en cause pour les frais de production, intervint pour signaler que le processus était déjà automatisé au maximum, et que toute réduction d’effectifs aurait une répercussion sur la qualité, précisément parce que le service clients ne ramenait plus que de petites commandes, très précises, qui demandaient à chaque fois une relance du processus avec de nouvelles spécifications. Comme responsable des ressources humaines, je n’avais pas grand-chose à dire. Si l’on prétendait encore une fois diminuer les salaires des ouvriers et employés, l’on devrait une nouvelle fois faire face à des blocages et des arrêts de travail…

Art public…

Bernard était visiblement le plus énervé, et je m’adressai à lui en premier : « Écoute, est-ce que tu veux me sodomiser ? Je pense que ça te fera du bien et que tu te sentiras mieux après… » Il me répondit brutalement en ouvrant son pantalon : « Oui, viens-là, je vais t’enculer et même te défoncer le cul, ma petite pute ! Mais d’abord tu vas me sucer à genoux. Allez, viens-là ! »

Je m’exécutai et, à genoux, je pris immédiatement sa bite en bouche. Elle gonfla instantanément entre mes lèvres, et je commençai à la pomper aussi rapidement que possible sans pouvoir cependant l’avaler en entier. Mais, tout à sa colère, Bernard me saisit par les cheveux et s’enfonça en moi jusqu’aux couilles, quitte à me faire m’étouffer et sangloter. Je bavai abondamment sur sa bite tandis qu’il allait et venait dans ma bouche sans ménagement. Il ricana : « C’est sûr que tu es le meilleur gestionnaire de ressources humaines que je connaisse ! »

Puis il me fit relever, me retourna comme une crêpe, fit tomber mon pantalon et entreprit de m’enculer après m’avoir couché sur le bord de la table. Il cracha sur sa bite juste avant de l’introduire entre mes fesses, mais il allait réellement m’éclater le cul avec un engin d’une telle dimension. Heureusement, en tant que responsable RH, j’avais toujours un tube de lubrifiant avec moi. Je sollicitai de sa part un minimum de bienveillance, et il accepta de lubrifier son robuste engin avant de me l’enfoncer dans le cul. « Mais oui, ma biche, je vais te baiser avec toute la délicatesse comptable dont je suis capable ! », dit-il avant de plonger son vit d’un seul mouvement entre mes fesses. Même lubrifié, celui-ci me défonça brutalement, mais, après quelques instants, je ne ressentis plus aucune douleur mais seulement l’agréable sensation de ses mouvements animaux. Bernard en profita pour saisir ma queue par en-dessous et la branler tout en la tordant par instants en me traitant de chienne en chaleur. Et il est vrai que je bandais sans retenue.

Voué à la démolition…
taille originale : 21 x 29,7cm
Après démolition et reconstruction

Il ne me restait plus qu’à appeler John pour le convaincre de se joindre à nous et de sceller notre réconciliation professionnelle. Je lui promis de le sucer passionnément aussi longtemps qu’il le souhaiterait, et je l’assurai que j’avalerais tout le foutre qu’il voudrait bien m’octroyer. Ma proposition était sans doute plus convaincante qu’une campagne de communication sur Internet, et il se rapprocha bientôt pour que je le suce profondément. Il n’était pas dominé par la même colère brutale, et il m’encouragea plutôt à faire preuve d’investissement et de dextérité dans la tâche qui m’était confiée. Je n’hésitai pas à le sucer avec fougue, à lécher la hampe puis à avaler le gland, à pomper cette queue bien raide jusqu’aux couilles. Celles-ci étaient également l’objet de toute mon attention, et elles furent bientôt luisantes de salive.

Du coin de l’œil, je vis alors Elisabeth se départir de son altière attitude d’ingénieure en chef et s’installer au bord d’une chaise, les jambes écartées, les pieds relevés sur le bureau. Elle avait remonté sa jupe et baissé sa culotte noire qui pendait à présent à sa cheville gauche. Elle se branlait lentement en contemplant le spectacle que nous lui offrions. Bientôt, les deux querelleurs se mirent d’accord pour changer de position, me déshabiller entièrement et me faire coucher sur le dos au milieu de la table. Bernard, comme il le répétait, tenait absolument à me défoncer le cul, et celui-ci était en effet tellement ouvert que je sentais le battement régulier de ses couilles contre mes fesses. C’était terriblement excitant, surtout que John vint s’asseoir au-dessus de mon visage en m’ordonnant (à moins que ce ne fut qu’une suggestion !) de lui lécher les couilles avant de rendre un hommage profond à son cul. Beaucoup de foutre fut répandu, même si je ne souviens plus dans quel ordre. L’atmosphère professionnelle était en tout cas redevenue sereine et chacun put retourner avec une nouvelle motivation à ses tâches ordinaires.

Je rentrai dans mon bureau où je retrouvai Ousmane, le stagiaire burkinabé que j’avais accepté d’accueillir dans l’entreprise depuis une dizaine de jours. Je lui fis un compte-rendu succinct de la réunion à laquelle je venais de participer. Il n’était évidemment pas question qu’un stagiaire participe, même comme simple observateur, à ces réunions de direction qui abordaient notamment certaines questions personnelles. Il prit néanmoins de nombreuses notes dans le petit cahier vert qu’il avait toujours avec lui.

Puis l’ensemble de l’équipe des ressources humaines retourna à ses occupations ordinaires : établissement des horaires, vérification des prestations, plan de formation, demandes individuelles multiples… La semaine se déroula sans incidents majeurs. Ousmane s’intéressait aux occupations de chaque membre de l’équipe en évitant de trop déranger le travail. Les téléphones sonnaient régulièrement, et il était sans doute difficile pour lui de comprendre la teneur des discussions. Et puis chacun retournait à son écran d’ordinateur, bientôt plongé dans une lecture en apparence studieuse, interrompue seulement par la frappe de quelques lignes sur le clavier.

