dimanche 24 novembre 2013

L'axe de la godille

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Hommage à Vanessa Redgrave (Blow-Up)
taille originale : 29,7 x 21 cm

« — Je veux te plumer, mon chéri, souffle-t-elle
— Non, pas maintenant.
— Je t'en prie, j'en ai si envie. Viens…
Elle l’entraîne dans la chambre. Il s’allonge jambes en l’air, les bras croisés autour des tibias. Elle, à genoux, lui caresse la face interne des cuisses, suit du doigt le tracé périnéal, puis se penche, lui écarte les joues et darde la langue, de plus en plus profond, avec un lent mouvement circulaire de la tête, et de nouveau le périnée, ses petites bourses tendues... Il ferme les yeux, se tortille. Elle referme la bouche sur la goutte qui perle à son gland circoncis, va et vient en cadence, pausant un instant en haut de course, la tête remuant toujours en cercles lents. De la main elle joue doucement avec ses bourses, puis glisse plus bas et le sodomise du majeur, lui taquinant la prostate. Il sourit, pète moqueusement. Elle le tient englouti presque jusqu’à la garde, suce avec une frénésie croissante. Le corps de Johnny se contracte vers son menton, les contractions sont de plus en plus longues. “Aiiiiiiiiie !” crie-t-il, les muscles bandés, et son corps tout entier tente de s’échapper par la queue. Mary avale les grandes giclées brûlantes qui lui emplissent la bouche. Il laisse retomber ses jambes sur le lit, creuse les reins et bâille...
Mary se harnache avec un godemiché :
— Danny Bras-de-Fer le champion de Yokohama, dit-elle en flattant le caoutchouc. (Un jet de lait pisse à travers la chambre.)
— Tu es sûre que ce lait est pasteurisé ? Va surtout pas me filer une maladie de vache, comme le charbon ou la morve ou la fièvre aphteuse...
Il contemple le plafond, mains jointes sous la nuque, le dard au vent.
— Je me demande si on peut rigoler et s’envoyer en l’air en même temps ? Je me souviens... C’était pendant la guerre, au Jockey-Club du Caire, moi et mon copain de tranchette, Lou qu’il s’appelait, deux vrais gentlemen nommés par Acte spécial du Congrès... fallait rien moins que ça pour que ce scandale arrive : on se met à rigoler si fort qu’on se compisse de la tête aux orteils et le barman rouspète : “Foutez le camp d’ici, sales pisse-kif !” Eh bien, si j’arrive à pisser de rire, je devrais être capable de jouir idem. Dis-moi une blague, quelque chose de franchement rigolo au moment où ça vient - tu devineras quand à certains frétillements prémonitoires de glande prostatique...
Elle met un disque, be-bop grinçant à la cocaïne. Elle lubrifie le gode, lève au ciel les jambes de Johnny et le plante en tirebouchonnant des hanches. Elle pivote lentement sur l’axe de la godille, frotte ses seins durcis contre la pointrine du garçon, lui rembrasse le cou et le menton et les yeux. Il lui caresse le dos, laisse courir ses mains jusqu’aux fesses, presse Mary contre lui. Elle s’agite plus vite, plus vite encore. Il se crispe et se tord en spasmes convulsifs.
— S’il te plaît, dit-elle, dépêche-toi, le lait refroidit.
Il ne l’entend pas. Elle écrase sa bouche contre celle de Johnny, leurs deux visages chevauchent ensemble. Le sperme gicle sur les seins de Mary, chaud comme des petits coups de langue. »
Blow-Up

samedi 23 novembre 2013

Une ligne parfaite et infinie

« L’art de bâtir progressa par une suite d’expériences qui s’enchaînèrent et qui préparèrent les chefs-d’œuvre de l’an 1100.
On peut voir, dans cette floraison progressive et dont les premiers éclats frappèrent si fort Raoul Glaber, l’un des effets de la croissance économique qui, aux approches de l’an mil, tirait lentement l’Occident de sa rudesse et de son indigence. Car tous ces murs furent élevés à prix d’argent par des armées de carriers, de convoyeurs, de tailleurs de pierre et de maçons. Ce ne furent ni des corvéables, ni des donateurs offrant leur peine au Christ qui remuèrent ces masses énormes de matériau pour en façonner les demeures de Dieu, mais bien des ouvriers qui réclamaient salaire.
L’innovation principale de l’architecture qui fleurit au sud de la Gaule, dans le domaine où la féodalité triomphante étouffait les vestiges de l’esthétique carolingienne, réside dans un emploi systématique de la voûte.

