mardi 1 novembre 2016

Bêtise innommable

deux pédés s'enculent
taille originale : 21 x 29,7

« Micha ! tu ne dis rien ? Dis quelque chose ! Tu ne trouves pas ça scandaleux ?
— Si, si. Ce sont des propos stupides. Et insupportables, même de la part d’un grand artiste. Surtout de la part d’un grand artiste.
— Pour moi, c’est pas un grand artiste ! C’est juste un con !
— Oui… Mais je pense qu’il y a toujours une différence, enfin il faut faire une différence entre la personne et l’œuvre. On n’est pas obligé de prendre tout, on peut séparer…
— Je ne sais pas, je ne crois pas…
— Mais ce chanteur-là qui a tué sa femme… Tu continues à l’écouter.
— Oui mais il a payé.
— L’autre, il n’a dit que des conneries, il n’a frappé personne.
— N’empêche, c’est grave.
— Oui, oui… Mon sentiment… c’est difficile à expliquer… Comment dire ? Ce sont des propos pitoyables, scandaleux, mais sans aucune portée… Il y a une écart entre la généralité du propos : les femmes ceci, les femmes cela… et puis de l’autre côté, le côté dérisoire de l’attaque… C’est ça qui est pitoyable dans la misogynie, dans cette misogynie-là, qui ne vise en fait qu’une personne ou deux… Il parle prétendument des femmes en général, mais en fait il ne parle de que de sa femme ou de son ex-femme, peut-être sa maîtresse, mais je ne crois pas… Il en veut à sa femme, je n’entends que cela dans ses propos haineux, misogynes… C’est d’une médiocrité absolue, ce sont des propos de bistrot. C’est le genre de choses qu’on entendait à une époque où les bistrots dans ce pays, il n’y pas si longtemps que cela, étaient réservés aux hommes, où les hommes s’y retrouvaient après le boulot pour boire et vider tout leur sac d’insatisfaction, une insatisfaction de leur propre vie, une vie difficile sans doute, mais surtout avec un sentiment d’échec, l’échec d’une vie, l’échec de ne pas avoir réussi à s’en sortir, l’échec de n’avoir accompli aucun de leurs rêves, l’échec de s’être marié aussi sans véritable passion. C’est rare la passion, c’est même exceptionnel. La plupart des hommes (et des femmes aussi sans doute) se mariaient avec la première fille rencontrée (le premier mec) ou à peu près. Et puis ils restaient avec elle jusqu’au bout. Ça dégénérait souvent. Et c’était plein de ressentiment. Et les bistrots étaient pleins de ressentiment, ressentiment contre les femmes, contre les patrons, contre les chefs, contre les hommes politiques lointains qu’on ne voyait que comme de pâles figures à la télévision, et puis contre le monde dans l’absolu, le monde qui les avait déçus. Et ça parlait des femmes en général, les femmes qui râlent, les femmes qui n’aiment pas la baise, les femmes qui sont des salopes, des emmerdeuses, des chieuses, des femmes qui ne pensent qu’aux enfants, ou au ménage, ou à l’argent, qui sont tout le temps malades, qui ont des maladies étranges, qui sont démangées par leurs ovaires… Chaque mec en rajoutait une couche sur les bonnes femmes mais il ne pensait en fait qu’à la sienne… qui allait râler quand il rentrerait bourré. Ce qu’il n’osait pas lui dire en face, il le sortait au bistrot. Il vidait son sac, tout son gros sac de ressentiment contre sa femme qui l’attendait à la maison.
— Mais lui là, il était pas au bistrot et c’était pas un prolo. Il était célèbre, il était cultivé… C’était même un poète paraît-il.
— C’est sûr qu’il aurait mieux fait de fermer sa gueule. Et puis on n’aurait jamais dû filmer ça. C’est le fétichisme de l’artiste. Tout ce qui sort de l’artiste — même la pire merde — on considère que c’est artistique ou du moins que ça a de la valeur. Tout ce qu’il pense du monde en général et des femmes en particulier. Et là on est en face d’une misogynie épouvantable, d’une bassesse incroyable, de… d’une bêtise innommable même si à l’époque c’était le genre de choses qui se disait couramment.
— C’est l’excuse ça, l’excuse de l’époque. À cette époque-là… etc. etc.
— Non, je n’excuse pas. Tout le monde ne pensait pas comme ça à cette époque. Simone de Beauvoir, on peut dire ce qu’on veut, mais elle avait balisé les choses, et pas elle toute seule. L’égalité, c’est pas super-difficile à comprendre comme concept. Mais je ne cherche pas à excuser ni même à comprendre. J’interprète juste, j’entends seulement dans cette interview le propos de bistrot, le ressentiment. C’est pas un discours politique au sens fort terme, pas un discours philosophique, j’entends juste ça, le type qui râle sur sa femme, sur son ex-femme, sur la pension alimentaire, ou simplement sur les années passées à se disputer avant de pouvoir se quitter.
— Mais toi, Micha, tu n’as jamais été misogyne !
— Non, j’ai toujours trouvé ça con. Fondamentalement con. Et puis j’ai été élevé par des femmes, enfin pas uniquement, mais principalement. J’aurais pas pu les considérer comme des personnes inférieures. C’était presque instinctif, je dirais. Je ne sais pas. On ne peut pas aimer quelqu’un en le considérant comme inférieur. C’est peut-être pour ça que la misogynie, enfin que moi je ressens la misogynie comme un ressentiment, quelque chose qui vient après, après l’amour déçu, c’est la haine de l’amour déçu, une haine qui se donne des grands airs et qui parle des femmes en général…
— Mais ta mère était féministe…
— Oui, oui… sans doute qu’après son divorce, ça s’est accentué, quand elle a tout pris en charge, le ménage, les enfants, son boulot surtout, à la fac’. Il y avait tout de même une femme de ménage qui venait tous les jours, toutes les après-midis, je crois, quand on était petit. Pour nous garder. Mais tu imagines la différence de salaire. Maintenant ça ne serait plus possible je crois. Aujourd’hui, une femme de ménage, c’est une demi-journée par semaine. Je me souviens, cette femme de ménage, que j’aimais beaucoup, c’était une espèce de seconde mère pour nous puisqu’on la voyait tous les jours, elle m’avait repris, je devais avoir dix ans à peine, j’avais parlé de servante et elle m’avait dit qu’elle n’était pas une servante. C’était encore une autre époque ça, les servantes… Une époque encore plus ancienne. Ma grand-tante avait été servante… elle vivait chez des notables à la campagne à cent ou deux cent kilomètres de sa famille dans son village à l’écart. On n’imagine plus. Une gamine de treize quatorze ans envoyée seule chez des notables à leur service… sans téléphone, avec juste du courrier envoyé une fois par semaine ou par mois, je ne sais plus… elle écrivait à sa mère qui elle-même ne savait pas lire… Et la famille avait une résidence d’hiver et une autre d’été… Ça partait par charrettes entières avec des meubles, des kilos de vêtements et d’ustensiles, d’une résidence en ville à une espèce de château à la campagne. Quand elle me parlait de ça, elle avait quatre-vingt-dix ans, ça devait se passer dans les années 1910 à mon avis ou juste après la guerre. La Première Guerre mondiale je veux dire. Oui les années 20 sans doute. On n’imagine plus.