Espace muséal

Et puis les choses se précipitèrent. La réunion avec les représentants syndicaux se passa mal. On reparla d’augmentations salariales et l’on répondit que des investissements étaient nécessaires. De nouveaux engagements furent contestés alors que l’on voulait licencier des intérimaires. Je compris que l’info ne pouvait venir que de mon équipe. Quelqu’un, quelqu’une avait lâché des infos confidentielles, volontairement ou involontairement. L’on répliqua qu’aucune décision n’était encore prise. Un des délégués était particulièrement agressif. Il rappela des événements anciens dont personne ne se souvenait. Il ressassa le manque de confiance. J’étais excédé, constamment obligé cependant de mesurer mes propos. J’eus une parole malheureuse : les travailleurs étaient là pour travailler, pas uniquement pour se plaindre. Je dus m’excuser.

Je rentrai dans mon bureau furieux contre moi-même et contre l’équipe. Je convoquai Irina, Isabelle et Abdel dans mon bureau. Je ne savais pas si les portes et les parois vitrées empêchaient réellement les autres personnes du plateau d’entendre ce qui se disait, surtout si la colère faisait monter le ton des voix. Je compris rapidement que c’était Isabelle la source des fuites. Elle prétendait qu’il fallait jouer franc jeu, ne pas masquer les mauvaises nouvelles… Je lui répondis que c’était une question de timing, et que précisément elle, elle n’avait pas joué franc jeu avec moi… Ce n’était pas du travail d’équipe… Elle me reprocha de ne pas être assez souvent sur le terrain. Je m’emportai. C’était à elle d’y aller, sur le terrain. Moi, j’avais bien d’autres choses à gérer. Moi, j’étais disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre heures et sept jours sur sept. Elle répliqua que ce n’était pas vrai, que c’était vrai à une certaine époque mais plus maintenant, c’était Elisabeth qui intervenait le plus souvent quand il y avait un problème de production. « Toi, ajouta-t-elle, tu n’arrives que quand il y a une ouvrière qui se blesse la nuit, et c’est rarissime. » Sa mauvaise foi m’ulcéra : « Tu me traites de menteur ! tu dis que je mens, c’est ça, répliquai-je. Mais toi, toi, tu préfères… tu préfères boire des bières en regardant le foot et avoir des soirées tranquilles, c’est ça ! oui ! » Elle s’approcha soudainement de moi et je crus qu’elle allait me gifler. Irina se glissa entre nous et saisit Isabelle par les poignets : « On se calme, là. C’est un malentendu, juste une différence de timing, on ne va pas s’empoigner pour ça. » Elle appela Abdel à la rescousse. Parla un instant à l’oreille d’Isabelle. Puis se tourna vers moi.

« Tu veux que je te branle ? — Non, ça ne suffira pas, je suis trop énervé, tu as entendu comme elle m’a traité ? Elle m’a insulté, je suis sûr qu’elle m’aurait giflé… — Quoi alors ? tu veux me baiser ? tu veux baiser Abdel ? — Non, je veux la baiser, elle ! — Non, c’est pas une bonne idée, ça. Tu ne vas pas être gentil, tu vas être brutal comme un chimpanzé… alors que tu es plutôt du genre lapin frétillant, non ? Tu as besoin d’une chatte accueillante plutôt, hein ! » Puis elle se retourna vers Isabelle qui embrassait déjà Abdel.

taille originale : 21 x 29,7

Tout le monde se déshabilla. Irina se coucha en me faisant face sur le grand canapé dont le dossier avait été rabattu au sol, tandis qu’Isabelle s’allongeait à côté d’elle mais en sens inverse, écartant les jambes pour se faite pénétrer par Abdel de l’autre côté. Irina prit les choses en main et commença à me branler. Puis, quand je fus suffisamment dur, elle frotta mon gland contre sa chatte qui fut rapidement trempée. Elle faisait aller ma bite de haut en bas, le long de sa chatte. Elle me glissa à l’oreille : « Détends-toi, tu as tout ton temps, tu vas me baiser longuement tout à ton aise… » C’est elle encore qui me fit pénétrer quand elle estima qu’elle était suffisamment mouillée. Je m’enfonçai en elle. C’était bien sûr délicieusement chaud et humide. Je jetai un coup d’œil sur Abdel qui allait et venait dans le grand corps d’Isabelle. Malgré ma colère, je ne pus m’empêcher d’être troublé à la vue de cette femme magnifique à la peau blanche, aux longs cheveux noirs, aux seins gonflés, aux formes arrondies et fermes, à la toison noire aussi contre laquelle venait battre le bas-ventre d’Abdel. Sa queue allait et venait entre les cuisses ouvertes comme moi-même j’allais et venais dans le ventre d’Irina. Je déclenchai la sono à distance pour que nous puissions entendre le célèbre « Erbarme dich, mein Gott » de la Passion de Saint Matthieu de Bach et donner un peu d’élévation et d’apaisement à nos âmes tourmentées. Vivaldi et la Stravaganza apporteraient ensuite de la légèreté à nos élans lubriques.

J’embrassai Irina dans le cou. Elle m’embrassa sur la bouche. Je caressai ses cheveux, ses épaules, ses seins menus, ses hanches minces et dures. Je saisis ses fesses rondes et fermes. Elle m’accompagnait de mouvements secs et nerveux mais intenses. Même si, appuyé sur mes deux jambes, je pouvais la pénétrer facilement, ses bras et ses jambes étaient agrippés à moi d’une telle façon qu’elle manœuvrait pour me sentir venir en elle à son rythme. Elle me baisait plus que je ne la baisais avec une passion communicative. J’avais envie d’elle, j’avais envie de baiser encore et encore avec elle jusqu’à l’épuisement total de mes ressources humaines.

