dimanche 15 février 2015

L’espace rythmé des fous aux bouches mobiles



dessin pornographique fellation gay

« L’adolescent variait ses plaisirs. Une indicible moquerie dans ses yeux fouineurs, il aiguisait ses sens à volonté sur le dos satiné de ses victimes. Cruel, les brunes piquantes aux petits seins et aux poils tortillés en acrostiches provoquaient en lui une rage visuelle nuancée de mélancolie, un véritable raz-de-marée de colère sadique. Il s’enfonçait en elles dans un flamboiement sanguinaire. Il se laissait pénétrer par l’épouvante de sa victime ; froissé comme elle, il frissonnait de peur, pleurait, et touchait son ventre bombé, son ventre flambant, incandescent de flammes hystériques, là, sur ses maigres flancs d'adolescent. D’humeur gaie, il pratiquait l’onanisme sacrilège sur le corps d’une pâle effigie fraîchement sortie des bras des couventines aux fesses piquées de rose. Narcisse en plus astucieux, il se possédait au féminin ; nécrophile, il fit déterrer sa mère et passa une nuit inoubliable à discourir pour elle sous la lune vêtu de hauts gants de suède mauves, en compagnie d'une sauce blanche aux câpres et d'une hostie. Sans remords et sans repos, il ne se fatiguait jamais de lui-même ; il aplatissait ses prunelles sur chaque centimètre de son corps interchangeable et soupirait de bonheur tant il trouvait profonde sa vérité. Son désir coulait en longues rigoles meurtrières vers la victime du moment qui finissait toujours par se démener à ses pieds dénuée de pudeur et prête, sous ses yeux impitoyables, oui, prête, mais sans vainqueur. Alors il riait silencieusement.
L’adolescent connut ainsi toutes choses. Il apprit le langage des aliments savants, la texture des soies de l’Orient, le vol des oiseaux les plus intrépides, la pensée des sages, le mode de digestion des volcans. Et il se lassa. Il se lassa des femmes, des paysages semés de guerriers aux cris de chat, des insectes, de lui-même, du reste. Il tenta bien de ranimer son enthousiasme défaillant par toutes sortes de perversions persuasives mais la délicate ampleur de son libre pénis était dorénavant sans saveur pour lui. L’espace rythmé des fous aux bouches mobiles ne l’amusa guère. Le meurtre n’entraîna de sa part d’autre réaction qu’un ricanement cynique. Mou d’ennui il se baigna les yeux dans des bols de sang frais, dans des cous de porc sectionnés, cisaillé par les cuisses attentives d’un éphèbe ; il se trempa tout entier dans des plaies artificiellement purulentes, il essaya de se persuader dans des orgies abominables de frénésie qui se terminaient presque toujours par la mort sanglante des acteurs ou la naissance d’un hybride : l’ennui gagnait sans cesse. »
dessin pornographique fellation gay trio
taille originale : 21 x 29,7 cm

samedi 14 février 2015

Une large corolle à la fleur ardente

dessin pornographique bisex strapon fellatio
taille originale : 29,7 x 21 cm

« C’est ainsi que lorsqu’on sodomise celle qu’on aime on se pénètre en elle de toute la matière dont on est bâti. Ce double globe de chair qu’elle tourne vers nous aveugle en lui l’image que nous nous faisons d’elle, ne nous retourne que le large éclair endormi dans lequel la lumière a fermé la bouche des vents : Découvrir devant nous toute l’impudeur de ses fesses c’est l’obliger à se dépouiller de son âme au fond de nos yeux, à se noyer dans la transparence de sa chair comme une nymphe invisible dont nos yeux découvrent l’éclat dans le charme où ils s’absorbent afin que toute la chair soit comme une pensée dans la lumière de trouver en elle une route où s’éveille sa nudité comme une bouche dans la ténèbre dont la lumière l’habite. »

dimanche 18 janvier 2015

Des mouvements suaves et gracieux

dessin pornographique anilingus gay
Taille des dessins originaux: 29,7 x 21 cm
(mise en couleur numérique)
« Un artiste  consciencieux fera encore beaucoup d'observations de ce genre et peut-être celles que j'ai rapportées vont-elles tellement de soi qu’elles peuvent sembler superflues. Pourtant, nous ne les avons pas négligées parce que nous savons que beaucoup de peintres se sont gravement trompés sur ce point. Ils représentent en effet des mouvements trop vifs, arrivant à ceci que, dans une même figure, un seul et même regard saisit à la fois la poitrine et les fesses, ce qui n'est pas seulement impossible dans les faits, mais également très indécent à voir. Et entendant dire que ce sont les images qui agitent leurs membres en tous sens qui offrent la plus grande apparence de vie, ils imitent d'autant plus le mouvement des histrions au mépris de toute dignité de la peinture. Leurs œuvres sont ainsi non seulement dénuées de grâce et de douceur mais trahissent le talent trop fougueux de l'artiste. Il faut qu'une peinture ait des mouvements suaves et gracieux, appropriés à l'action. »

dimanche 14 décembre 2014

Je ne suis pas un jouet, ni un instrument. Je suis à vous.