— C’est donc ta mère qui t’a appris le féminisme alors…
— Je me souviens oui, à l’adolescence, elle a pu dire des choses dans ce sens-là. Mais c’était une évidence pour moi. À cause d’elle sans doute, je ne pouvais pas imaginer les choses autrement. Ça n’avait pas besoin d’être explicite. Mais je me souviens dans l’enseignement secondaire, un prof de latin et de grec que j’admirais un peu nous invite à assister à un débat sur le féminisme où il devait intervenir avec un prof de fac, un sociologue. Je sortais très peu à l’époque. J’en parle à ma mère qui manifeste l’envie d’y aller avec moi. Et je me souviens ce prof de grec qui nous explique que c’était mieux avant, quand les femmes cuisaient le pain et qu’il restait frais pendant une semaine alors qu’aujourd’hui le pain industriel il sèche en un jour… Moi, ça devait être une des premières fois que j’étais confronté à un débat d’idées, à un débat d’opinions… En allant là, je n’avais aucune opinion, je ne pensais même pas qu’on pouvait être pour ou contre une idée… Oui j’étais con, stupide quoi, j’étais pas encore sorti de l’enfance en fait, je ne savais pas ce que c’était l’exercice de la pensée… Il n’empêche, j’étais pas du tout d’accord avec ce que le prof en question racontait. L’autre, le sociologue, me paraissait beaucoup plus sensé… Spontanément, je trouvais que l’idée de l’égalité hommes-femmes était la seule raisonnable, je voyais pas comment on pouvait croire autre chose… Et puis l’histoire du pain cuit à la maison qui reste frais, ça me paraissait vraiment stupide comme raisonnement. C’était une question de farine ou de cuisson, pas de sexe évidemment ! Mais j’étais quand même pas trop assuré, parce que c’était vraiment la première fois que je me posais ce genre de questions sur la justesse d’une idée. Donc en sortant, je demande un peu l’avis de ma mère : je savais absolument pas ce qu’elle pensait, je n’aurais pas été étonné qu’elle me dise que oui, la place de la femme est à la maison, à faire la cuisine, à élever les enfants et à cuire le pain, mais là, d’abord c’est net elle me dit qu’elle est complètement opposée à toute forme d’inégalité hommes-femmes et puis elle ajoute : N’empêche, ils auraient quand même bien fait d’inviter une femme plutôt que deux hommes pour parler des femmes ! J’étais estomaqué ! Je n’y avais pas du tout pensé. D’un coup ça me paraissait tout à fait juste et en même temps, ça chiffonnait mon universalisme de principe : si tous et toutes sont égaux ou égales, ben n’importe qui a le droit de donner un avis sur n’importe quoi. Mais je n’ai rien dit. Bien sûr, ce sont des questions qui sont revenues plus tard, chez les Noirs américains, dans les groupes féministes, chez les LGBT…
— Mais elle n’a jamais affirmé ses principes, elle ne vous a pas éduqués dans cette idée-là ?
— Peut-être, sans doute oui. Enfin ça ne passait pas par les mots. Quand on te dit de faire la vaisselle ou de débarrasser la table… enfant, tu trouves ça naturel, tu ne t’interroges pas, sauf s’il y a un con d’adulte qui intervient et qui dit que c’est un boulot de femmes… Mais ça n’arrivait pas chez moi. Même pas mon père. C’est sûr qu’il y avait des différences dans certains comportements, mais assez peu marqués. Et puis il n’aurait jamais dit des choses comme ça. Peut-être parce que lui-même venait d’une famille où c’était la mère (ma grand-mère donc) qui portait le pantalon comme on disait à l’époque. Mais je ne les ai pas assez connus, surtout qu’ils étaient partis vivre loin à l’âge de la retraite. Et puis le divorce de mes parents faisait que je savais très peu de choses de mon père de toute façon. C’est resté une figure, une figure souvent effrayante pour moi, mais pas un être humain, jusqu’à ce que je devienne adulte.
— Tu as été élevé seulement par des femmes alors…
— Principalement, disons. Je me souviens… Je me souviens d’un détail… Oui, ça peut expliquer… C’est un détail révélateur. Chez ma grand-mère, l’autre, la grand-mère maternelle… C’était une paysanne, j’allais souvent chez elle, les week-ends, les vacances… Ma mère nous casait là, parce qu’elle n’avait pas trop le choix je pense. Mais pour moi, c’était très bien, pas le paradis (maintenant je pense que c’était le paradis, el paradis de mon enfance), mais j’aimais bien y aller, je n’ai jamais senti ça comme une contrainte. Et ma grand-mère tricotait beaucoup, à la main, avec des aiguilles évidemment, même si elle avait aussi une machine ; en tout cas, à un moment elle a acheté une machine, elle nous a tricoté des pulls, toute mon enfance et mon adolescence. Enfin, un pull, un pull ou deux. À cette époque, je crois qu’on gardait le même pull pendant deux ou trois années successives. Mais auparavant, quand elle tricotait à la main (et même avec la machine, elle continuait à tricoter certaines choses à la main je crois), ça me fascinait. Je devais avoir huit, neuf, dix ans au maximum, et ça me fascinait à un tel point que je lui avais demandé de m’apprendre… et j’ai appris, j’ai dû tricoter deux trois trucs… d’abord, au début, j’étais pas trop habile, je transpirais des doigts, c’est vrai, je serrais trop fort la laine à tel point que les boucles étaient tellement étroites qu’elles ne glissaient plus sur l’aiguille. Et puis j’ai dû faire une écharpe ou deux. Je ne maîtrisais pas suffisamment le truc pour faire un pull ou des chaussettes ! Mais je me souviens que, pour moi, c’était normal d’avoir envie d’apprendre à faire ça… ce n’était pas du tout connoté féminin, ce n’était pas du tout connoté d’ailleurs. Et puis ma grand-mère a dû dire que c’était rare pour un garçon de faire un tricot… Et ça m’a étonné. Je ne comprenais pas pourquoi. Peut-être que c’était un avertissement, un avertissement de ne pas en parler aux autres, pour ne pas me ridiculiser aux yeux des condisciples, mais je ne crois pas. D’ailleurs j’ai continué, et puis ma grand-mère m’a encouragé à continuer. Donc ce n’était pas un avertissement. Et puis finalement je n’ai continué qu’un temps… On se lasse vite quand on est enfant. Mais bon, c’est juste pour dire que, oui, ça devait être une éducation égalitaire, même si ça ne passait pas par les mots. Surtout même que ça ne passait pas par les mots. Enfin, je crois. Il y a tellement de temps de ça. Tout ça s’efface, tu comprends. Il y a tellement de temps. Parfois j’ai l’impression que mon enfance est un rêve, que c’est irréel…
— Je comprends…
— Mais Olia, tu pleures, Olia ? Qu’est-ce que j’ai dit ?
— Ce n’est rien. Ce n’est rien. Ça fait du bien de pleurer. Laisse-moi. Ce n’est rien. »