Mais elle décida de changer de position et de stratégie. Elle se releva et vint se positionner tête-bêche à quatre pattes au-dessus d’Isabelle, offrant sa chatte à lécher à sa collègue. Abdel et moi les regardions faire sans intervenir. Je détournai un instant le regard de ce spectacle estimable et j’aperçus à travers la vitre Ousmane en train de nous observer. Je l’invitai d’un signe de la main à nous rejoindre, mais il déclina l’invitation. Je lui refis un signe mais il me sourit en refusant à nouveau de la tête. Il sembla se détourner mais je vis qu’il continuait à nous observer. Cette fois, il ne notait rien dans son petit carnet qu’il tenait pourtant toujours à la main.

Je me repositionnai derrière Irina (à quatre pattes donc), frottant ma bite au bord de sa chatte, commençant à la pénétrer avec une douce insistance. Le visage d’Isabelle (couchée sur le dos) m’apparut en-dessous des fesses de sa collègue. Cela m’excita. Je m’enfonçai lentement dans la chatte offerte. Puis je me retirai tout aussi lentement. Le visage d’Isabelle apparaissait et disparaissait à chaque mouvement. Sa bouche ouverte, sa langue en action sur le clito d’Irina m’échauffaient les sangs. J’aurais voulu jouir immédiatement et me répandre sur ce visage offert. Mais comme responsable des ressources humaines, il m’incombait de rester maître de mes émotions et de privilégier la libre expression de la jouissance chez mes collègues. Abdel s’était lui aussi remis à l’ouvrage. Son corps musclé à la peau mate était couvert de légères gouttes de sueur.

Je proposai à Irina de l’enculer, ce qu’elle accepta, mais elle jouit bientôt sous les habiles coups de langue d’Isabelle. Abdel se retira et, à son tour, entreprit de lécher la chatte d’Isabelle. Elle jouit bientôt de façon équitable.

partie de foot

Je m’étais retiré du cul d’Irina et attendais la suite des événements. La colère nous avait-elle vraiment quittés, Isabelle et moi ? On se retrouva face-à-face. Elle me dit : « Allez ! couche-toi par terre, je vais te faire jouir. » Je lui obéis et elle vint se placer debout au-dessus de moi, les jambes légèrement écartées. Je crus qu’elle allait s’accroupir mais elle m’ordonna : « Branle-toi et ouvre la bouche ». Je devinai instantanément ce qu’elle allait faire mais, en même temps, je ne parvenais pas à imaginer qu’elle fût capable d’une telle audace. Ses deux collègues à côté d’elle, elle attendit un court instant avant de commencer à me pisser dessus. Le jet m’éclaboussa le torse, le visage, les cheveux, puis elle le dirigea plus précisément vers ma bouche en m’ordonnant encore : « Avale ! ». Son audace me transcenda, et, en quelques secondes à peine, j’éjaculai quelques longs jets qui me parurent suffisamment puissants pour devoir s’élever jusqu’à ses fesses et ses cuisses ouvertes, même si ce fut certainement une illusion. Elle se vengeait manifestement, elle me punissait de toute sa colère passée, mais elle savait aussi que l’humiliation serait finalement moindre que l’excitation qui m’envahirait au même moment. Je me relevai. Je la traitai de salope, elle me traita de pervers. Le ressentiment avait disparu. Ousmane nous observait toujours mais prenait à nouveau quelques notes. Je ne comprenais pas pourquoi il ne nous avait pas rejoints. Son impassibilité m’impressionnait mais me paraissait également un peu étrange.

taille originale 21 x 29,7

Le travail reprit. Les jours se succédèrent, les réunions s’enchaînèrent. Ousmane m’accompagnait dans la mesure du possible, me posait de multiples questions et notait consciencieusement mes réponses. Il eut l’occasion de questionner des collègues directs ou plus lointains. Je dus lui faire un organigramme commenté de toute l’entreprise. Il m’interrogea plus particulièrement sur la manière dont j’envisageais les rapports hiérarchiques. Il notait rapidement mes réponses dans son carnet mais s’abstenait de tout commentaire. Il avait toujours le même visage sérieux, le même regard concentré et, par instants, un léger sourire aux lèvres.

Son stage dura six semaines après lesquelles il dut retourner au Burkina. Il me remercia de ma collaboration, et je le remerciai de l’intérêt qu’il avait longuement porté à notre entreprise et à nos activités. Je lui demandai de nous envoyer son rapport de stage, une fois qu’il serait terminé. Il me le promit.

La situation de l’entreprise restait mauvaise. Il fallait envisager de nouveaux départs, une augmentation de la productivité, une rationalisation des activités… Mais les branches mortes avaient déjà été coupées. Une rencontre avec les syndicats fut à nouveau mise sur pied. Les représentants du personnel nous traitèrent de menteurs. Ils affirmèrent que nous étions au courant depuis longtemps des projets de restructuration. C’était faux, mais nos arguments ne convainquirent pas. La décision était prise et irrévocable. La réunion se termina sans accord avec une colère qui montait rapidement.

En sortant de la rencontre, je fus pris à partie par des ouvriers qui m’attendaient à l’extérieur. Ils me repoussèrent dans le local de réunion. Le ton monta rapidement. Je m’énervai. Je ne contrôlais plus la situation. Personne ne m’arracha ma chemise comme c’était arrivé il y a quelques années à un directeur des ressources humaines fuyant une meute déchaînée devant les caméras. Mais je dus quand même baisser pavillon. Je fus obligé de consentir à de multiples gestes de conciliation et d’ouverture. Toute superbe était désormais ignorée. Je cédai aux multiples exigences qui m’étaient exprimées. Deux employées également présentes s’en prirent aux attributs de ma fonction, ce qui déclencha une hilarité générale. Je m’activai encore et encore pour satisfaire les multiples demandes qui m’étaient faites. Je renonçai à toute fierté et à toute idée de résistance. Je fus longuement assiégé de tous les côtés. Les uns et les autres se succédèrent pour me faire rendre gorge ou, à défaut, pour satisfaire leurs plus vifs instincts. Finalement, je refusai de modifier le protocole d’accord proposé par la direction mais je dus me soumettre à une véritable cérémonie de contrition sous la forme d’un bukkake de foutre et de pisse mêlés. Chacun et chacune put ainsi me faire part de son ressentiment, alors même que leurs revendications sur leur avenir salarié restaient insatisfaites.