dessin pornographique, pisse, ondinisme, pee
taille originale : 29,7 x 42 cm

« Toute la journée j'eus dans la tête le ton de ma voix, si suppliant et sa voix à elle, et le bruit de la porte, et je la remerciais intérieurement de ce qu'elle avait fait car il me semblait bien que grâce à cela je commençais à la détester.
[…]
S'était-elle aperçu de quelque chose ? Le lendemain elle me parut particulièrement gentille. C'était peut-être seulement qu'il me semblait recevoir d'autant plus de sa part que je m'étais résigné et décidé à en attendre moins.
Nous prenions le thé, allongés dans des chaises longues côte à côte sur la terrasse. Depuis quelques minutes, elle bougeait beaucoup, se tournant d'un côté, de l'autre, changeant sans cesse de position. Je ne l'avais jamais vue ainsi. J'eus peur soudain qu'elle n'ait quelque chose à me dire et ne sache comment le faire. J'avais le regard au loin, perdu dans mes pensées, quand je sentis sa main sur mon bras. Elle désigna le salon derrière nous, de la tête, tout en mettant un doigt sur ses lèvres. Elle souriait d'une manière que je ne lui avais jamais vue, espiègle pourrais-je dire. Nous nous levâmes ensemble. Je la suivis dans le salon. Elle souriait maintenant comme une petite fille qui réprime un rire, heureuse de faire une chose défendue mais qu'elle sait être sans gravité. Elle s'arrêta derrière le dossier d'un canapé qui faisait face à la terrasse. Elle désigna le sol en le pointant plusieurs fois du doigt. Comme je ne comprenais pas, elle chuchota, toujours comme si elle réprimait une innocente hilarité : “Allongez-vous.”
Je m'allongeai. Le bas de sa tunique caressa mon visage. Elle se tenait debout au-dessus de ma tête. Je voyais, dans la lumière tamisée par le tissu, ses jambes, ses cuisses, son slip. L'incroyable arrivait. Je vivais un rêve. La lumière changea. Elle relevait sa tunique sur le devant tandis qu'elle se déplaçait d'un pas vers l'avant. Un pan de tissu retomba, sa main apparut et, comme elle s'accroupissait, avec deux doigts elle tira son slip à l'entrecuisse, dégageant son sexe. Je le vis. Il se rapprochait encore de mon visage, elle murmura un mot. Je crus entendre : “Sucez.” J'avançai le visage à la rencontre de ses lèvres. Ce n'est que lorsque je vis sourdre les premières gouttes que je compris qu'elle avait dit : “Buvez.” Je reculai la tête instinctivement. Le liquide suivit d'abord la fente. Quelques gouttes tombèrent sur mon cou, le haut de ma poitrine. Puis le jet, prenant soudain de la force, sortit tout droit, me frappa le visage. Je me souviens que ma première pensée fut qu'il fallait que je boive car sinon le tapis serait taché. C'était une drôle d'idée et une piètre excuse pour ma faiblesse, vite oubliée, car déjà, la bouche grande ouverte, je cherchais avidement à recueillir le liquide. Comme j'avais la tête renversée, le cou allongé au maximum, l'orifice de ma gorge était resserré et, malgré tous mes efforts pour déglutir aussi rapidement que possible, le liquide débordait de ma bouche par les commissures des lèvres, me coulant le long des mâchoires dans le cou, sur la poitrine. Il semblait que cela ne finirait jamais. Je l'aurais voulu aussi. Mais déjà elle s'était relevée. Les plis de sa tunique me caressèrent à nouveau le visage. Elle se tenait à côté de moi. Elle me regardait. Je la regardais. J'avais encore la bouche pleine. J'avalai ce qui me restait d'elle, les yeux dans ses yeux. Elle s'accroupit près de moi. Avec sa tunique elle m'essuya les lèvres, le menton, les épaules, rapidement. Puis elle me caressa les cheveux, à peine, très vite. Elle avait le même sourire amusé et fautif.
“Nous recommencerons, murmura-t-elle, vous voulez bien ?”
Elle s'éloignait.
Je courus jusqu'à ma chambre. J'avais la bouche entr'ouverte afin de saliver le moins possible et garder ainsi le goût autant que je pouvais. Je m'allongeai par terre et ouvris la bouche comme si je la recueillais encore et derrière mes paupières fermées je tâchai de voir à nouveau le slip blanc, les doigts qui le maintenaient tiré sur la mousse blonde, la nacre rosé et la coquille brune, sentir sur ma langue l'eau qui en tombait.
Dans la nuit je me libérai une seconde fois.  »
dessin pornographique, pisse, ondinisme, pee
taille originale : 32 x 24 cm

dimanche 16 novembre 2014

Murmurant, gesticulant, faisant l’amour violemment

taille originale : 24 x 32 cm

« Je vous ai vus enlacés dans le vent
Mouillés par la langue rugueuse du désir
Vos seins lactés unis
Sans haleine
Comme des roseaux enivrés par la délicatesse de l'eau
Comme des jumeaux.
Je vous ai vus couchés dans l’or fieilleux des ajoncs
Déchirant vos peaux aux ombres furtives
Écrémant vos passions
Endormies.
Et moi comme un arbre douloureux de sa nudité
Seul, aplati contre un ciel méchant
Je n’étais qu’un pauvre clown au cœur ébouriffé. »
taille originale : 21 x 29,7 cm