dimanche 30 octobre 2016

Une mélodie de sentiments voilés ?

pisse sur trois femmes
taille originale 24 x 32 cm
mise en couleur numérique

« Je compris que quelque chose s'accomplissait en ce moment, se dénouait dans ma vie ; qu'une conjonction d'étoiles s'opérait sur ma tête ; que ce n'était pas vainement, ô mon Dieu, qu'à cette heure, en cet endroit réservé, trois êtres qui s'étaient manqués jusque-là, et qui sans doute ne devaient jamais se retrouver ensemble, resserraient leur cercle autour de moi. »

dimanche 23 octobre 2016

Théorie pornographique

Entrée par effraction au musée

Peter se tourna vers Mike et parla d’un ton assuré : « Non, je ne pense pas. Je ne crois pas aux arguments des féministes antipornos. Elles détestent la pornographie, mais c’est viscéral et ensuite elles cherchent des arguments contre ce genre de choses, mais c’est de la rationalisation a posteriori et qui est fausse en plus. Quand elles prétendent que les femmes sont traitées comme des objets, c’est tout le contraire : le seul sujet qui vaille, enfin je parle de la pornographie hétérosexuelle, c’est la femme qui est au centre de l’image, du cadre, et dont le spectateur scrute les émotions, que ce soit du plaisir, de la jouissance, de la souffrance, de l’humiliation ou n’importe quoi d’autre. Les hommes ne sont guère que des faire-valoir même s’ils sont bien membrés. Mais leurs émotions, leurs sentiments n’ont pas d’intérêt pour le spectateur.
— Oui, mais enfin, elles sont le plus souvent soumises au désir masculin, consentantes, humiliées comme tu le dis toi-même… Parfois même, il y a viol, peut-être viol simulé mais on ne peut jamais en être sûr.
— D’abord, ce n’est qu’une tendance. Tu trouveras plein de vidéos avec des mecs enchaînés, fouettés, soumis, enculés, et se faisant écraser les couilles à coups de pieds ! et violés aussi. Les gays, ils adorent violer un straight man et l’obliger à avouer qu’il aime ça ! Mais, bon, je reconnais que souvent, enfin il faudrait quand même mesurer ça de manière un peu plus précise, souvent les femmes sont dominées ou soumises ou obéissantes… mais en quoi est-ce mal ? Cela ne signifie pas qu’elles le sont tout le temps ou qu’elles le sont par nature… Quand je lèche une femme, je suis également soumis à son bon plaisir, je m’applique, je fais un effort, je suis son rythme pour qu’elle prenne un maximum de plaisir. Ce n’est pas pour ça que je lui suis inférieur. Là je viens de voir une vidéo d’un mec qui léchait le cul d’une bonne femme à quatre pattes, et il lui enfonçait sa langue bien profond au fond du trou, et il y allait encore et encore, et l’autre se branlait par devant… L’inégalité n’est pas mauvaise en soi : je peux être dans une situation inférieure, à certains moments. Ce qui est mauvais, c’est quand l’inégalité est imposée comme un état de fait, comme une chose en soi, comme une évidence naturelle.
Mais de toute façon, la domination, ce n’est pas une question de pornographie, ce n’est pas la pornographie qui imposerait ce modèle-là d’une soumission féminine généralisée… Ça, c’est une illusion complète… Ce sont les spectateurs masculins, mais peut-être aussi les spectatrices, je ne sais pas, mais c’est les mecs qui ont envie de voir ça, c’est eux qui font le succès de ces vidéos où les femmes sont dominées, consentantes, esclaves obéissantes, avilies, humiliées ou je ne sais quoi encore. C’est eux qui cliquent, qui cliquent encore et qui recliquent pour voir ce genre de choses. Si ça ne leur plaisait pas, si ça ne les faisait pas bander, et bien ils regarderaient autre chose… ou ils ne regarderaient rien du tout. Alors, si pour les féministes, c’est un problème, ça, ces femmes dominées, soumises, enculées et couvertes de foutre, ce problème, ce n’est pas la pornographie, le problème, c’est le désir des hommes, ou de certains hommes ou de beaucoup d’hommes, pour ne pas caricaturer les choses, ni les figer dans une opposition binaire désir masculin/désir féminin. Mais la pornographie n’est que le révélateur de ce genre de désirs. Ce qui excite les hommes ou beaucoup d’hommes ou certains hommes comme on voudra, eh bien ! c’est moins la pornographie que la soumission de jolies femmes traitées comme des chiennes ou des salopes. Ils rêvent de ça ! Ils rêvent qu’une jolie femme soit ainsi leur esclave, mais dans la réalité, pas en images ! Mais ça c’est dérangeant, c’est dérangeant pour des féministes ou certaines d’entre elles d’admettre que les hommes aient ce genre de désirs et qu’ils ne sont pas naturellement bons (ni mauvais d’ailleurs). La vraie question alors, c’est qu’est-ce qu’on fait de ce genre de désirs, comment est-ce qu’on gère ces désirs ? Par la répression, par le déni, par le refoulement ? comme à l’époque victorienne ? ou l’on trouve une autre manière de faire. Et la consommation pornographique est une manière de faire, une manière de gérer ça, uniquement entre adultes consentants, hommes et femmes. Jusqu’à preuve du contraire les actrices sont consentantes.
— Tu t’égares non ? Tu me parlais de rationalisation ? Qu’est-ce que les féministes rationalisent ?
— Les anti-porn, hein. Il y a aussi des féministes pro-porn. Ce n’est pas une question de féminisme. Beaucoup de femmes, qui ne se déclarent pas féministes, détestent la pornographie, c’est viscéral ou du moins c’est enfoui très profondément. Mais c’est souvent au nom du féminisme qu’on accuse la pornographie. Il y a donc autre chose dans ce rejet que l’accusation d’abaissement, de soumission, d’inégalité… Non la véritable raison…
— C’est la mondialisation néo-libérale !
— Arrête de te foutre de ma gueule… mais si, tu as raison. Enfin pas comme ça directement. Mais il y a une part de ça…
— Bon, explique-moi alors. Attends, on reprend une bière.
— C’est une question d’économie, d’économie sexuelle. Et comme toute économie, c’est une économie de la rareté. Le sexe des femmes est transformé en objet de rareté. Il ne se donne pas comme ça, à n’importe qui, n’importe où n’importe comment. Ce n’est pas un commun, comme disent les deux sociologues gauchistes, là, j’ai oublié leur nom. Ha, ha, non, le sexe des femmes n’est pas un bien commun, ça c’est sûr, c’est privatisé, complètement privatisé, il n’y aucun doute là-dessus ! Jardin secret, pas touche, même du bout des lèvres, même du bout des doigts. Propriété sacrée, sacralisation de la propriété. Et c’est pas demain la veille qu’il y aura une pratique ni une politique de mise en commun comme ils disent les deux comiques-là ! Je caricature un peu, mais, en fait, j’y participe à ce système de pensée, hein ! Je m’inscris dedans ! Et mon cul, c’est du poulet ? Ben non, c’est chasse gardée comme pour tout le monde ! N’importe qui ne peut pas y prendre ses aises ! Faut me le demander avec délicatesse.
— Faudrait encore que quelqu’un en veuille de ton cul !
— Ben, justement, on n’est pas tous égaux sous ce rapport. Il y a des culs plus excitants que d’autres, plus ronds, plus fermes, plus lisses… Tu vois ce que je veux dire. Le sexe des femmes est un bien précieux, mais de prix variable. Mais pour que le sexe des femmes ait de la valeur, il faut créer sa rareté. Ça c’est surtout les mères qui enseignent ça. Les pères aussi sans doute, mais je crois que c’est surtout les mères qui enseignent ça à leurs filles, de fermer les cuisses. Tu vois ? Tu as déjà vu ces photos ?
— C’est-à-dire ?
— C’est dans l’analyse de postures masculines et féminines. On montre des hommes et des femmes dans les transports publics, et l’on remarque que les hommes écartent les cuisses et prennent toute la place sur le siège alors que les femmes serrent les jambes et se mettent dans le coin…