Pour la direction, l’essentiel était acquis. Même si personne ne fit allusion au déroulement de la négociation, Christine me fit part de la satisfaction générale qui régnait dans les sphères dirigeantes. Seule l’ingénieure en chef, Élisabeth évoqua brièvement ses difficultés à mettre en œuvre les réductions de personnel décidées. Les contrôles de qualité allaient s’en ressentir. Il faudrait sans doute envisager que certains ou certaines prestent des heures supplémentaires, ce qui risquait de créer de nouvelles tensions.

Erbarme dich, mein Gott

Le travail reprit. Je croisais régulièrement des ouvriers et des ouvrières qui m’adressaient un sourire entendu. Finalement, je pouvais me dire que j’avais bien assuré comme responsable des ressources humaines et que j’avais réussi à rétablir une forme d’harmonie au sein de l’entreprise. Harmonie était sans doute trop fort. Au moins une forme minimale d’entente. L’été approchait, et les vacances prochaines devraient faciliter le retour au rythme normal des choses.

Quelques semaines plus tard, Christine me convoqua dans son bureau sans préciser de motif. Elle me demanda de fermer soigneusement la porte et s’adressa à moi presque à voix basse. Elle me montra une espèce de tiré-à-part d’une vingtaine de pages. Je reconnus le nom d’Ousmane. Elle me demanda si j’en avais connaissance. Mais non, c’était la première fois que je voyais ce texte. Elle me conseilla de le lire rapidement mais en toute discrétion. Elle me reverrait quand je l’aurais fait. Un peu désorienté, je retournai dans mon bureau.

Le texte que je lus m’étonna, me stupéfia même, avant de me faire pleurer. Ousmane n’était pas, je le compris rapidement, un stagiaire en ressources humaines mais un ethnologue formé dans une des plus prestigieuses universités d’Afrique occidentale. Il était venu nous observer sous une fausse identité, ce qu’il justifiait par un long développement méthodologique en prétextant la nécessité de ne pas adopter un regard en surplomb qui aurait modifié nos comportements et attitudes. Il citait notamment à ce propos l’ouvrage de Robert Linhart, L’Établi, que j’avais lu au cours de mes études mais que j’avais rapidement oublié. L’article que je tenais entre les mains était un travail scientifique qui rendait compte de l’ensemble de ses observations et interprétations. Tout ce qu’il rapportait était sans doute exact, mais les faits évoqués étaient recouverts d’un vernis qui me les rendaient étranges sinon étrangers. Et même si je n’étais pas cité nommément, je dus me reconnaître dans le portrait extrêmement dénigrant qu’il faisait d’un responsable des ressources humaines.

Sous le regard de l’ethnologue, j’apparaissais, nous apparaissions comme des êtres primitifs, soumis à des pulsions brutales, incapables de nous contrôler et de nous conduire de façon rationnelle. Nous étions, selon ses dires, constamment submergés par des passions et des émotions bestiales. Il y voyait dès lors la cause essentielle de la décadence technologique et scientifique de toute notre société qui désormais ignorait la rigueur et le contrôle de soi pourtant nécessaires au développement civilisationnel évoqué par Norbert Elias. Assoiffés de plaisir, hostiles à toute régulation, nous obéissions aux désirs les plus superficiels, les plus immédiats, les plus futiles sans aucune vision d’avenir ni auto-contrainte raisonnable. Pour lui, le déclin de l’empire européen était tout aussi manifeste que celui de l’Empire romain. Par delà ces considérations générales, il prenait l’exemple de notre entreprise, secouée selon lui par des crises multiples qui toutes se résolvaient à travers des orgies bestiales. Et il évoquait à plusieurs reprises un responsable multipliant les actes impudiques pour rétablir un semblant d’harmonie au sein du groupe. La seule comparaison possible aux yeux de l’ethnologue était celle des communautés de bonobos où les relations sexuelles servent à apaiser les tensions et les conflits. Selon lui, aucune société humaine n’avait régressé à ce point vers des comportements aussi animaux. Mais, si chez ces chimpanzés, les rapports étaient brefs et furtifs, il constatait que, dans notre entreprise, ces actes de débauche prenaient des formes extrêmement variées et duraient de longues minutes et parfois des heures. Il soulignait que des actes de toutes natures et d’une incroyable perversité étaient commis à ces occasions, souvent entre individus du même sexe. Il précisait à mon propos que je ne respectais en effet aucune division ni hiérarchie sexuelle, et qu’il fallait plutôt me considérer comme une animale constamment en chaleur, multipliant les provocations érotiques, offrant ses orifices corporels à tout un chacun ou chacune pour susciter un apaisement qui s’apparentait en réalité à de l’abêtissement.