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Taille originale : 24 x  32 cm
Il faut en vérité voir dans la voûte l’un des éléments cardinaux de ce langage que créèrent, à l’époque, les moines d’Occident. D’un langage qui voulait être expression du monde, naturel et surnaturel, qui était en même temps recherche, voie d’initiation, itinéraire vers une appréhension moins dérisoire des réalités invisibles. Peut-être les abbés bénédictins, à l’heure où l’Église monastique étendait ses fonctions funéraires et gagnait ainsi la faveur des masses laïques, cherchèrent-ils à répandre dans l’ensemble de l’église l’atmosphère obscure où, sous les voûtes de la crypte et du porche, se développaient les rites des funérailles, annonciateurs de la résurrection. On ne peut douter en tout cas que, par la substitution de la pierre au bois dans les couvertures, l’édifice ait conquis, dans son matériau même, une unité substantielle qui le rendait plus apte à signifier l’univers, lui-même totale unité dans la volonté divine. La voûte d’autre part, mais accessoirement, améliorait singulièrement les valeurs acoustiques d’un bâtiment que sa fonction primordiale destinait à contenir une célébration musicale. La voûte, enfin et surtout, introduisait dans les rythmes architecturaux le cercle, c’est-à-dire une image du temps circulaire, une ligne parfaite et infinie, donc le plus clair symbole de l’éternité, de ce ciel dont l’église monastique entendait être l’antichambre. »

lundi 7 octobre 2013

De Salubres Heures

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Son Cœur était plus obscur que la nuit sans étoiles
Car pour celle-ci il y a un matin
Mais en ce noir Réceptacle
Il ne peut y avoir aucune augure de l'aube
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Pour aider nos Parties les plus désolées
De salubres Heures sont données
Qui si elles ne conviennent pas à la terre —
entraînent silencieusement jusqu'au Ciel —
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La Tige d'une Fleur disparue
a toujours un rang muet —
Le porteur depuis une Cour Émeraude
D'un message d'œillet

dimanche 21 juillet 2013

Un abîme de sensualité et de tourments

Taille originale des dessins : 21 x 29,7
Volet gauche Volet droit
« Le geste jaillissant qui frappe ou qui maudit ou qui implore a tant d’élan, il vient de l’intérieur du drame avec une telle rigueur, qu’il emporte avec lui le drame même dont, par l’esprit, on fait le tour. On dirait que le peintre exprime, du côté visible des formes, toutes les surfaces invisibles que les lignes de force font converger vers la main, le bras, la jambe, le torse ou la face en action. Comme un athlète submergé par la marée montante d’une matière organique confuse où l’éclair de l’intelligence seule saisirait des différences et pousserait des directions, l’artiste l’embrassait d’un coup, dans son ensemble, et la tordait avec une telle puissance qu’elle apparaissait soudain formulée, caractérisée, organisée par tous ses côtés à la fois.
Tant de force ne peut jaillir que d'un abîme de sensualité et de tourments. »
Mise à jour avant démolition finale…

 

samedi 20 juillet 2013

Réécriture littéraire

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Taille originale : 27 x 36
« Elle imagina cette fois de me perforer avec un de ces meubles de religieuses que la décence ne permet pas de nommer et qui était d’une grosseur démesurée ; il fallut se prêter à tout.
Et cette infâme me plaçant sur un canapé dans l’attitude propice à ses exécrables projets, essaie de se satisfaire avec moi de cette façon criminelle et perverse qui ne nous fait ressembler au sexe que nous ne possédons pas, qu’en dégradant celui que nous avons ; mais, ou l’instrument de cette impudique est trop fortement proportionné, ou la Nature se révolte en moi au seul soupçon de ces plaisirs : elle ne peut vaincre les obstacles ; à peine présente-t-elle l’instrument qu’il est aussitôt repoussé… Elle écarte, elle presse, elle déchire, tous ses efforts sont superflus ; la fureur de cette monstresse se porte sur l’autel où ne peuvent atteindre ses vœux, elle le frappe, elle le pince, elle le mord ; de nouvelles épreuves naissent au sein de ces brutalités ; les chairs ramollies se prêtent, le sentier s’entrouvre, le bélier pénètre. Je n'avais de ma vie tant souffert.
Le matin, se trouvant un peu rafraîchie, elle voulut essayer d’un autre supplice, elle me fit voir une machine encore bien plus grosse : celle-ci était creuse et garnie d’un piston lançant l’eau avec une incroyable roideur par une ouverture qui donnait au jet plus de trois pouces de circonférence ; cet énorme instrument en avait lui-même neuf de tour sur douze de long. Elle le fit remplir d’eau très chaude et voulut me l’enfoncer par-derrière ; effrayé d’un pareil projet, je me jette à ses genoux pour lui demander grâce, mais elle est dans une de ces maudites situations où la pitié ne s’entend plus, où les passions bien plus éloquentes mettent à sa place, en l’étouffant, une cruauté souvent bien dangereuse. Elle me menace de toute sa colère, si je ne me prête pas ; il faut obéir. La perfide machine pénétra des deux tiers, et le déchirement qu’elle m’occasionna joint à l’extrême chaleur dont elle est, sont prêts à m’ôter l’usage de mes sens ; pendant ce temps, ma supérieure ne cesse d’invectiver les parties qu’elle moleste ; après un quart d’heure de ce frottement qui me lacère, elle lâche le piston qui fait jaillir l’eau brûlante au plus profond de mes entrailles. Je m’évanouis, elle s’extasiait… Elle était dans un délire au moins égal à ma douleur. »