— Oui, et donc ?
— Les féministes interprètent ça comme le signe de la domination masculine sur l’espace public, ce qui n’est à mon avis qu’un aspect de la chose. Parce que tous les hommes ne s’asseyent pas comme ça d’abord. Et puis il faut se demander pourquoi les femmes serrent les cuisses. Parce qu’elles sont naturellement dominées… Moi, je ne crois pas…Je crois que ce sont les mères qui apprennent aux gamines à serrer les cuisses pour qu’on ne voie pas leur culotte en-dessous de leur jupette, et encore moins leur sexe. Elles mettent toutes des pantalons maintenant, mais ça reste ancré très profondément : une femme ne montre pas son sexe. Elle peut être nue comme toutes les Vénus de la peinture classique, elle ne montre pas son sexe ! C’est une catastrophe si une femme se montre nue sur les réseaux sociaux à la noix !
— Tu parles du revenge porn ?
— Oui, mais pas seulement… Pour une femme, c’est une catastrophe si des images d’elle à poil circulent sur le Net… Certaines se seraient même suicidées. Mais c’est absurde, ça n’a aucun sens de se suicider pour ça. Un mec ne fera jamais ça. Enfin, si, peut-être, s’il a une petit bite… Mais non. Enfin, je veux dire que, pour une femme, son corps, l’image de son corps a une valeur en soi, qui ne doit surtout pas être dévaluée, c’est-à-dire publiée. Les filles publiques, c’est précisément celles dont le corps appartient à tout le monde ou à personne. Mais à l’inverse, pour toute autre femme, il faut préserver cette valeur, c’est-à-dire en retreindre l’accès, même en images. Pour que les femmes aient de la valeur aux yeux des hommes, il faut créer de la rareté. Même si c’est des conneries, ça imprègne la mentalité féminine, des trucs du genre, on ne couche pas le premier jour, il faut d’abord un resto, laisser passer trois soirées, sinon on est une pute… Elles en rient dans les séries américaines mais c’est profondément ancré. Au fond, la mère apprend toujours à la fille : méfie-toi des hommes, ils ne pensent qu’à ça, fais attention sinon tu vas te faire violer. La sexualité masculine est nécessairement vue ou montrée comme agressive. Et plus on entretient cette peur, plus la sexualité féminine est prudente, réservée, économe…  Les filles doivent être économes avec leur sexe !
— Tu exagères un peu là… J’en connais qui sont pas du tout économes et qui baisent beaucoup plus que moi…
— Je pense que c’est une minorité… ou bien c’est à une période de leur vie, quand elles maîtrisent mieux leurs relations… je ne sais pas… et de toute façon elles baisent pas avec toute le monde, elles baisent beaucoup mais pas avec tout le monde… Elles restreignent mais d’une autre façon. Ou alors il faut considérer que c’est seulement une tendance sociale, une tendance sociale prégnante, forte, dominante même, mais c’est comme tout dans la société, il n’y a pas de domination absolue… C’est une tendance à la rareté : créer la demande en restreignant l’offre de sexualité féminine. Pour moi, ce n’est pas la sexualité masculine qui crée la prostitution, c’est le contrôle général sur la sexualité féminine — ah oui, j’oubliais la virginité, le mariage et compagnie, ça marche encore — qui crée la demande masculine. Et surtout qui donne son prix au sexe féminin.
— C’est un peu traditionnel comme analyse, non ? On n’en est plus là…
— Si, je pense que si. L’utopie, ça a été la révolution sexuelle dans les années 60. Plus de mariage, plus de couple, la sexualité de groupe, tout le monde baise avec tout le monde, jeunes, vieux, beaux, moches, gros, minces, on baise tout le temps, facilement, sans restriction, comme on boit un verre d’eau… Mais ça n’a pas marché. Pas seulement à cause des préjugés style jalousie et compagnie. Ça s’est recomposé. Comme avec le mariage. Le nombre de divorces a augmenté, mais le mariage est resté la norme majoritaire. Même les couples libres, ça reste des couples. Des couples stables comme on dit. Je n’en connais pas beaucoup qui vivent en trio. Tu as déjà vu deux mecs installés avec une seule femme ?
— Non pas réellement. C’est juste dans les films pornos où elles se font toutes prendre en sandwich.
— Il y a un éventail de comportements ou de situations plus large qu’auparavant. Peut-être. Ou c’est juste que c’est moins caché, comme l’autre président avec sa maîtresse et sa fille cachée. Mais bon. Je te dis c’est une tendance, une tendance lourde.
— Et donc en résumé ? Je commence à être fatigué…
— Bois un coup, ça va te passer ! Tous ces mecs qui boivent, et moi aussi, c’est parce qu’ils ne baisent pas assez à mon avis, c’est ma théorie !
— Et donc ta théorie pornographique ?
— Mais tu comprends, les femmes qui détestent la pornographie ne supportent pas en fait que le sexe féminin soit ainsi donné pour rien (enfin, c’est pas pour rien, mais pour pas grand-chose), ça dévalorise leur propre sexe, leur propre corps perd de sa valeur puisque les hommes peuvent obtenir ce qu’ils souhaitent ailleurs très facilement, trop facilement. La pornographie enfreint cette économie de la rareté, elle dévalue le sexe féminin que les femmes voudraient si précieux en soi. Je vais dire quelque d’abject, mais ce sont les moches et les vieilles qui sont les plus hostiles à la pornographie, précisément parce les mecs, leurs mecs ! leurs mecs réels ou potentiels, peuvent facilement trouver ailleurs de jolies nanas pour satisfaire leurs envies, même si ce n’est qu’en images !
— Pas sûr du tout.
— Je te l’ai dit. Toutes les femmes n’ont pas la même valeur. La beauté, on peut faire semblant que ça n’existe pas, mais c’est un indice boursier ! Ha ha, oui c’est un indice de la valeur différente des femmes… On n’ose pas l’admettre parce que c’est antidémocratique, c’est contraire à tous les principes d’égalité, mais ce n’est pas demain la veille qu’on édictera une loi qui imposera aux mecs de baiser autant les vieilles et les moches que les jeunes et jolies. Là-dessus, c’est l’hypocrisie totale.
— Et pour les mecs, ça ne joue pas peut-être…
— Si, notamment chez les gays. Mais ce qui compte d’abord dans ma théorie, c’est l’économie de la rareté. Et bien entendu, comme le sexe féminin est rare, cette rareté donne encore plus de valeur à la beauté féminine…
— J’ai vraiment l’impression que tu montres les trucs de manière tordue.
— Ça explique en tout cas l’insistance à souligner que la supposée industrie de la pornographie générerait des millions ou des milliards de dollars. Ce sont des chiffres fantasmatiques, des chiffres qui masquent un fantasme : le désir masculin, la masse immense des désirs masculins vaudrait des milliards, aurait une énorme valeur, mais tous ces milliards sont dépensés là , là où il ne faut pas, dans la pornographie, dans ces lieux de mauvaise vie, alors qu’ils devraient revenir vers les femmes honnêtes, celles dont le sexe est si précieux.
— Et le porno gay ?
— Quoi, le porno gay ? C’est une autre économie, une autre logique…
— Mais il y a aussi des mecs qui détestent la pornographie…
— On n’explique pas tout.
— Bien. On va reprendre un verre. »
Mike regarda autour de lui et se dirigea vers le bar. La population était vieillissante. Il ne vit aucune jolie femme autour de lui. Aucune ne lui parut en tout cas assez séduisante pour qu’il fasse l’effort de l’aborder, d’entamer une conversation en vue de coucher avec elle. La beauté était rare effectivement. Il eut l’impression que son désir déclinait.