J’étais consterné. Tout mon travail de relations humaines était réduit à un comportement primitif, sans que ne soient relevés l’investissement personnel qu’il impliquait ni les bénéfices en termes de paix sociale et même de santé publique qu’il entraînait. Je ne savais que faire de toute cette étude. Le lendemain matin, je sollicitai un entretien avec Christine. Elle me rassura. Il s’agissait d’un article universitaire qui n’aurait sans doute que peu d’écho sinon aucun. Les lecteurs de ce type de publications scientifiques devaient se compter sur les doigts d’une main pour autant qu’aucun journaliste ne s’en empare. Et il y avait peu de chances que ce soit le cas, étant donné le peu d’intérêt que notre région désormais arriérée suscitait en Afrique. Après tout, il ne faisait que conforter des préjugés à notre encontre déjà largement répandus. Mon air déconfit la fit finalement sourire, et elle me proposa alors de me sucer. C’était après tout, me dit-elle, une technique très efficace pour stimuler les équipes. Elle se mit à genoux pour soulever ma jupette à carreaux (un vêtement que j’affectionnais à l’époque) et entamer une fellation efficace. Je bandai rapidement. La honte et le dépit s’effacèrent de mon esprit. Elle me suçait avec un entrain exceptionnel. Je lui demandai bientôt si elle accepterait que je la sodomise. « Oui, tu peux me la mettre dans le cul, mais de façon exceptionnelle, juste pour te faire remonter le moral. Moral qui est déjà bien haut d’ailleurs ! » ajouta-t-elle en riant. Elle se pencha au-dessus du bureau, abaissa son pantalon et dirigea ma bite entre ses fesses. Je lui demandai encore si je pouvais utiliser des gros mots. Et je pus la traiter ouvertement de salope, de chienne et de putain tout en m’enfonçant jusqu’aux couilles dans son cul. Elle était aussi excitée que moi, et les autres employés présents sur le plateau qui nous regardaient déjà depuis un moment à travers les baies vitrées durent également entendre nos cris et nos gémissements de plaisir. L’un d’entre eux n’hésita d’ailleurs pas à se déculotter et à se masturber en face de moi jusqu’a ce que la vitre soit couverte de son foutre. Cet éclat de jouissance provoqua bientôt la mienne et je me répandis dans le cul ouvert de Christine. Après avoir repris mes esprits, je lui dis que c’était sans aucun doute la meilleure sodomie que j’avais connue.

Elle acquiesça même si je devinai qu’elle voulait surtout me rasséréner. Elle m’ordonna cependant de me mettre à quatre pattes, la mini-jupe à carreaux relevée sur le dos, pour me soumettre à mon tour à une vigoureuse pénétration anale. Il n’était pas question en effet que je puisse affirmer que j’avais bien enculé la directrice générale ! Elle prit dans le tiroir de son bureau, un gode-ceinture qu’elle attacha au bas de son ventre avant de s’agenouiller derrière moi. L’engin était de belle dimension, et il fallut un long moment pour que je puisse le prendre en entier. Les employées aux alentours applaudirent quand l’obstacle fut définitivement franchi, alors que les mots de l’article d’Ousmane me revenaient de manière lancinante à l’esprit : animale en chaleur, pulsions bestiales, comportements obscènes et impudiques…

*

La journée s’acheva. Je retournai chez moi à pied comme je le faisais chaque jour. L’été était chaud et étouffant. La saleté de la ville était à nouveau visible, et les ordures envahissaient les multiples recoins tout au long des rues. Les herbes folles poussaient entre les pavés disjoints.

Dans le porche d’un immeuble à l’abandon, je remarquai un clochard que je n’avais jamais croisé jusque-là. C’était un grand Noir, musclé, complètement nu au milieu des cartons étalés autour de lui. Il se masturbait sans considération pour d’éventuelles personnes aux alentours. Je ne pus m’empêcher de contempler sa bite luisante, noire et gonflée, qui n’arrêtait pas de gonfler et de durcir. Elle me parut énorme (comparativement à la mienne en tout cas) et d’une singulière beauté. C’était une vision particulièrement excitante malgré la double jouissance dont j’avais profité le matin même. J’avais envie de prendre cette bite en bouche, de goûter sa saveur salée, de la sentir s’enfoncer jusqu’au fond de ma gorge… Il continuait à se masturber à son aise, sans affectation, avec de grands gestes décontractés, mais quand je m’approchai de lui, il me lâcha d’une voix claire : « Tire-toi de là, Alexandre. Tu me fais de l’ombre ! »

taille originale 21 x 29,7

dimanche 14 avril 2019

Un soir d’été

Taille originale : oubliée…

Nous étions installés à six à la terrasse du pavillon de banlieue que j’occupais alors avec ma compagne Johanne. Il y avait là deux de mes collègues avec qui j’avais sympathisé au fil du temps, Christine d’abord la responsable de la comptabilité accompagnée de son mari Pierre, médecin, et de ses deux enfants, Adèle et Maxime ; et puis Victor, responsable de production qui était également venu avec son épouse, Thelma d’origine allemande, et ses deux garçons Lucas et Ethan qui devaient avoir une dizaine d’années.

L’on finissait de manger la lasagne végétarienne que j’avais préparée et je n’avais suivi que par moments la conversation qui tournait autour des sujets habituels, le travail et la politique. Mais membres de la classe moyenne aisée sinon supérieure, nous récriminions entre nous sur toutes les manifestations de mauvaise humeur qui agitaient régulièrement les déclassés et les gagnepetits. Les trois garçons s’occupaient au fond du jardin, tandis qu’Adèle, l’ainée, douze ans à peine, jouait avec une tablette assise dans un fauteuil du salon attenant à la terrasse.

La conversation languissait déjà, et j’admirais le visage de Christine assise en face de moi. Comme souvent, je n’avais remarqué sa beauté, ou plutôt son charme, que progressivement. Elle avait un visage et un corps tout en rondeur, des cheveux courts, un sourire constant qui dégageait une sympathie immédiate. Je profitai d’un silence pour lui demander directement : « J’ai envie d’éjaculer sur ton visage. Est-ce que tu serais d’accord ? » « Oui bien sûr. Maintenant tout de suite ? » J’acquiesçai. Mais son mari Pierre intervint : « Mais tu as toujours refusé avec moi. Tu prétends que c’est humiliant et que tu n’en as pas envie ! — Mais toi, c’est différent. Tu te sens tellement supérieur… tu es médecin, tu répètes que tu gagnes plus que moi, tu ne t’occupes de rien à la maison, ni des enfants… Toute la charge mentale, hein, c’est moi qui la porte. Tandis que Henri, là, regarde, il fait à manger, il débarrasse… et il gagne moins que moi, je le sais, c’est moi qui établis les fiches de paie. Et puis il est timide, je suis sûr qu’il a beaucoup hésité avant de faire sa demande, hein, Henri ? » Je restai coi. « Regarde, il rougit… Tu veux qu’on le fasse ici sur la terrasse ? » me demanda-t-elle. Je proposai qu’on aille dans le salon. Les voisins ne m’étaient pas très sympathiques, et je n’avais pas envie qu’ils profitent du spectacle. Je dis cependant à Christine que j’avais envie que ce soit un peu humiliant pour elle, car cela m’excitait de porter ainsi offense à sa beauté. Elle me dit que cela ne la gênait pas.