taille originale : 21 x 29,7

vendredi 14 octobre 2016

La bite de Louis

taille originale : 21 x 29,7 cm

Irène lui proposa à d’aller prendre un café en sortant de l’étude du notaire. Même si c’était elle qui avait pris la décision de la rupture et qui l’avait quitté brutalement, elle s’inquiétait, sans doute à cause d’un léger remords, de son état mental et moral. Elle commença :
— Et alors ? comment tu vas ? Tu as l’air en forme ? Tu t’adaptes à ta nouvelle vie ?
— Oui, ça va. J’ai trouvé quelqu’un. Je me suis remis avec quelqu’un.
— Ah bon ? Déjà ?
— Mais tu as été plus rapide que moi, répondit-il avec un léger sourire.
— Et donc ?
— Tu veux savoir ? Non, tu ne la connais pas. Je… je vais te raconter… il faut que je le raconte… mais je ne sais pas à qui… Et puis, tu as le droit de savoir, même s’il n’y a plus rien entre nous. Il faut que tu saches qui je suis vraiment. Je vis avec une femme avec une bite.
— Tu veux dire un trans ?
— Non, il ne faut pas employer ce mot. C’est réducteur et c’est faux. C’est une vraie femme, c’est une vraie femme en corps et en esprit, je ne peux pas l’expliquer plus que ça, mais elle a une bite. Et j’adore sa bite.
— Mais elle ne veut pas se faire opérer ? Elle prend des hormones ?
— Non, non, il ne faut surtout pas qu’elle se fasse opérer. Je te l’ai dit. C’est une femme avec une bite, et j’adore sa bite. Oui, elle prend des hormones. Mais tais-toi. Laisse-moi parler. Laisse-moi parler ou tu ne comprendras rien. Je suis amoureux de sa bite, j’aime sa bite et ses couilles, j’en suis fou. Je suis amoureux d’elle mais c’est sa bite dure qui me fait bander, qui me fait bander comme un âne, qui m’excite à un point inimaginable.
— …
— C’est comme ça. Je sais. C’est bizarre. Mais je suis sûr que tu peux comprendre si tu me laisses parler. J’adore la sucer et la prendre en bouche. Et lui lécher les couilles. Ses couilles sont rondes et parfaitement épilées. Et sa bite est plus grosse et plus dure que la mienne. C’est pour cela que je suis devenu sa chienne, son esclave. Je… Il faut que tu le saches. Non, je n’ai pas changé, c’est étrange, je sais, mais je suis toujours hétéro. Mais je suis devenu son esclave sexuel, et c’est, c’est… c’est ce qui me convient le mieux. C’est ce que je suis vraiment, l’esclave d’une femme avec une bite.
Irène crut qu’elle ne parviendrait pas à réprimer son petit sourire d’incrédulité ou d’incompréhension. Mais, bien qu’il la regardât directement dans les yeux, il continua sans hésitation apparente.
— Oui, j’adore quand elle me traite comme une chienne, comme son esclave, quand je deviens le véritable esclave de sa bite. J’obéis à sa bite, je ferais n’importe quoi pour la faire bander et la sentir s’enfoncer en moi. Je… tu ne comprends pas ?
— Si, un peu, mais continue, j’ai envie de savoir… Mai tu l’as rencontrée comment ?
— Je l’ai payée la première fois. Et puis, elle m’a obligé, non pas obligé, elle m’a révélé à moi-même, oui, c’est cliché, c’est ridicule … Attends, ce qui c’est passé, c’est exactement ceci : j’ai eu tellement envie d’elle, j’ai eu tellement envie de sa bite que je suis devenu instantanément sa chienne. Je parle tout le temps de sa bite, mais c’est comme cela : c’est elle qui me rend folle, non fou je veux dire.
— Et tu te définis toujours comme hétéro ?
— Oui, je te l’ai dit, c’est une femme avec des seins, de longs cheveux noirs, une peau lisse, un visage de femme, même une voix de femme, une voix grave mais une voix de femme. Elle a tout d’une femme, mais elle a une bite. Une bite grosse et dure. J’adore dire ces mots, je les répète tous les jours, quand je suis au bureau ou dans le train. Je répète silencieusement tout ce que je te dis là. Toute cette folie.
J’aime la sucer, tu n’imagines pas. Toi tu n’as jamais réellement aimé me sucer, tu le faisais juste pour me faire plaisir, mais moi j’adore ça. J’adore quand elle m’ordonne, elle ne m’ordonne pas vraiment, elle me le dit comme cela, comme une évidence : mets-toi à genoux, suce-moi. Et je le fais, je le fais immédiatement. Je me mets immédiatement à genoux devant cette femme. Et puis j’ai tellement de plaisir à prendre sa bite en bouche, à sentir sa bite s’enfoncer au fond de ma bouche. Mais je préfère quand je suis couché sur le dos, tu vois, et qu’elle vient au-dessus de moi et qu’elle enfonce sa bite dans ma bouche, quand je fais des efforts pour la sucer convenablement, pour l’avaler, jusqu’a ce que je la sente durcir, jusqu’à ce que je la sente bien dure, ça, ça me fait bander. À ce moment, quand je vais et je viens autour de sa bite, quand je m’applique pour la satisfaire, quand je la suce, quand je l’avale, quand je la suce encore et encore, c’est inimaginable à quel point ça m’excite. Je suis prête à tout.
Encore une fois, Louis venait de se féminiser, mais il ne sembla pas cette fois le remarquer, et Irène le laissa continuer sa longue tirade.
— Ensuite, elle se retourne au-dessus de moi, et je dois lui lécher le cul et embrasser profondément son trou tout en continuant à branler sa bite par devant. Elle en profite pour gifler ma bite devant elle, la tordre et la branler violemment. Elle m’a même attaché la bite et les couilles avec une corde pour me la tirer avec des petits coups secs, brutalement. Je vais d’ailleurs fixer un crochet avec une petite poulie au plafond pour qu’elle puisse plus facilement exercer une solide traction sur mes parties et m’obliger à soulever mon bas-ventre au maximum. Comme si elle allait me l’arracher. C’est elle qui l’exige, enfin, non, c’est moi, mais je veux lui appartenir totalement, je veux qu’elle fasse de moi sa chose, son esclave, qu’elle me mette à rude épreuve, à l’épreuve d’une soumission totale.
Non, je n’ai pas honte de ce que je te raconte. C’est comme ça. J’adore être sa chienne, oui, j’adore quand ensuite elle m’encule à quatre pattes, quand elle me fait mettre à quatre pattes pour me prendre par le cul. Je ne résiste pas, je ne résiste pas à l’envie de lui sucer la bite, à sucer sa bite de femme, avant qu’elle ne m’encule à sa guise.
Louis détourna le regard un instant. Irène ne put s’empêcher de penser que, oui, vraiment, il était devenu pédé, c’était pas méprisant, mais voilà, c’était un pédé, elle n’utiliserait pas ouvertement ce mot-là, mais elle le pensait. Ce n’était plus le type qu’elle avait connu, qui pensait seulement à la baiser classiquement, de préférence en levrette, mais classiquement. Là, c’était devenu un suceur de bites. Enfin c’est pas méprisant, pensa-t-elle, je ne le dirais pas directement comme ça, mais c’est ça tout de même. Déjà il il s’était remis à parler, malgré le visage silencieux d’Irène.
— Oui, enfin, c’est un détail, je ne sais pas si je devrais le dire, mais avant chaque séance, je ne sais pas si c’est le bon mot, avant chaque rencontre, je dois me faire un lavement profond, je m’excuse d’être prosaïque, pour éviter… pour qu’elle puisse m’enculer, se retirer et me la faire sucer… à plusieurs reprises, elle fait ça. Et puis il faut que mon cul soit bien ouvert. Je dois, j’ai dû m’enfoncer des plugs de plus en plus gros pour m’élargir le trou, pour qu’elle puisse me pénétrer d’un coup sec. Avec du lubrifiant, mais en un seul mouvement, tu vois, pour qu’elle ait l’impression de me prendre entièrement, violemment, pour que j’aie aussi cette impression-là, ne plus m’appartenir, n’être qu’une chienne soumise. La première fois, ça a été un peu douloureux, mais à présent je suis habitué, je suis à quatre pattes, j’écarte les fesses, elle pousse vigoureusement en me traitant de pute ou de salope, et elle me prend jusqu’aux couilles, je sens ses couilles contre mon périnée. Je sens surtout sa bite qui s’enfonce en moi, sa grosse bite bien longue, bien dure au fond de moi. Elle m’interdit de me branler, elle veut que je me concentre sur mon cul, son mon cul qui se fait défoncer, elle veut que je sente bien sa bite rentrer en moi. Puis en ressortir et replonger. C’est elle qui commande, c’est sa jouissance qui commande tout. Il faut que je sente qu’elle bande, il faut que je sente sa bite dure, je ferais n’importe quoi pour sentir sa bite gonfler et durcir et puis éjaculer. C’est pour cela que j’aime tellement la sucer parce que je suis entièrement à son service, au service de sa bite, seulement au service de sa bite. Je n’existe plus, je ne suis plus qu’une chienne, sa chienne. Dans mon cul, c’est comme une récompense, comme la récompense de l’avoir bien sucée. Je la lèche, tu n’imagine pas, quand elle sort de mon cul, je suis à genoux devant elle, elle me tient par les cheveux et je lui lèche la bite de bas en haut, je lui lèche les couilles, je lui lèche le cul, puis je la prends en bouche, je prends toute sa bite en bouche et elle m’oblige à l’avaler entièrement, à la prendre à fond jusqu’à m’étouffer, je bave, je la mouille, je la relèche.
Et puis elle jouit. Heureusement elle jouit toujours sur mon visage et dans ma bouche ouverte. C’est exquis. Ça semble ridicule comme expression mais c’est exquis de recevoir son foutre sur mon visage. J’aimerais qu’elles soient dix à me couvrir ainsi de foutre dégoulinant. Non, tu ne comprends pas ? Oui, moi non plus, je n’aurais pas compris. Ce qui compte c’est l’excitation, tu vois l’excitation qui te traverse tout le corps…