Bien en main !

Toute la compagnie se leva et se dirigea vers le salon. Ma compagne s’installa sur une chaise et les trois autres convives dans le grand canapé. Je me mis debout au milieu de la pièce, et Christine s’agenouilla devant moi.

« Tu fais quoi, maman, demanda Adèle. — Henri va m’éjaculer sur le visage, tu vas voir, c’est très intéressant. — Mais pourquoi ? — C’est un amusement d’adultes. Tu peux regarder, mais tu ne t’en mêles pas, d’accord. »

J’ouvris mon pantalon et commençai à me branler au-dessus du visage de Christine. J’eus envie qu’elle me suce, mais elle refusa, ajoutant qu’elle n’avait accepté qu’un cumshot. La situation d’ensemble m’excitait terriblement, mais, après quelques minutes, le regard des autres me fit ressentir l’aspect de performance de l’acte. J’hésitai. Christine le remarqua et murmura des obscénités à mon intention, vraisemblablement pour que sa fille n’entende pas ses propos. « Vas y, arrose-moi comme une chienne, je suis une pute disposée à te vider les couilles, je suis une salope qui exige ton foutre, je veux dégouliner de sperme… ». Ces mots m’ont refait bander durement alors que, levant les yeux, elle plongeait son regard dans le mien. Je me suis branlé un long moment sentant le foutre monter peu à peu dans ma bite. Je rêvais de la couvrir de sperme, d’éjaculer en longs jets sur son visage jusque dans ses cheveux, de voir sa beauté dégoulinante de foutre. Je jouis, mais malheureusement en quantités bien inférieures à mes espérances. Néanmoins, tout le monde applaudit de satisfaction, Christine se relevant sans même s’essuyer le visage.

L’on retourna à table sur la terrasse, et je servis le dessert, des crèmes brûlées et des mousses au chocolat pour les enfants, toutes faites maison. Christine laissait le foutre étalé sur son front ses joues, son menton, ses vêtements, et la conversation reprit paresseusement. Les trois garçons venus du fond du jardin ne semblèrent pas remarquer l’état de Christine. La chaleur de l’après-midi était agréable, et le vin que j’avais bu m’assoupissait légèrement. On avait abandonné les questions politiques. On parlait de vacances passées ou à venir. Je demandai si l’on voulait du thé ou du café.

Les réponses tardèrent, d’abord confuses. Thelma dit alors d’une voix claire : « Moi, ce que j’aimerais, c’est me faire enculer. Quelqu’un est partant ? Pierre ? Je ne vais pas demander à mon mari tout de même… et Henri ne semble pas en état. Il a déjà beaucoup donné. »

Tout le monde se leva, et Thelma annonça aux garçons « On va faire un jeu avec Pierre : il va doucement entrer sa bite dans le trou de mon cul et je crois bien que je vais la prendre toute en moi… Mais vous pouvez continuer à jouer dans le jardin si vous préférez. » Tout le monde retourna dans le salon. Thelma fit asseoir Pierre dans le fauteuil et ouvrit son pantalon. Elle commença à le branler en le regardant droit dans les yeux. Elle abaissa son propre pantalon, l’enleva ainsi que sa culotte puis s’assit au-dessus de son acolyte. Elle commença à frotter sa bite qui était déjà raide contre sa chatte manifestement trempée. Elle fit aller le gland d’avant en arrière jusqu’à ce qu’il fut bien mouillé. Les garçons s’étaient assis par terre pour voir ce qui se passait entre les cuisses de Thelma. Celle-ci dirigea bientôt la bite entre ses fesses et commença à s’enfoncer sur elle. On devinait que le gland pénétrait lentement dans le trou de son cul. Mais il glissa et Thelma dut reprendre l’engin en main pour le diriger dans la bonne voie. Pierre la regardait fixement. Sa bite s’enfonça peu à peu, Thelma s’appuyant fortement sur elle. On devinait que son cul s’ouvrait progressivement. C’était fascinant de voir cette bite disparaître entre les fesses de Thelma jusqu’à qu’on ne voie plus que les deux couilles entre la raie des fesses. Thelma se souleva et la bite réapparut miraculeusement. Puis disparut à nouveau. Thelma, la quarantaine épanouie, montait et descendait régulièrement avec de légers soupirs. Après un moment, je devinai qu’elle se caressait par devant alors que le rythme était toujours aussi ample et régulier. Victor regardait sa femme se faire enculer et je vis que lui aussi se caressait le sexe à travers son pantalon.

On aurait pu croire que le couple allait bientôt jouir, mais Thelma décida soudain de changer de position et, après avoir retiré ses derniers vêtements, se mit à quatre pattes devant le fauteuil et dit brutalement à Pierre : « Vas-y, encule-moi, défonce-moi bien le cul, j’ai envie de sentir ta grosse bite dans mon cul. » Je remarquai effectivement que le matériel de Pierre était relativement conséquent, et, après avoir saisi les fesses de Thelma, il s’enfonça d’un seul mouvement régulier dans son cul. Elle se caressait rapidement, et l’on pouvait voir de brefs instants les lèvres de son sexe roses et trempées. Il l’encula pendant un long moment jusqu’à ce qu’elle s’affaisse vers l’avant, secouée par des spasmes. Il resta en elle sans bouger. Puis il recommença doucement à aller et venir en elle. Elle se caressait à nouveau. Elle jouit encore et il éjacula finalement dans son cul. Tout le monde reprit ses esprits. Je dis à Christine et Johanne que c’était un spectacle magnifique. Elles acquiescèrent. Je remarquai des traces séchées de sperme sur le visage de Christine.