taille originale : 21 x 29,7 cm

Irène n’en pouvait plus. Elle écoutait mais elle avait envie de partir. Ce n’étaient pas les propos qui la gênaient mais ce qu’ils révélaient du plaisir de Louis, d’un plaisir totalement inconnu, d’un plaisir dont il n’avait jamais fait montre pendant leurs dix années de mariage et qui maintenant semblait atteindre les sommets de l’Himalaya ! Connard, pensa-t-elle. Va te faire enculer, tu m’as fait perdre dix années de ma vie sans même vraiment me baiser. Tu me fais chier, tu m’as fait chier pendant des années et c’est à moi que tu racontes tout ça. Elle se leva.
— Écoute, je dois y aller maintenant. Je suis contente de voir que tu vas bien, ou mieux, mais je dois y aller.
Elle partit, sans parvenir à sourire, le visage fermé. Louis pensa que c’était la crudité de ses descriptions qui l’avait choquée. Il voulut s’excuser mais se contenta d’un bref au-revoir. Mais il n’avait pas terminé sa confession. Il se rassit. Il fallait qu’il termine. Ce fut un monologue intérieur qu’il tint pendant quelques minutes en terminant sa bière.
— Enfin ce que tu ne sauras pas, c’est que, dégoulinant de foutre, je m’agite toujours d’un rêve absolu de soumission et d’humiliation qui me contraint à la supplier de se satisfaire avec moi d’une façon crue et perverse, de faire montre de son désir de m’abaisser, de me gifler avec sa bite encore dure, de m’obliger à avouer l’amour que je lui porte, l’amour que j’ai de sa bite de femme, amour infini qui me transporte dans un délire inassouvi jusqu’à ce que, m’injuriant à nouveau, elle m’ordonne d’ouvrir la bouche pour qu’elle se satisfasse obscènement dans ma bouche, me pissant d’abord sur tout le visage avant de diriger le jet entre mes lèvres jusqu’au fond de ma gorge, m’enjoignant d’avaler la liqueur de sa bite, ce que je m’empresse de faire, avant que je ne la reprenne en bouche encore molle mais prête pourtant à durcir à nouveau entre mes lèvres.
Le monde autour de lui semblait indifférent à la folie dont il se sentait habité.

Le con de Casey… ou celui d'Irène ?
Taille originale : 21 x 29,7 cm

lundi 5 septembre 2016

Pénétration d'esprit

dessin pornographique sodomie homosexuelle masculine
Main gauche
taille originale : 21 x 29,7 cm

Il regarda le café autour d'eux, pratiquement vide à cette heure de l'après-midi. Les étudiants, qui fréquentaient habituellement les lieux, étaient largement absents en cette période de rentrée scolaire. Adeline lui demanda : « Mais ça te fait quoi, la sodomie ? Tu ressens quoi… à ce moment-là ? » Il réprima un léger sourire, pensant: « Tu veux dire : quand je me fais enculer ? »

Il répondit lentement, longuement, comme si chacune de ses explications devait rendre compte de l'infinie complexité qu'il apercevait derrière le moindre fragment de réalité, aussi minime et dérisoire cela pouvait-il sembler de prime abord.

« Il y a trois phases en fait. Il y a d'abord une période d'excitation. Non, je n'ai pas envie de me faire enculer comme ça, à froid, à n'importe quel moment. Il faut que quelqu'un, quelque chose m'excite. Ça peut être un film porno, une simple image érotique, mais plus surement la présence d'une femme. Je suis couché, simplement allongé avec une femme, à côté d'une femme, et du désir se manifeste chez moi, chez elle. J'ai envie de la voir nue, j'ai envie de la caresser, j'imagine mes doigts se glissant dans sa chatte trempée. Quelque chose passe. Une connexion entre elle et moi. Je bande. Je lui montre que je bande. J'ouvre mon pantalon ou elle l'ouvre. J'ai envie de lui montrer ma bite. Elle se déshabille avant ou après moi, cela n'a pas d'importance, mais elle a envie d'être nue et moi aussi. Cela m'excite de la voir nue, cela m'excite de voir ses seins s'échapper du soutien-gorge et glisser vers moi. Je les caresse, je les soulève, elle préfère peut-être que je caresse ses fesses ou ses cuisses, mes mains se posent sur ses fesses, je rêve de son cul, de sa bouche aussi. Je le lui dis, je lui dis que je veux jouir dans sa bouche. Ou dans son cul. J'ai envie de quelque chose d'intense, qu'elle se donne complètement, sans limite. Il faut qu'elle s'ouvre, qu'elle ouvre son cul et sa chatte, que je m'enfonce en elle, au plus profond. J'ai envie d'être complètement nu. J'ai envie qu'elle voie combien j'ai envie d'elle, à quel point je bande, à quel point elle me fait bander. Je n'ai pas honte de lui montrer ma bite et mes couilles, et mon cul aussi. Je veux qu'elle me regarde, qu'elle regarde comment je m'exhibe de façon bien obscène, qu'elle regarde le trou de mon cul, mon anus distendu et offert. C'est comme cela que le désir vient, le désir de me donner à elle entièrement, de me faire prendre, de me soumettre à son désir, à son emprise, de me faire enculer à mon tour.