Avant déménagement…

Je voulus amener du café et du thé. Mais Christine avait une autre suggestion. Elle dit à Pierre que c’était à lui à présent de se faire enculer. « Et j’ai envie que ce soit Victor qui le fasse. » Elle ordonna que Pierre se déshabille complètement et qu’il s’assoie dans le fauteuil en écartant largement les cuisses. Victor, nu à son tour, s’agenouilla devant lui et le saisit par les genoux qu’il posa sur ses propres épaules. Christine à ses côtés commença à branler Victor. Elle le suça même brièvement, et quand elle estima que la bite était suffisamment dure, elle la dirigea vers le cul de son mari. Mais celui-ci était étroit et refusa de s’ouvrir. Je proposai d’aller chercher du lubrifiant. Mais le temps de monter dans la chambre et de redescendre, l’intromission s’était faite, et Pierre regardait fixement dans les yeux Victor qui l’enculait, et il l’attirait même en lui plus profondément avec ses mains posées sur sa taille. Victor besognait vigoureusement et ne laissait échapper qu’un souffle rauque. Pierre gémissait comme un animal soumis. L’enculage dura un long moment à tel point que les jeunes garçons d’abord fascinés par le spectacle que leur offraient leurs pères s’éloignèrent en parlant à mi-voix et retournèrent jouer au jardin. Adèle, quant à elle, ne regardait plus que par instants la scène et préférait manifestement le jeu sur sa tablette.

Finalement, Victor voulut changer de position et, après avoir fait mettre son partenaire à quatre pattes, il le baisa en levrette. Placé derrière eux, je voyais par instants la bite de Pierre à moitié dure qui balançait entre ses cuisses. Il voulut se caresser un moment, mais Victor attrapa sa main et la ramena dans son dos pour l’immobiliser. Il ne dit rien, mais je compris qu’il voulait que son acolyte subisse pleinement la sodomie comme un esclave consentant à son entier assujettissement. Victor saisit d’ailleurs bientôt de sa main laissée libre les cheveux de Pierre pour l’immobiliser encore un peu plus pendant qu’il l’enculait profondément. De sourdes exclamations jaillissaient du public : c’est beau ! c’est bien ! démonte-lui le cul ! tu te fais bien défoncer ! c’est magnifique ! une magnifique enculade ! non, un superbe enculage (on dit enculage ou enculement ?…) !

Contrairement à ce que j’imaginais, Victor ne jouit cependant pas immédiatement, et il décida de changer à nouveau de position. Il s’assit dans le fauteuil et il fit s’asseoir Pierre sur sa bite. Celui-ci lui tournait le dos, et, de face, l’on pouvait admirer le mouvement admirable des deux bites et des deux paires de couilles superposées. La belle bite de Victor entrait et venait dans le cul de Pierre, disparaissant et réapparaissant sous notre regard émerveillé, alors que celle de Pierre flottait librement, dure sans être rigide, s’agitant d’un côté à l’autre de son bas-ventre. Bientôt cependant, Adèle s’approcha du couple en pleine fornication et commença à filmer avec sa tablette numérique leur action sodomite. Je lui demandai ce qu’elle comptait faire ces images, et elle me répondit simplement qu’elle allait les envoyer à ses amies qui étaient persuadées que leurs parents, à leur âge, ne devaient plus souvent faire l’amour… Elle allait donc les détromper. Mais dès que l’envoi fut fait sur les réseaux sociaux, elle se replongea dans son jeu sur tablette.

Victor qui se démenait de plus en plus rapidement dans le cul de Pierre finit par jouir en poussant des grognements de plaisir. Sa bite ramollie et couverte de sperme s’échappa bientôt entre les fesses de son acolyte qui se releva et commença à se branler devant l’assistance. Quelqu’un était-il disposé à le sucer maintenant qu’il avait repris vigueur et souhaitait remplir de foutre une bouche complice ? Il regarda Johanne ma compagne, mais je me proposai immédiatement pour cet office. Sa bite raide, majestueusement courbée me plaisait incroyablement et son gland lisse et violet m’attirait de façon irrésistible. J’avalai sa grosse bite, je la suçai, je caressai les couilles, je pompai le nœud, je léchai le gland, j’avalai encore et encore, j’avalai sa pine jusqu’aux couilles, passionnément, sans m’interrompre, jusqu’à ce que je sente le foutre chaud couler suavement dans ma bouche et au fond de ma gorge.

Pierre et Victor se rhabillèrent et nous retournâmes sur la terrasse où je servis le café et proposai des alcools forts. J’avais encore le goût du sperme exquis dans la bouche. L’on parla vaguement de quelques films qui avaient été vus récemment. Christine commença à observer attentivement Johanne. Il est vrai que ses traits fins, légèrement asiates, ses longs cheveux noirs qui encadraient son visage, sa bouche bien dessinée aux lèvres charnues attiraient irrésistiblement le regard. Sa beauté était resplendissante, et personne ne pouvait rivaliser avec elle autour de la table. Christine lui adressa bientôt la parole, mais ses propos étaient également destinés aux autres convives : « Et toi, Johanne, tu n’as pas envie de baiser ou de te faire baiser ? Je crois que tout le monde ici à envie de te voir à l’œuvre… et d’admirer ton corps qui doit être parfait !
— Oui, pourquoi pas ? Mais ce sera toi ma partenaire.
— Ça me plaît, oui. »

Dans l’escalier, ce n’est pas la concierge !

Nouveau déplacement au salon. Johanne demanda à Christine de se déshabiller la première. Elle nous révéla, à moi du moins, ses formes rondes et ses seins généreux. Sa chatte n’était pas rasée, et sa toison noire et drue me plut particulièrement. Elle s’approcha bientôt de Johanne, l’embrassa légèrement, la caressa à travers ses vêtements puis commença à la déshabiller. Je pensais souvent que Johanne avait un corps de liane, mince, élancé, souple avec des seins relativement menus, mais fermes et bien arrondis. Elle avait un peu de l’apparence de ces top-modèles qui défilent sur d’improbables podiums, sans avoir leur allure artificielle dans la démarche ni leur mauvaise humeur sur le visage. Christine avait ouvert la robe de Johanne qui descendait à présent à sa taille. Elle lui caressa les seins l’un après l’autre. Placée derrière elle, elle l’embrassait dans le cou et sur les épaules. Elle fit bientôt glisser sa robe à ses pieds. Elle posa sa main sur le triangle noir avant de son slip. Sans être étonnée de ce qu’elle venait de découvrir, elle glissa ses doigts sous le slip et fit sortir la bite de Johanne. Je crus sentir un frémissement dans l’assemblée. Le sexe de Johanne se gonfla immédiatement sous les doigts de Christine. Sa bite devint rapidement extrêmement dure et se redressa jusqu’à toucher son ventre. Elle était telle que je la connaissais quand Johanne m’enculait, d’une superbe rigidité.

Christine se mit à genoux et commença à sucer Johanne. Celle-ci se laissait faire. Adèle se leva et alla rejoindre les garçons dans le jardin. Je compris son propos sans l’entendre, et les quatre enfants s’empressèrent de revenir admirer la dame avec une bite. Les adultes spectateurs étaient d’ailleurs dans le même état de ravissement. Johanne ne prenait aucune initiative laissant Christine diriger les opérations. Celle-ci suçait, caressait, léchait, avalait avec une évidente passion la pine dure qui lui était offerte. Je crus qu’elle se contenterait de jouir du foutre qui coulerait bientôt dans sa bouche (je la voyais par ailleurs se caresser le clito), mais elle décida après un long moment de fellation de se coucher dans le canapé, les cuisses largement ouvertes, bien décidée à se faire baiser par Johanne qui vint s’agenouiller devant elle. La bite rigide que j’adorais était prête à l’emploi, commençait déjà à pénétrer la chatte trempée, s’activait régulièrement et de plus en plus profondément. Les yeux de Christine vacillèrent. Je répétai silencieusement les mots pompeux d’extase érotique, puis plus vulgairement qu’elle se faisait baiser comme elle ne l’avait jamais été. J’imaginais facilement le trouble extrême qui devait être le sien de se faire effectivement baiser par cet être merveilleux et exceptionnel qu’était Johanne.

Après un court répit, Christine voulut changer la mise en scène pour que tous puissent admirer la beauté de leurs deux sexes en action, et, après avoir demandé à sa partenaire de se coucher dans le fauteuil devant l’assistance attentive, elle vint s’asseoir au-dessus d’elle, dans la même position où son mari s’était précédemment fait enculer. Elle saisit en effet la bite de Johanne et se l’enfonça lentement dans le cul. Puis elle offrit le spectacle de son sexe qu’elle ouvrit et caressa doucement avant de remonter vers son clitoris qu’elle masturba tout en chevauchant régulièrement Johanne. Je ne pus me retenir, et, même si je me touchais à peine, je sentis que j’éjaculais dans mon pantalon.

Christine jouit à son tour puis se leva pour faire quelques pas tremblants. Le temps sembla presque suspendu alors que chacun reprenait conscience du monde environnant. Johanne se redressa et proposa aux quatre adultes de venir remplir leur office à genoux devant elle. Comme des fidèles assemblés, ils se prosternèrent devant l’objet de leur adoration, et Johanne offrit sa bite aux quatre bouches successivement. L’une et l’autre, l’un et l’autre l’avalèrent religieusement. Pierre et Victor pris d’une espèce d’extase voulurent s’humilier encore plus devant le sceptre sacré et, après avoir pu goûter à sa substance, ils baisèrent silencieusement les pieds de Johanne. Celle-ci voulait pourtant les rassasier toutes et tous et offrait à nouveau généreusement sa bite à l’adoration de leurs bouches assoiffées. Les couilles furent également célébrées, et finalement chacun put à son tour honorer l’anus présenté entre les fesses écartées et y enfoncer profondément la langue comme en un sombre confessionnal pour un colloque singulier. Le trou du cul de Johanne suscita une singulière piété, tous prolongeant leur adoration au-delà du raisonnable. Finalement, Johanne réunit une nouvelle fois ses fidèles à ses pieds et se branla en majesté devant elles, devant eux. Son essence jaillit divinement et se répandit sur les deux visages joints de Thelma et de Christine. Les larmes de la jouissance furent ensuite reléchées avec dévotion par Pierre et Victor.

Adèle annonça alors qu’elle avait filmé toute la dernière scène et qu’elle l’avait transmise en direct sur le grand réseau via la chaîne TonTubeDeDentifirice. La séquence avait déjà été « aimée » plus de dix mille fois. Mais, dans les commentaires, la philosophe Simona Maggiordoma avait néanmoins mis en cause la fascination stupidement phallique de toute cette séquence.

La froideur d’un jour de départ

(Plus tard, dans l’obscurité environnante ne resta que la mélancolie d’un soir d’été trop chaud, trop mielleux. L’ivresse figeait le temps dans un léger tremblement alors que l’on devinait dans les environs des mâles à la ripaille fatiguée se regardant vieillir et se rêvant baiseurs intègres alors que le vent soulevait la poussière tremblante autour de femelles à deux doigts d’être nues.)

Aucun animal n’a été maltraité au cours de la rédaction de cette nouvelle, ni aucun·e mineur·e de moins de 18 ans exposé·e à des situations contraires aux bonnes mœurs. Tous les personnages et toutes les situations mises en scène sont fictives, et toute ressemblance avec des faits réels serait l’effet d’une pure coïncidence ou du manque d’imagination de l’auteur.

Encadrer, décadrer, recadrer