C'est elle qui décide (même dans les rêves ou les fantaisies imaginaires). Elle a envie de m'enculer, de me prendre, de me défoncer, de me soumettre, de faire de moi sa chienne. Elle ne rit pas, elle veut vraiment me défoncer le cul, pouvoir dire qu'elle m'a sodomisé sans hésiter. Elle est très sérieuse et elle attache fixement le gode à ses hanches. Elle me veut à quatre pattes devant elle. J'ouvre mon cul. C'est la deuxième phase, beaucoup plus physique. Il faut que je sente le gode rentrer, m'écarteler, me défoncer. J'ai pris l'habitude de m'enfoncer des plugs de plus en gros, mon anus est distendu, il prend facilement un engin de petite dimension, il me faut quelque chose de plus gros, que je le sente passer, que ce soit dur à passer, que ça ne rentre que lentement, difficilement, avec peine. Il faut que je lui montre que je me donne entièrement, que je me soumets sans restriction, que je suis une vraie salope qui aime se faire prendre dans le cul. Ça rentre très progressivement avec des allers-retours. Ça ne peut pas rentrer d'un coup, ça devient douloureux, mais ça doit être un peu douloureux. C'est un viol, un viol du cul, un viol consenti, mais une violence faite à mon cul, pour prouver que oui je me donne entièrement, qu'elle me prend à sa guise, qu'elle peut faire de moi ce qu'elle veut, que mon cul lui appartient définitivement. Je m'abandonne, je m'abandonne à son désir, mon cul est le lieu de son désir. C'est elle qui doit jouir de me prendre ainsi, c'est elle qui doit être seule maître de son plaisir et du mien. Je suis son jouet et j'ai envie qu'elle me malmène, qu'elle me fesse, qu'elle me frappe les couilles, qu'elle m'encule encore et encore, très durement. Je comprends les gays qui vont jusqu'au fist fucking. Je n'en suis pas capable, je ne suis pas capable d'ouvrir mon cul à ce point-là, mais je comprends qu'on ait envie de s'ouvrir toujours plus, de se donner plus complètement, de se faire pénétrer sans limite. À ce moment, physiquement, je débande, mais je pense que c'est le cas de beaucoup de types qui se font enculer. Tout le désir se concentre sur l'anus, sur cette intromission, sur ce don total de soi qui pourtant se fixe sur le cul seulement.

Ensuite, au troisième moment, quand je suis complètement pénétré, quand elle vient en moi à sa guise, quand je dois bien avouer qu'elle m'encule comme une vraie chienne, comme une salope obsédée du cul, ce que je suis, incontestablement, moi, moi, pas elle, l'excitation revient dans ma bite, j'ai envie de me caresser, de me branler rapidement, de jouir sous moi comme un petit pédé, je saisis ma bite encore molle, je me branle, ou de manière beaucoup plus perverse, c'est elle qui saisit ma bite, elle me signifie que ma queue lui appartient aussi, que mon plaisir lui appartient, que je lui appartiens entièrement, qu'il n'est pas question que je jouisse sans qu'elle l'approuve. Et ma bouche finalement. Elle y enfonce ses doigts pour que je les suce, que je la suce sans fin, intensément, passionnément. Je sens ma queue entre ses mains, je sens sa main qui me branle, qui me secoue, qui me serre et m'étire violemment, je sens son gode qui rentre en moi, je sens que je lui appartiens totalement, que je suis sa chose, qu'elle me possède et me domine absolument. Elle m'injurie pour que j'accepte de reconnaître que je suis une putain et de jouir enfin sous moi.

Voilà, c'est cela, pour moi, je crois le plaisir sodomite, non, la jouissance sodomite. »

Avait-il vraiment répondu tout cela ? ou bien avait-il voulu dire tout cela mais l'avait-il seulement exprimé de façon succincte et plus ou moins maladroite sans tous ces mots obscènes mais également sans toute la finesse, les nuances et les mille circonvolutions de ses pensées nocturnes qui, au moment même, lui paraissaient d'une parfaite clarté, mais qui semblaient confusément s'assombrir le jour venu ?


dessin pornographique sodomie homosexuelle masculine
taille originale : 21 x 29,7 cm

dimanche 4 septembre 2016

Choses vues [9]

dessin pornographique cumshot
taille originale : 29,7 x 21 cm


La femme noire se couche dans le canapé, les jambes ouvertes et relevées contre le dossier. La femme blanche aux cheveux courts s’agenouille au-dessus d’elle et place son sexe au niveau de la bouche de sa partenaire qui commence à la lécher. Elle s’appuie au bord du divan pendant que l’autre femme et les deux hommes s’occupent de son sexe derrière elle.
Tous trois caressent en effet doucement ses fesses et l’intérieur de ses cuisses, puis les mouvements s’enhardissent, et l’un des hommes introduit ses doigts dans son sexe humide : il les fait glisser, tourner, aller et venir, se frotter contre sa chair puis en introduit un autre et encore un autre ; ses quatre doigts s’enfoncent jusqu’au bout des phalanges, au bord du métacarpe. La femme saisit alors la main qui cherche à forcer le passage, s’y cramponne quand elle pénètre dans toute sa largeur, et, tout en freinant son mouvement, l’aide finalement à s’introduire en elle, tout doucement, lentement, complètement. Elle l’immobilise même, ne la laissant glisser qu’après avoir repris son souffle, puis la relâche enfin quand elle est certaine que le type procédera sans forcer. Alors la main libérée commence à aller et venir, écartant largement le périnée quand elle est sur le point de sortir, puis s’enfonçant jusqu’au poignet entre les deux fesses qu’elle entraîne dans son mouvement et qui semblent vouloir se refermer sur son bras. Elle glisse à plusieurs reprises, elle tourne légèrement comme si elle voulait s’enrouler sur elle-même, mais tout le corps de la femme se met au bout d’un moment à accompagner ses mouvements, et finalement, c’est elle qui, appuyée au bord du divan, dirige la manœuvre allant et venant sur la main qui la pénètre. Le deuxième gars, qui continuait à caresser doucement ses fesses, glisse même un instant un doigt dans son anus.
La scène s’interrompt. Les deux femmes seules se rendent dans la cuisine, et la noire s’attache au bas-ventre un long et lourd godemiché de latex rose avec une ceinture dont une lanière supplémentaire passe entre ses cuisses. La blanche se met à quatre pattes sur le sol, vêtue seulement de son soutien-gorge et de ses bas noirs. Sa compagne s’accroupit derrière elle et la pénètre avec le gode. Elle agit avec une grande douceur sans précipitation, mais enfonce complètement l’engin qu’elle ramène ensuite jusqu’au bord du vagin, et, même s’il glisse à plusieurs reprises à l’extérieur, elle le remet facilement en place et continue sans heurts sa pénétration.
Elle se retire pourtant au bout d’un moment, et, s’agenouillant à côté de sa compagne, elle verse sur ses fesses et dans sa chatte un récipient de lubrifiant qu’elle répand sur tout le postérieur avant d’en humecter plus particulièrement les lèvres de la chatte et son intérieur. C’est elle à présent qui enfonce sa main dans la chatte de la femme blanche qui saisit également sa main pour l’aider à pénétrer, mais elle agit si doucement que celle-ci ne l’interrompt pas dans son mouvement. De son autre main, elle caresse tendrement le dessus des fesses de sa compagne qui est restée à quatre pattes, le derrière levé, exhibé. Bientôt c’est d’un mouvement de tout son corps se balançant d’avant en arrière qu’elle pénètre la femme blanche qui ferme les yeux et repose sa tête sur son avant-bras. La jeune femme noire interrompt pourtant un instant son mouvement alors que sa main est prête à être expulsée et s’amuse à frotter avec les doigts de l’autre main le bord de l’anus et les lèvres du sexe distendues puis renfonce sa main pour un nouveau cycle de va-et-vient. Elle s’interrompt enfin et, se relevant, détache la ceinture avec le godemiché qu’elle avait conservé accroché au bas-ventre.
Elle se met à son tour à quatre pattes à la place même de sa compagne. Celle-ci comme épuisée par l’effort s’assied carrément sur le sol, et après avoir lubrifié sa main et le sexe de la jeune femme s’enfonce doucement dans son vagin. Les deux gars les rejoignent sur ces entrefaites pour participer au spectacle, et, tandis que le premier d’entre eux se met à genoux devant la jeune femme à quatre pattes pour qu’elle lui suce la bite, le second commence à caresser ses fesses, son derrière, ses lèvres, sur lesquels il rajoute encore du lubrifiant. Mais ils échangent bientôt leurs positions, et tandis que le second se fait à présent sucer, le premier, se plaçant debout, les jambes légèrement pliées, derrière la jeune femme noire, entreprend de la sodomiser alors que la main de l’autre femme continue d’aller et venir lentement dans son vagin. La bite glisse cependant au bord de l’anus, et c’est la femme assise qui la saisit de sa main gauche restée libre pour lui permettre de rentrer dans le trou du cul qui s’offre à elle. La position est évidemment difficile et le gars doit s’y reprendre à plusieurs reprises avant de pouvoir enculer la jeune Noire à son aise, tandis que la femme blanche, attentionnée, lui caresse les fesses. Finalement, celle-ci retire sa main du vagin et entreprend de caresser les testicules du gars puis le clitoris de sa compagne qui continue à être sodomisée et qui semble même encourager le type en venant à son tour lui caresser un instant les couilles.
La position change encore et la femme blanche se couche entre les jambes de la Noire qu’elle peut ainsi plus facilement caresser et sucer (et qui elle-même continue à sucer l’autre gars). L’enculeur parvient alors à la jouissance et, sortant sa queue du trou du cul, l’abandonne à la femme couchée sous lui : elle saisit la bite, la branle à peine et, ouvrant la bouche, recueille le sperme qui s’écoule sur elle. Complètement satisfait comme l’autre gars qui a sans doute joui dans la bouche de la jeune Noire, il se relève et s’en va. Puis la Noire à son tour se met debout et les rejoint à côté. La femme blanche comme épuisée reste encore un moment couchée sur le sol de la cuisine. Elle essuie le sperme sur sa bouche.

dessin pornographique cumshot
Museum Angewandte Kunst

samedi 3 septembre 2016

Choses vues [8]

Triptyque I

On peut considérer cela comme des variations autour d’un même thème.
La première a des cheveux noirs, mi-longs, ramenés en arrière : elle est couchée sur le dos et se relève sur les coudes quand le type sort de son sexe et se branle devant elle. Elle ouvre largement la bouche et présente même le bout de la langue, mais, quand le premier jet touche sa lèvre supérieure, elle fait une grimace et relève même plus fortement la tête comme pour éviter que le sperme ne coule dans sa gorge. C’est à ce moment qu’un autre jet l’atteint au visage, ce qui accentue sa grimace. Pourtant, les éclaboussures ou les gouttes suivantes semblent plus douces. Et son visage retrouve son calme alors que le sperme se répand sur ses joues, son front, ses seins. Sa langue est même largement offerte sur sa lèvre inférieure, et, quand l’éjaculation semble toucher à sa fin, elle échange un regard avec son compagnon au-dessus d’elle. Elle referme ensuite la bouche et esquisse un sourire, mais le sperme qu’elle avait en bouche s’écoule alors entre ses lèvres et se répand sur son menton. Elle jette un dernier regard mi-inquiet mi-interrogatif sur la bite qui vient de l’arroser comme pour lui demander si elle a terminé.
La deuxième, une métisse aux longs cheveux, vient de se relever après avoir longuement chevauché son compagnon. Celui-ci se met aussitôt debout tandis qu’elle s’agenouille devant lui, le visage penché en arrière juste en dessous de sa bite. Le mouvement est parfaitement coordonné et elle sait ce qui lui plaît. Son visage est serein, et, dès qu’il éjacule, elle se rapproche même pour mieux s’offrir à son désir. Yeux et bouche fermés, elle reçoit de longs jets qui lui traversent tout le visage de bas en haut, mais elle n’hésite pas bientôt à sourire alors que le sperme dégouline autour de sa bouche et même entre ses lèvres, alors même que son compagnon, éjaculateur particulièrement abondant, continue à répandre ses dernières gouttes partout sur son visage. Sa peau mate, foncée, est maculée de sperme blanc. Elle finit par ouvrir les yeux et esquisse un large sourire vers son compagnon. Ravissement.
La troisième est une blonde aux cheveux courts. Le type se branle depuis un long moment alors qu’un autre attablé à un bureau les observe. La scène est malsaine, ambiguë : la jeune fille à genoux attend passivement qu’il se satisfasse. Il a posé sa main sur sa tête pour l’empêcher de reculer au dernier moment. Elle ne le regarde pas, elle a les yeux mi-clos, la bouche à peine entrouverte. Elle attend seulement ses ordres, et elle ouvre la bouche dès qu’il commence à éjaculer, mais il est posté trop loin et le jet trop faible glisse inexorablement vers le sol. Il a compris son erreur, et il se rapproche tout en ramenant la tête de la jeune femme vers son bas-ventre de telle sorte que le jet suivant remonte le long de son nez jusqu’à son front. Il se répand ainsi par multiples secousses qui parviennent sur sa bouche et ses joues, mais s’écoulent également jusqu’à ses seins. Elle sourit faiblement, esquisse un sourire, ramène du sperme vers sa bouche et en recrache même un peu, mais elle garde les yeux obstinément fermés jusqu’à ce qu’il ait complètement terminé. Finalement, elle regarde en riant le type assis au bureau qui a contemplé toute la scène. C’est à lui qu’elle semblait donc s’adresser pendant toute la scène.
Triptyque II
La quatrième est blonde également, avec de longues mèches mêlées de châtain. Elle est assise avec, à ses côtés, les deux types qui viennent de baiser avec elle. Elle se tourne d’abord vers celui à sa gauche, qu’elle regarde en lui présentant sa bouche ouverte, sa langue au bord de sa lèvre inférieure. Mais dès qu’elle sent le sperme sur la langue, elle ferme les yeux et attend la suite le visage complètement renversé, penché vers l’arrière : comme le gland se frotte contre sa langue, le sperme peu puissant s’écoule dans le coin de sa bouche, sur son menton et glisse finalement sur son sein gauche. Elle relèche le gland, l’encourageant à se répandre jusqu’à ses dernières gouttes. Puis elle se tourne vers le type à sa droite, de profil, mais son visage cette fois est droit, et sa bouche grande ouverte à hauteur de la bite semble devoir être le seul réceptacle pour son éjaculation. Elle le regarde à plusieurs reprises, ferme les yeux, multipliant les expressions du visage pour lui signifier son contentement. Il éjacule en effet plus puissamment d’un long jet qui passe au bord de sa bouche, le long de sa joue gauche, avant de toucher sa chevelure répandue sur son cou et son épaule (car seul son visage est tourné vers l’éjaculateur, son corps restant entre les deux types debout à côté d’elle). Il se rapproche alors de sa bouche toujours ouverte, et son sperme atteint sa bouche, sa langue, se répand sur son menton, coule sur ses joues. Les deux types ont éjaculé l’un après l’autre en une demi-minute à peine.
La cinquième est une très jolie fille aux longs cheveux noirs. Attendre ainsi la bouche ouverte, la langue légèrement pendante pourrait lui donner un air un peu bête, surtout avec les yeux levés vers son compagnon. Heureusement celui-ci éjacule très rapidement une première fois directement dans sa bouche, une seconde sur son visage ; elle ferme d’ailleurs aussitôt les yeux et sort aussi largement la langue. La scène devient alors magnifique, car, alors que le type n’arrête pas d’éjaculer (même si c’est de moins en moins visible), elle se met à sourire sans changer de position ni d’attitude, visage offert, bouche ouverte, sourire rayonnant. Puis, soudain attentive, elle se met à lécher la bite qui vient de terminer d’éjaculer et la prend même en bouche alors qu’elle commence à s’affaisser. Elle la suce profondément, elle la lèche, et elle sourit encore, le visage brillant.

Triptyque instable